Notre correspondant en Floride, Me Frandley Julien Denis, et le professeur Watson Denis ont analysé de manière approfondie dans nos colonnes toutes les conséquences du renouvellement ou non du TPS. Des mises en perspective qui ont permis à nos lecteurs de comprendre les enjeux stratégiques d’un tel dossier sur les plans économique et diplomatique.
Notre correspondant en Floride, Me Frandley Julien Denis, et le professeur Watson Denis ont analysé de manière approfondie dans nos colonnes toutes les conséquences du renouvellement ou non du TPS. Des mises en perspective qui ont permis à nos lecteurs de comprendre les enjeux stratégiques d’un tel dossier sur les plans économique et diplomatique.
L’Administration américaine a eu la main lourde en renouvelant pour un temps assez court le statut de réfugié temporaire de milliers d’Haïtiens vivant aux Etats-Unis. Un prolongement qui a tout l’air d’un sursis avant une décision fatidique! Tout ceci nous ramène à l’éternelle question de nos capacités à gérer un jour une poussée migratoire forcée dans nos frontières. Nous n’avons nullement les moyens d’accueillir nos nationaux qui ont émigré aux États-Unis à la recherche d’une vie meilleure. La note optimiste du Département d’État américain à propos de la situation en Haïti, si elle sert d’argumentaire pour justifier une réduction du délai de grâce à six malheureux mois ne trompe personne sur la situation réelle du pays. Un pays qui entre à peine dans une zone de turbulences sociales avec la hausse des prix du carburant qui laisse très peu de choix au gouvernement et aux consommateurs quant à une éprouvante spirale inflationniste avec des risques de chocs d’offre et de demande.
La diplomatie haïtienne censée être en pleine restructuration a du pain sur la planche et le laborieux et salutaire travail des Organisations militant aux Etats-Unis pour les droits des immigrés haïtiens ne fait que commencer. Aujourd’hui plus que jamais, les migrations internationales jettent une lumière crue sur la question des droits de ceux forcés de quitter leur pays en raison de catastrophes politiques, économiques et environnementales. Certains coins de la planète sont rendus invivables par des guerres dévastatrices et des menaces climatiques récurrentes et cela provoque des déplacements de populations à une échelle jusqu’ici jamais égalée.
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