Pour une nouvelle impulsion à la production nationale
« Ann fe fwi yo tounen kob pou devlopman peyi a ». C’est autour de ce thème que l’Association nationale des transformateurs haïtiens des fruits (ANATRAF) a organisé le samedi 5 aout 2017, dans les jardins de radio Kiskeya sise au Bois Verna, une grande foire qui a mobilisé un nombre important de visiteurs. Toutes classes sociales confondues. Objectif avoué: donner une nouvelle impulsion à la production nationale. Connue pour son expertise dans la transformation des fruits, l’ANATRAF, juste avec du matériel suffisant, mais surtout de la méthode, s’applique à préserver le patrimoine premier que sont les vergers de ses opérateurs. Ces transformateurs de fruits cuisinent de la confiture, du beurre d’arachide (mamba), de la gelée à étaler sur du kasav, des crêpes, des tartines du petit déjeuner à incorporer dans les desserts... Ce qui fait particulièrement les délices tant des Haïtiens que des étrangers établis ou de passage en Haïti.
« Ann fe fwi yo tounen kob pou devlopman peyi a ». C’est autour de ce thème que l’Association nationale des transformateurs haïtiens des fruits (ANATRAF) a organisé le samedi 5 aout 2017, dans les jardins de radio Kiskeya sise au Bois Verna, une grande foire qui a mobilisé un nombre important de visiteurs. Toutes classes sociales confondues. Objectif avoué: donner une nouvelle impulsion à la production nationale.
Connue pour son expertise dans la transformation des fruits, l’ANATRAF, juste avec du matériel suffisant, mais surtout de la méthode, s’applique à préserver le patrimoine premier que sont les vergers de ses opérateurs. Ces transformateurs de fruits cuisinent de la confiture, du beurre d’arachide (mamba), de la gelée à étaler sur du kasav, des crêpes, des tartines du petit déjeuner à incorporer dans les desserts... Ce qui fait particulièrement les délices tant des Haïtiens que des étrangers établis ou de passage en Haïti.
Si certains producteurs trouvent forcément des avantages pour les cultures de plantes génétiquement modifiées (PGM), il semble que ces semences sont aussi des inconvénients. Les produits OGM font aussitôt penser à une analyse-bénéfice/risque de ces dernières. Encore faut-il savoir en fonction de quels objectifs l’ANATRAF s’est implantée et propose une alternative: les préparations maison de ses professionnels dont les ateliers possèdent la certification sur la base de leur agrément bio. D’autant plus que leurs produits très prisés sont identifiés avec une Date Durabilité minimale (DDM).
En effet, des ateliers de transformation de produits locaux ont été créés ces dernières années par des professionnels et des particuliers pour la valorisation de la production locale. Dans le Bas-Artibonite et la Grand’Anse, par exemple, ils sont légion. La plupart d’entre eux, en vertu de leur performance et des résultats probants de leurs travaux en liaison directe avec les planteurs et producteurs locaux, sont abrités dans un bâtiment en bois. Selon les normes. Leurs produits sont commercialisés dans les restaurants, hôtels, bars, supermarchés, boutiques et marchés publics. Une gestion rigoureuse leur permet de dégager des capacités d’autofinancement et d’engager du mieux qu’ils peuvent les dépenses d’investissement avec un faible appel au crédit bancaire. Inexistant.
Hier encore, il n’existait pas un système de crédit agricole destiné à l’industrie en gestation de la transformation des fruits ou un quelconque programme qui consiste à fournir l’ aide de l’État à la modernisation de ces entreprises et au commerce de proximité qui privilégie les approvisionnements en circuits courts et les producteurs locaux. L’ANATRAF aura beau organiser des foires en étendant son périmètre à d’autres villes du pays et en diversifiant ses activités agro-industrielles si l’État n’envisage, dans sa politique de promotion de la production nationale dont la Caravane du changement est théoriquement le ferment, ne définit un programme constituant efficacement une poche de financement de ce secteur qui, pour être un peu plus florissant et prospère, gagnerait à investir le créneau de l’E-commerce (vente par l’internet).
La foire de l’ANATRAF nous a permis de croire que la volonté d’investir et de promouvoir la production nationale existe bel et bien chez les opérateurs exerçant dans divers domaines. Malheureusement ils ne bénéficient d’aucun soutien de l’État. Certes, la participation à la foire a été confinée, comme l’est d’ailleurs le nombre de visiteurs invités à découvrir les fruits transformés localement dans un espace inapproprié, trop étriqué pour un évènement d’une aussi grande importance. Concernant les exportations, aucun pourcentage de ces produits vers les pays étrangers n’a été communiqué. Toujours est-il l’ANATRAF ne s’est pas trompée sur le bien-fondé d’une telle entreprise qui a touché, somme toute, un large public composé également des représentants de l’État appelés à donner, dans le contexte actuel de la globalisation du marché, une nouvelle impulsion à la production nationale.
Robenson Bernard
Mérès M. Weche
Jean-Euphèle Milcé
Roody Edmé
Robenson Bernard
Roody Edmé
Roody Edmé
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
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