Le grand risque !
En toute logique, ce qu’on a déjà, on le renforce, on le bonifie, on le rend plus apte à accomplir sa mission. Notre Police nationale a déjà des années d’expérience sur le terrain. En dépit de faux pas, de ratés, ce qui est normal pour une institution qui a été fondée sur de nouvelles bases, presque à porte à faux avec la mentalité traditionnelle du chef haïtien, la Police nationale a accompli un travail important. Le contexte n’était pas facile. Le pouvoir politique a tout fait pour la vassaliser. Des responsables de l’institution sont tombés dans le panneau. D’autres ont pu, avec des fortunes diverses, maintenir l’équilibre, négocier l’indépendance de la Police nationale pour faire face aux tentatives des dirigeants de la transformer en outil des intérêts politiciens.
En toute logique, ce qu’on a déjà, on le renforce, on le bonifie, on le rend plus apte à accomplir sa mission.
Notre Police nationale a déjà des années d’expérience sur le terrain. En dépit de faux pas, de ratés, ce qui est normal pour une institution qui a été fondée sur de nouvelles bases, presque à porte à faux avec la mentalité traditionnelle du chef haïtien, la Police nationale a accompli un travail important. Le contexte n’était pas facile. Le pouvoir politique a tout fait pour la vassaliser. Des responsables de l’institution sont tombés dans le panneau. D’autres ont pu, avec des fortunes diverses, maintenir l’équilibre, négocier l’indépendance de la Police nationale pour faire face aux tentatives des dirigeants de la transformer en outil des intérêts politiciens.
La Police nationale possède en son sein maintenant de grandes compétences qui peuvent permettre à l’institution d’aller plus loin dans sa mission. Il faut tout simplement qu’on lui donne des moyens et qu’on soigne encore plus le recrutement, la formation et le suivi des éléments des troupes.
Se lancer maintenant dans la remobilisation de l’armée semble une absurdité totale, bien que l’armée soit nécessaire à notre nation. Sauf que les conditions de sa remobilisation semblent plus que douteuses à un moment où un gouvernement se montre incapable de gérer même les dossiers de loin les plus simples. Il n’y a pas d’État-major, rien n’a été défini au niveau des différents secteurs de la société sur son rôle, sa mission, ses règles d’engagement. A-t-il été produit un document étudiant de manière détaillée le fonctionnement des FADH jusqu’à sa dissolution par le gouvernement Lavalas ? Dans un contexte de précarité qui force des milliers de jeunes sans emploi, souvent prêts à tout, même à des immoralités pour survivre, on risque de voir ces premières classes prises d’assaut par des personnes qui ne pensent qu’à tenir une arme pour devenir chef et utiliser leur nouvelle fonction pour grimper les marches de l’escalier. Alors que la Police nationale, à certain moment sur parapluie des Nations unies, a soigné et continue à soigner son recrutement – ce qui n’empêche pas les instincts traditionnels d’y glisser de mauvaises graines- on ne voit pas comment, maintenant, ce recrutement actuel, visiblement sous contrôle du pouvoir en place, parviendra à gérer la situation.
La volonté de remobiliser l’armée est une bonne chose en soi. On sait que le reproche premier fait à cette institution, si elle était vraie, en fait ne cachait qu’un désir de permettre à un secteur politique d’utiliser la rue pour imposer sa loi. Le mal a été fait. L’armée a été dissoute. Tout le système sécuritaire, même boiteux du pays a volé en éclat et cela a permis à la délinquance de s’établir. La Police nationale tant bien que mal a essayé de recoller les morceaux. Maintenant alors que cette même police fait tout son possible pour garder le contrôle sur ses troupes, on tente d’ouvrir une boîte de Pandore, qui peut aboutir, sur on ne le crie pas partout, à une nouvelle forme de milice aux ordres d’un pouvoir politique. Une milice qui peut ouvrir la voie à une dislocation de l’Etat comme cela s’est vu dans certains pays.
Est-ce un hasard si cette tentative de remobiliser l’armée se fait au moment du retrait des forces onusiennes d’Haïti ? Les différents secteurs de la nation doivent faire entendre leur voix sur la question. Oui à la remobilisation de l’armée, mais de manière transparente, sous contrôle de la nation. Une remobilisation ordonnée avec tous les éléments nécessaires déjà en place. Pas sous le contrôle d’un secteur politique quel qu’il soit.
Gary Victor
Robenson Bernard
Il est tout aussi important de plancher, du point de vue budgétaire, sur la “ remobilisation”(?) des Forces armées d’Haïti, l’implémentation de la Caravane du changement que de rendre opérationnel le CAN qui, loin de figurer parmi les priorités du gouvernement, est fermé jusqu’à nouvel ordre. Pour le meilleur ?
Robenson Bernard
Au moment où disparaissent comme dans un terrible jeu de quilles nos meilleurs écrivains, il est temps de penser à la passation de flambeau, d’assurer la transmission de nos savoirs culturels et surtout leur préservation. L’État n’a certes pas beaucoup de moyens matériels, mais il peut contribuer à mettre en réseau les ressources publiques et privés et, grâce à ces efforts combinés inverser sensiblement la tendance négative.
Roody Edmé
Roody Edmé
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
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