Anticiper l’avenir
Il faut faire bien attention. Les apparences peuvent être trompeuses. Le déploiement simultané et complémentaire des patrouilles policières dans des coins stratégiques de la zone métropolitaine et le train de mesures annoncé par la Police nationale d’Haïti (PNH) qui a constaté la mise en marche par les bandits armés de la machine infernale de l’insécurité ne sont suivis d’aucun effet. C’est le cas de le dire. Ce point a été souligné avec ferveur par le porte-parole adjoint de la PNH qui invitait la population à garder son calme et à accompagner son institution toujours fidèle à sa mission qui consiste essentiellement à « protéger et servir ».
Il faut faire bien attention. Les apparences peuvent être trompeuses. Le déploiement simultané et complémentaire des patrouilles policières dans des coins stratégiques de la zone métropolitaine et le train de mesures annoncé par la Police nationale d’Haïti (PNH) qui a constaté la mise en marche par les bandits armés de la machine infernale de l’insécurité ne sont suivis d’aucun effet. C’est le cas de le dire. Ce point a été souligné avec ferveur par le porte-parole adjoint de la PNH qui invitait la population à garder son calme et à accompagner son institution toujours fidèle à sa mission qui consiste essentiellement à « protéger et servir ».
Gary Desrosiers a dû annuler le gala d’anniversaire prévu pour le 12 juin en raison, dit-il, de la dégradation du climat sécuritaire dans le pays. En revanche, il s’est appliqué à dresser le bilan de son institution à la veille de la célébration de ses 22 ans d’existence. Cet anniversaire suscite la sympathie de l’opinion publique, profondément consternée face au nombre incalculable d’agents tombés sous les balles assassines depuis la création de cette institution qui peine à se professionnaliser. De toute façon, il serait superflu d’ergoter sur les nuances et les non-dits du discours de M. Desrosiers qui paraît peu rassurant, en dépit de l’effort désirant qui l’a marqué à un moment où la population ne sait à quel saint se vouer, dès lors que le Premier ministre, dans son franc-parler et sa compréhension de la réalité a exhorté tout un chacun à assurer du mieux qu’il peut sa propre protection, car « Se met ko ki veye ko ». (sic)
Au Parlement où il a été invité à présenter le bilan des 72 jours de son gouvernement, Jack Guy Lafontant a tenté de magnétiser ceux qui ont voté l’énoncé de sa politique générale en mars dernier. Le locataire de la primature a nagé entre des eaux fluctuantes comme dans un océan rythmique. Quelle rhétorique ! Aucun fait saillant de l’actualité ne lui a échappé : de la décision du gouvernement d’augmenter les dépenses de fonctionnement dans le projet du budget rectificatif déposé la semaine dernière à la chambre basse, à l’installation du Conseil supérieur des salaires (CSS), en passant par la résolution théorique de la crise pluridimensionnelle du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). Soit. Mais combien sont-ils les Haïtiens qui se sentent rassurés après avoir entendu le Premier ministre et président du Conseil supérieur de la Police judiciaire (CSPJ) se prononcer sur les mesures visant à améliorer les conditions de vie de la population ? Très peu. Combien seraient-ils à se mettre debout pour l’ovationner en le voyant mettre en avant son plan d’action sociale d’urgence? Tous sans distinction. Mais il n’en est rien.
La prestation de Jack Guy Lafontant au Parlement ce lundi 12 juin 2017 a prouvé qu’il est un personnage politique atypique. Il suffisait de se promener un peu avec lui au Sénat et à la Chambre des députés pour constater à quel point sa perception de ce que Michel Foucault appelle « la gouvernementalité » a dépassé largement l’univers strict du spectacle et son double. C’est au Parlement que cette stature publique nous est apparue à nouveau le plus clairement.
Sur l’insécurité, les grèves en série, le plan d’action d’urgence du gouvernement sur le plan social, l’enseignement supérieur, Jack Guy Lafontant est passé quasi à côté, préférant être sobre pour aller à l’essentiel qu’il confond manifestement avec l’accessoire. Et en toute bonne foi. Mais peut-il s’excuser de n’avoir pas les moyens de sa politique au point de flotter comme un OVBI (objet volant bien identifié) ?
Les avis paraissent unanimes : les marges de manoeuvre de l’équipe gouvernementale sont assez restreintes, compte tenu de la précarité du trésor public. Et la population attend pratiquement, avec une patience de moine, le renouveau annoncé par l’après Martelly. Tout un travail de transition à accomplir. Même si ça paraît du coup assez complexe, voire ingérable. Encore faut-il anticiper l’avenir.
Robenson Bernard
On reproche souvent au simple citoyen, témoin impuissant d’un crime, de ne pas avoir désigné du doigt le criminel, mais sait-on quel risque il court, quand ce dernier aura été élargi par un juge véreux, aidé d’un avocat du même acabit ?
Quand reviendra-t-on à ces Assises criminelles où les armes et l’argent le cédaient à la toge, où l’homme de la basoche pratiquait la Morale fondamentale, pour le plus grand bien de notre société ?
Mérès M. Weche
Jean-Euphèle Milcé
Roody Edmé
Roody Edmé
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