Haïti et l’image controversée de la OAS au Brésil
La compagnie brésilienne de construction routière OAS, qui s’est illustrée de façon lamentable dans le contrat de réalisation de la route de Jérémie, n’a pas bonne presse au Brésil. Contrainte de crier faillite en 2015, par rapport au scandale du «Lava Jato», qui a conduit aujourd’hui en tôle l’ex-président Ruiz Inacio Lula da Silva, elle avait dû se couvrir par une alliance avec le géant chinois, la compagnie XCMG, oeuvrant particulièrement en Afrique et en Amérique Latine.
La compagnie brésilienne de construction routière OAS, qui s’est illustrée de façon lamentable dans le contrat de réalisation de la route de Jérémie, n’a pas bonne presse au Brésil. Contrainte de crier faillite en 2015, par rapport au scandale du «Lava Jato», qui a conduit aujourd’hui en tôle l’ex-président Ruiz Inacio Lula da Silva, elle avait dû se couvrir par une alliance avec le géant chinois, la compagnie XCMG, oeuvrant particulièrement en Afrique et en Amérique Latine.
Selon les clauses de cette fusion, la compagnie chinoise XCMG devait contribuer au capital, au matériel et au financement, tandis que la OAS serait responsable du savoir-faire dans les projets de construction routière et d’ingénierie de toutes sortes dans les pays sous-développés. Elles ont eu à décrocher des contrats très juteux, dont la construction de la route nationale menant à Jérémie.
Ce mixage de la OAS et de la XCMG permettait a ces deux compagnies de se tirer d’affaires; la première, pour reprendre pied et se refaire une image, et la seconde, pour étendre ses tentacules hors de la Chine, surtout dans les pays à faible infrastructure publique et peu stricts en matière de contrôle de la qualité.
Moins d’un mois après l’éviction de Dilma Rousseff à la présidence du Brésil, le tribunal suprême fédéral de ce pays, la TSF, la plus grande juridiction au Brésil en matière pénale, avait amorcé l’ouverture d’une enquête concernant au moins huit ministères, des dizaines de députés et sénateurs, ainsi que trois ex-présidents : Ruiz Inacio Lula da Silva, Dilma Rousseff et Fernando Henrique Cardoso.
Selon l’acte d’accusation, très fatal pour Lula, il serait de mèche avec la OAS dans des affaires de corruption et de blanchiment d’argent. Selon une note parue dans le journal Métro de Montréal, en date du 11 juillet 2017, cette firme de construction, qui était sortie de justesse d’une faillite en 2015, et qui nage constamment en eau trouble, lui aurait offert en pot de vin un appartement au bord de la mer. «Les procureurs allèguent aussi, écrit Métro, que OAS a effectué des réparations dans l’appartement et a payé pour l’entreposage des effets personnels de M. da Silva…».
Cette affaire impliquant jusqu’au cou la OAS dans des opérations douteuses nous autorise à prendre au sérieux certaines allégations en Grand ‘Anse qui veulent que cette compagnie ait dédommagé certaines personnes, de connivence avec elle, n’ayant rien à voir avec les terres traversées par la route. Même celles, rapporte-t-on, qui sont régulièrement compensées, le sont au rabais, par rapport au montant prévu par mètre carré de terre occupée.
Au Brésil, on parle de la OAS comme une organisation mafieuse, qui avait perdu tout crédit avant son alliance avec la compagnie chinoise XCMG. Son implication dans le plus grand scandale sociopolitique et financier, jamais enregistré au Brésil, lui vaudra la réprobation nationale, car elle aura entrainé dans la fange l’une des personnalités les plus populaires de ce pays de plusieurs millions d’habitants. «Il est regrettable, dit le juge fédéral, Sergio Moro, qu’un ancien président soit reconnu coupable au criminel». Si la condamnation est maintenue, Lula pourrait se voir interdire de briguer toute fonction politique dans les années à venir.
Le scandale du «Lava Jato» (lavage-express) au Brésil n’a pas ménagé même les plus puissants. L’on avait vu pareil jugement en République dominicaine, en la personne de l’ex-président Salvador Jorge Blanco, condamné pour corruption.
En Haïti, la firme de construction OAS et ses complices auraient dû être sur le banc d’accusation pour les fonds dilapidés de la route de Jérémie.
Merès M. Weche
Au moment où disparaissent comme dans un terrible jeu de quilles nos meilleurs écrivains, il est temps de penser à la passation de flambeau, d’assurer la transmission de nos savoirs culturels et surtout leur préservation. L’État n’a certes pas beaucoup de moyens matériels, mais il peut contribuer à mettre en réseau les ressources publiques et privés et, grâce à ces efforts combinés inverser sensiblement la tendance négative.
Roody Edmé
Roody Edmé
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
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