L’AUTRE FACE DE PETRO CARIBE
Ce qu’on a toujours su de Petro Caribe, c’est qu’elle est une alliance entre des pays et territoires de la Caraïbe avec le Venezuela, pour leur vendre du pétrole à des prix préférentiels et selon des conditions exceptionnelles de paiement étalé sur le long terme. Ladite alliance, concernant actuellement 18 pays, a été conçue en 2005, par un groupe de membres du CARICOM auxquels devaient s’ajouter Cuba et la République dominicaine. Haïti ne faisait pas partie des pays invités, car l’initiateur du mouvement, le président vénézuélien Hugo Chavez ne voulait pas l’y inclure, prétextant que le gouvernement haïtien d’alors était mis en place par les États-Unis d’Amérique. Il fallait attendre l’élection de René Préval en 2006, pour que notre pays rejoigne cette alliance régionale basée sur la solidarité entre le Venezuela et les peuples des trois Amériques.
Ce qu’on a toujours su de Petro Caribe, c’est qu’elle est une alliance entre des pays et territoires de la Caraïbe avec le Venezuela, pour leur vendre du pétrole à des prix préférentiels et selon des conditions exceptionnelles de paiement étalé sur le long terme.
Ladite alliance, concernant actuellement 18 pays, a été conçue en 2005, par un groupe de membres du CARICOM auxquels devaient s’ajouter Cuba et la République dominicaine. Haïti ne faisait pas partie des pays invités, car l’initiateur du mouvement, le président vénézuélien Hugo Chavez ne voulait pas l’y inclure, prétextant que le gouvernement haïtien d’alors était mis en place par les États-Unis d’Amérique. Il fallait attendre l’élection de René Préval en 2006, pour que notre pays rejoigne cette alliance régionale basée sur la solidarité entre le Venezuela et les peuples des trois Amériques.
Loin d’être une alliance de nature purement économique, Petro Caribe reposait sur une idéologie, celle de Simon Bolivar qui voulut, sous le couvert de la Grande Colombie, réaliser les États- Unis d’Amérique du Sud; une vision que chérissait également Miranda qui n’avait pas eu le temps d’atteindre ses objectifs les plus chers concernant la révolution antidynastique espagnole.
L’aide précieuse qu’apporta le président haïtien, Alexandre Pétion, au libérateur vénézuélien, Simon Bolivar, en armes et munitions, lors de leur historique rencontre à Jacmel, sera marquée au coin de l’honneur par la présence des couleurs nationales haïtiennes, le bleu et le rouge, dans les drapeaux de plusieurs pays que ce dernier a libérés du joug de la domination des Bourbons d’Espagne.
L’écrivain haïtien Gustave Chaumette, dans son livre « Le Panaméricanisme à travers l’histoire d’Haïti», préfacé par l’ancien ambassadeur haïtien à Washington, André Liautaud, a repris les propos du Dr. Ricardo J. Alfaro, ex-président de la République du Panama, sur le sens profond de cette alliance aux aspects divers qu’est le Panaméricanisme : «Le Panaméricanisme, écritil, n’est pas seulement une institution ou un système. C’est un état d’âme, un courant d’opinion créé par une série de facteurs : la continuité géographique, la similitude d’institutions, les intérêts économiques, l’amour des principes démocratiques, la communauté des besoins internationaux… Ce sentiment continental, poursuit-il, n’engendre pas des buts politiques. Il se traduit simplement en actes tendant à resserrer les liens sociaux, économiques et culturels des trois Amériques». N’empêche qu’Hugo y voyait à la fois des buts politiques, économiques et culturels, car c’est fort de ses convictions révolutionnaires de type bolivarien qu’il avait suspendu, en 2011, le Honduras de Petro Caribe, en opposition au Coup d’État contre le président Manuel Zelaya. L’on comprend fort bien pourquoi Haïti n’a pas été invité, en 2005, à la création de cette entité économique d’essence politique.
Compte tenu des difficultés sociopolitiques et économiques actuelles du Venezuela, peut-il se payer le luxe de fermer les yeux sur les dettes de Petro Caribe, au nom de l’idéal bolivarien, consistant à promouvoir la solidarité des peuples dans les trois Amériques?
Lorsqu’en 2016, Haïti n’avait pas encore payé sa facture auprès de la PDVSA Petroleo S.A, c’était par des voies diplomatiques que le Venezuela exprimait son inconfort dans cette situation qui ne devrait pas ternir une si belle tranche d’histoire entre le pays d’Alexandre Pétion et celui de Simon Bolivar. Un vieil adage, ne dit-il pas que « Les bons comptes font les bons amis» ?
Mérès M. Weche
On n’en finira pas de commenter le lourd bilan des récents évènements qui accablent notre enseignement public : un étudiant « fracassé », un professeur éclopé, un doyen saisi de panique qui comme un noyé tente une dernière brasse génératrice de pagailles.
Tout cela n’est que la conséquence d’une indifférence généralisée visà- vis d’une Université condamnée à une autonomie morbide, de la crise dramatique des valeurs, de la perte de légitimité d’une hiérarchie sans moyens, et d’étudiants aux abois mutés en commandos de la désespérance.
Il est temps de revoir nos méthodes de lutte pour le changement souhaité par tous. Il suffit de jeter un coup d’oeil sur notre passé pour se rendre compte que contrairement aux idées reçues, tous les conflits ne sont pas porteurs d’espérance ; il existe de ces déchirements qui n’apportent que plus de misère et creuse encore plus le fossé du sous-développement.
C’est Demesvar Delorme, un de nos grands théoriciens qui écrivait déjà il y a deux siècles : « Les agitations sont devenues l’état normal de la République. Il n’en pouvait être autrement…chacun voulut chercher son bien être dans les places lucratives au moyen des insurrections : il y eut des insurrections de palais, des insurrections de Sénat qui sont un genre tout à fait nouveau. Les questions de politique pure et les questions personnelles l’emportent sur le reste ». Sténio Vincent in le glissement de la nation p28.
Voilà pourquoi amis lecteurs, les nouvelles aussi rares que minimes soient-elles, jettent du baume sur nos blessures à vif, même si une hirondelle ne fait pas le printemps !
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
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