Pour une politique d’austérité !
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Haïti devrait opter pratiquement pour une politique d’austérité. C’est un parlementaire en fonction qui a fait cette proposition la semaine dernière, en marge d’une réunion interparlementaire autour de la ratification éventuelle du Premier ministre nommé, le Notaire Jean-Henry Céant. Cette nouvelle orientation devrait se faire, selon lui, à travers la réduction drastique des dépenses publiques, la réduction à la baisse du budget national.En effet, l’économie nationale est désintégrée.
Haïti devrait opter pratiquement pour une politique d’austérité. C’est un parlementaire en fonction qui a fait cette proposition la semaine dernière, en marge d’une réunion interparlementaire autour de la ratification éventuelle du Premier ministre nommé, le Notaire Jean-Henry Céant. Cette nouvelle orientation devrait se faire, selon lui, à travers la réduction drastique des dépenses publiques, la réduction à la baisse du budget national.En effet, l’économie nationale est désintégrée. Et pour cause : la contraction cumulée du PIB a occasionné une tendance inflationniste. L’inflation, mesurée par le taux de croissance et l’indice des prix à la consommation, poursuit de plus en plus sa progression et ne promet pas d’atteindre une phase de relative stabilisation : fruit d’une politique de contrôle notamment des dépenses publiques. La dédollarisation et les injonctions de billets verts ne font pas, somme toute, bon ménage.Les évènements des 6, 7 et 8 juillet 2018 ont secoué sévèrement l’infrastructure économique. Et les efforts en vue de la stabilisation macro-économique appuyés par les programmes d’assistance d’institutions financières n’ont pas permis jusqu’à date de maitriser l’inflation qui se poursuit. L’économie s’enfonce davantage dans un marasme sans précédent, malgré les promesses d’une certaine reprise (sur fond d’accumulation de maints déséquilibres ?) au niveau de la balance commerciale.Parallèlement à ces efforts, l’État n’a cessé d’accumuler des déficits au niveau des finances publiques dans un contexte particulier de contraction sensible de la production entrainant l’économie dans une spirale inflationniste et de dépréciation de la monnaie nationale. Or, les devises ont servi d’unité de compte ou de référence dans la conclusion des contrats et dans une moindre mesure de la fixation des prix et services. Mais la persistance de l’inflation a incité le consommateur à l’usage du dollar comme instrument de paiement direct accepté même par l’État dans les transactions intérieures.Les membres du nouveau gouvernement devraient aborder la question des retombées de la crise marquée ces derniers temps par la détérioration des conditions de vie des couches de la population les plus vulnérables, la fermeture d’un certain nombre de chantiers. Toutes les hypothèses et probabilités doivent être mises sur la table afin de minimiser les conséquences désastreuses de la situation socio-économique nationale.La nouvelle équipe gouvernementale qui s’en vient gagnerait à ne garder que les projets et actions prioritaires afin de réussir ce plan d’austérité qui sous-tend l’abandon progressif des subventions généralisées, la réduction du nombre des contractuels dans l’administration publique et la limitation des recrutements même par voie de concours. Élaborer et assurer la mise en oeuvre de ce plan d’austérité relève d’une praxis gouvernementale incitant à l’adoption de mesures d’accompagnement visant à augmenter le pouvoir d’achat des populations à faible revenu. Et permettre l’allocation de ce qui reste des ressources matérielles de l’Etat aux franges des populations les plus vulnérables à travers les programmes sociaux de grande ampleur. Pour ce faire, une communication adéquate pour convaincre l’opinion est à envisager. Un nouveau cadrage budgétaire s’avère donc nécessaire et devrait préconiser pour le budget de fonctionnement la maitrise de l’évolution de la masse salariale à l’exception de la prise en charge de l’avancement statutaire du personnel et la rétention des recrutements dans les limites nécessaires au fonctionnement régulier des institutions.Déjà, le président de la République, Jovenel Moïse, a appelé, de ses voeux, que s’assument les fonctionnaires ayant atteint l’âge de la retraite. La nouvelle feuille de route se devrait de restreindre le lancement de nouveaux projets et de financer les projets d’investissements publics à rentabilité avérée (ports, aéroports, voies rapides reliant les grandes villes et les sections communales) par des modes de financement extrabudgétaire.La structure atypique des recettes fiscales ordinaires laisse à désirer. Elle traduit un effort du fisc non équitablement réparti. La pression fiscale est supportée par les pauvres. C’est une injustice qu’il faut vite réparer. Une réforme fiscale qui oriente le poids de la fiscalité sur les biens et services et non sur les salaires est plus que nécessaire.Dans l’exécution de ces projets, la priorité serait accordée aux entreprises nationales de construction. Dans les marchés publics, la préférence à afficher serait celle qui donne la préséance aux produits fabriqués en Haïti. La conjoncture actuelle renforce la conviction que les prochaines années seront marquées par une aggravation des déséquilibres macro-économiques. Des mesures s’imposent visant à redresser la barre par une politique d’austérité dont l’énoncé serait clairement expliqué à la population.Nous avons besoin de faire fructifier notre héritage. Ce n’est qu’à cette condition que le peuple mènera d’autres combats pour exiger de la gouvernance véritable.Sans conteste, les actes du Congrès du Bois-Caïman ont été d’une grande lucidité et d’une grande utilité pour dessiner les contours de l’avenir.Est-ce que nous sommes dans une république dépravée où seuls les membres du gang auront un jour accès aux dites bonnes écoles ?L’autre raison est encore plus folle.Y a-t-il une catégorie de gens qu’on ne veut pas fréquenter ? Un apartheid qu’on veut signifier, établir ? Un parent d’élèves a osé pointer du doigt les enfants qui arrivent sur taxi-moto. On pourrait aussi indexer les enfants qui viennent dans des voitures qui ne font pas high class. Beaucoup de journalistes du National tomberaient sous les couperets de cette discrimination qui ne se dit pas.Il faut que ces gens, ces fous, qui exigent à ces responsables d’établissements d’augmenter les frais scolaires, soient clairs. Qu’on cesse de se cacher. S’il y a une partie de la population qu’on méprise, qu’on déteste, qu’on veut anéantir, qu’on le dise.Il y a aussi un autre drame. Ceux qu’on méprise, qu’on veut annihiler et qui tiennent malgré tout à ce que leur progéniture fréquente de tels établissements simplement pour dire qu’on est là même si alors l’enfant grandit frustré, avec des complexes qui viendront achever la société.Ceux qui se croient d’une race supérieure dans ce pays, ils doivent être non seulement aveugles, mais fous. Il n’y a rien à montrer pour le prouver sinon qu’une infériorité, une bestialité, une compétence à perpétuer le chaos, la misère, bref le mal même dans leurs propres lieux.Qu’on cesse dans les officines, dans certaines réunions de parents dans les écoles, à étaler une telle maladie mentale.Qu’on avoue publiquement qu’on nous méprise, qu’on nous hait et les marrons, les vrais vainqueurs des troupes de Leclerc en 1803 se ressouviendront de leurs faits d’armes.C’est bien beau d’indexer le peuple, de lui dire qu’il est sauvage, pas civilisé quand c’est vous qui implémentez la misère, qui financez les gangs et le chaos.L’union est la force d’une nation, mais la place des psychopathes est à l’asile.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.
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