La détresse des autres
Chaque saison cyclonique ressurgit la menace environnementale. La faiblesse ou l’inexistence de la gouvernance sautent aux yeux de l’observateur le moins averti. Même si on prend prétexte des priorités, il est un fait indéniable qu’un pays ne peut exister sans territoire et sans population. Une mauvaise gestion environnementale peut détruire un territoire. Une calamiteuse gestion environnementale peut amener à la disparition de la vie plus vite même que la destruction de l’espace physique si ce dernier devient invivable. L’occupation anarchique de nombreux bassins versants cause les problèmes que nous savons à chaque averse. Les vies, les biens, les voies de communication sont menacés dans de nombreuses aires de l’espace métropolitain. On a tellement laissé faire qu’on ne voit plus comment l’État peut intervenir sinon par des moyens forts et autoritaires allant jusqu’au déguerpissement et la destruction d’habitats dans les zones occupées sans autorisation, mais souvent avec la complicité des gens dits chez nous bien placés. Les pouvoirs publics en sont réduits à jouer les pompiers se cantonnant à des actions ponctuelles après les averses, c’est-à-dire le déblayage des routes et le curage des ravins à proximité des voies stratégiques.
Chaque saison cyclonique ressurgit la menace environnementale. La faiblesse ou l’inexistence de la gouvernance sautent aux yeux de l’observateur le moins averti. Même si on prend prétexte des priorités, il est un fait indéniable qu’un pays ne peut exister sans territoire et sans population. Une mauvaise gestion environnementale peut détruire un territoire. Une calamiteuse gestion environnementale peut amener à la disparition de la vie plus vite même que la destruction de l’espace physique si ce dernier devient invivable. L’occupation anarchique de nombreux bassins versants cause les problèmes que nous savons à chaque averse. Les vies, les biens, les voies de communication sont menacés dans de nombreuses aires de l’espace métropolitain. On a tellement laissé faire qu’on ne voit plus comment l’État peut intervenir sinon par des moyens forts et autoritaires allant jusqu’au déguerpissement et la destruction d’habitats dans les zones occupées sans autorisation, mais souvent avec la complicité des gens dits chez nous bien placés. Les pouvoirs publics en sont réduits à jouer les pompiers se cantonnant à des actions ponctuelles après les averses, c’est-à-dire le déblayage des routes et le curage des ravins à proximité des voies stratégiques.
Dans le Sud-Est ce samedi matin une partie de la route entre Cayes Jacmel et Marigot s’est réveillée couverte de ce qu’on pensait être au prime abord une brume ou un brouillard. Il s’agissait de préférence de grande quantité de bois qu’on brûlait pour fabriquer du charbon. La brise portait toute la fumée au-dessus des lieux. Dans cette même région, on rapporte que dans certaines localités, des murs secs construits depuis des années sont détruits par des gens qui utilisent alors les matériaux pour leurs besoins personnels, ce qui cause bien sûr un grave problème environnemental en aval en cas d’intempérie même mineure.
Les anomalies, les preuves de quasi-inexistence de la gouvernance dans notre quotidien on en trouve plein. Dans nos quartiers populaires se développe un commerce d’eau florissant. Des réservoirs en plastique sont montés sur des camionnettes ou des jeeps et alors ces vendeurs offrent partout le précieux liquide. D’après des témoignages concordants, la plupart de ces réservoirs en plastiques spéciaux placés dans des sortes de cages en aluminium ont été des contenants de produits chimiques nocifs dont le maniement demandait moult protections. Une fois vidés de leurs produits, ils sont considérés comme des déchets dangereux. D’après la législation américaine, ils doivent être détruits ou traités par des spécialistes afin de prévenir tout risque. Ce traitement est proposé par des compagnies et a un coût élevé. Comment se retrouvent ces réservoirs chez nous ? Ont-ils subi le traitement obligatoire ? On ne sait pas le dommage que l’eau versée dans ces réservoirs peut causer dans les quartiers nécessiteux. Chez nous, on ne sait vraiment pas de quoi on meurt. On part, on meurt dans l’indifférence de l’État. Mais avec tout l’intérêt de ceux sachant profiter de la détresse de l’autre.
Gary VICTOR
L’international, pour passer le chiffon sur la coopération intéressée et suspecte, meurtrière avec le choléra, entre autres, s’est retourné contre notre talon d’Archille : nos élites.
Comment prouver à M. Tassé qu’il s’est trompé quand nos chefs sont prêts à dégainer pour se disputer la priorité sur la voie publique ? Pouvoir contre pouvoir, le clash entre le convoi de la Première dame et le sénateur n’était qu’un signal. Bien reçu.
Ce matin, après la revue de presse internationale, nous avons appris avec stupeur que le maire de Port-de-Paix, pressé et exigeant la priorité, a tiré sur un autobus. Un jeune passager, grièvement blessé, en a fait les frais. Le maire est-il coupable ? Demain est un autre jour.
Notre pays nous apprend à ne jamais nous dresser sur la route d’un chef. Sur la voie publique tout comme à la fac.
Jean-Euphèle Milcé
Roody Edmé
Robenson Bernard
Roody Edmé
Roody Edmé
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.