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Éditorial

L’intégration de la diaspora attise toutes les convoitises!

L’intégration de la diaspora attise toutes les convoitises!

 L’information fait le buzz sur les réseaux sociaux. Le président de la République a appelé de ses voeux l’intégration de la diaspora haïtienne dans la vie politique nationale. Lors d’un point de presse au Salon diplomatique de l’aéroport Toussaint Louverture le dimanche 10 juin, Jovenel Moïse a vanté les mérites du Sommet du G7 qui s’est tenu dans la municipalité de Charlevoix au Québec auquel il a participé. Et qui lui a permis de comprendre en grandes tranchées les enjeux majeurs des relations internationales.Invité à ces assises par le Premier ministre Justin Trudeau, le chef de l’État n’a pas été le seul dirigeant qui, sans être membre du G7, avait fait le déplacement. Le Sénégal, le Rwanda, Kenya, Seychelles, Vietnam, Jamaïque, Bangladesh, Afrique du Sud, etc.

 L’information fait le buzz sur les réseaux sociaux. Le président de la République a appelé de ses voeux l’intégration de la diaspora haïtienne dans la vie politique nationale. Lors d’un point de presse au Salon diplomatique de l’aéroport Toussaint Louverture le dimanche 10 juin, Jovenel Moïse a vanté les mérites du Sommet du G7 qui s’est tenu dans la municipalité de Charlevoix au Québec auquel il a participé. Et qui lui a permis de comprendre en grandes tranchées les enjeux majeurs des relations internationales.Invité à ces assises par le Premier ministre Justin Trudeau, le chef de l’État n’a pas été le seul dirigeant qui, sans être membre du G7, avait fait le déplacement. Le Sénégal, le Rwanda, Kenya, Seychelles, Vietnam, Jamaïque, Bangladesh, Afrique du Sud, etc. y ont été représentés. Il a conseillé les Haïtiens de l’étranger d’arrêter de se faire des illusions, car le développement du pays doit être endogène. Il se dit prêt à coopérer avec tous les pays amis d’Haïti, mais cette coopération doit être en conformité avec la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement.En effet, la Déclaration de Paris, entérinée le 2 mars 2005, est un accord international auquel ont adhéré une centaine de pays et d’organismes afin de continuer à accentuer les efforts d’harmonisation, d’alignement et de gestion axée sur les résultats de l’aide, moyennant des actions se prêtant à un suivi et le recours à un ensemble d’indicateurs. Elle préconise notamment l’appropriation et l’harmonisation des résultats et des responsabilités mutuelles entre les pays donneurs et bénéficiaires. Mais cette Déclaration portait sur la période 2005-2010.La démarche consistait à réformer le mode de fourniture et la gestion de l’aide pour améliorer son efficacité. L’objet de ces réformes: amplifier leur impact sur la réduction de la pauvreté et des inégalités sociales, augmenter la croissance, renforcer les capacités de la production nationale et accélérer la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).En prenant fait et cause pour l’intégration des Haïtiens de l’étranger dans la vie politique, sociale et économique nationale, Jovenel Moïse est conscient du fait que cette mine de richesse humaine et matérielle que constitue la diaspora est capitale, voire incontournable pour le développement du pays. Mais il convient avant toute de s’assurer que cette intégration qui est une réalité dans la Constitution amendée le soit également dans la pratique du pouvoir et des institutions étatiques, comme l’a toujours souhaité la Fédération de la diaspora haïtienne d’Europe (Fedhe).Ce, en dehors de toute préoccupation politique ou confessionnelle. À cet effet, le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE) se devrait d’être animé par le souci d’éviter que des mesures d’ordre interne, lois et règlements, n’aient d’incidences fâcheuses à l’égard des Haïtiens de l’étranger soucieux de tisser des liens privilégiés avec l’Alma Mater et de contribuer à son progrès.L’intégration des Haïtiens passe nécessairement par leur regroupement socioprofessionnel autour de leur dénominateur commun: Haïti. Mais il importe de les défendre partout où sont posés leurs problèmes qu’on s’applique à résoudre dans un esprit de solidarité et de justice, de les aider à bien vivre leur migration par la promotion de la diversité culturelle. À ce titre, le MHAVE assurerait la coordination des actions de solidarité des Haïtiens de l’étranger par rapport à la mise en oeuvre des grands axes de la Caravane du changement, au programme d’assistance sociale du gouvernement et sensibiliserait les uns et les autres sur la nécessité de jouer leur partition dans le processus de reconstruction nationale.Par-delà le processus d’intégration des Haïtiens de l’étranger, il importe également de constituer des réseaux privés d’entreprise haïtienne partout où le pays est représenté. Ces réseaux contribueraient à la promotion de l’image d’Haïti, apporteraient des appuis commerciaux aux entreprises nationales qui veulent s’informer sur les marchés étrangers. En France, la loi du 22 juillet 2013 a créé des conseillers consulaires auprès des ambassadeurs et consuls généraux au niveau de chaque circonscription consulaire en vue d’une meilleure intégration de la diaspora de France à la vie politique, sociale et économique de leur pays. Voilà un exemple parmi d’autres qui, s’il était suivi par nos Parlementaires, constituerait une preuve que l’idée d’intégration des Haïtiens dans la vie politique nationale ne peut être perçue de manière ostentatoire comme une bouteille jetée à la mer.Un malheur est vite arrivé en Haïti et nous avons tellement d’amis qui aiment jouer les sauveurs puisque c’est bien payé en notoriété, en visibilité d’autant qu’en cas d’urgence les principes et la morale comptables tombent.Les bons samaritains, les personnes en campagne, les gestionnaires du risque et les Forces armées d’Haïti auraient pu être opérationnels dès maintenant : en apprenant à la population à mieux se protéger, en libérant les rues, les lits des ravines et en aidant les personnes en situation de vulnérabilité à prendre conscience de leur fragilité et agir sur sa réduction.La prévention vaut mieux que la réponse.On peut bien parler de décentralisation. Mais il faut se souvenir que dans la folie et le chaos de ce pays, il faut redéfinir le sens des mots.circonstances d’exercice de cette pratique, admettons-le, poussent àla nostalgie. La voix de Colette Lespinasse ni coquette ni arrogantemanque. Les travaux de Mireille Neptune Anglade, de Suzy Castor, entre autres, ne sont ni exemples ni références pour les abonnées des mots d’ordre de la coopération internationale voire du protectorat de la MINUSTAH.Le mouvement féministe en Haïti a livré des batailles qui ont servi de béquilles à la lutte pour la démocratie et la restitution de leurhumanité à chaque Haïtien. Ceci étant posé, le principe de l’égalité homme femme ne saurait aujourd’hui se confiner aux quotas dans les secteurs hyper valorisés dans un mouvement désarticulé porté par des célébrités incapables de cerner les enjeux majeurs du féminisme et de l’humanité.Ce 8 mars 2018, le commerce du pardon et des bouquets de fleurs fonctionne à plein régime. Des femmes, entre petits fours et autres niaiseries, prennent la parole pour elles, valorisent d’autres dans un cercle d’adoration mutuelle. Sur Facebook, les murs sont pavés de formules bienveillantes. Aux dernières nouvelles, il est nécessaire de poursuivre la lutte.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes sont en chômage technique, sans garantie de retrouver leur précaire place dans la sous-traitance à cause d’un bras de fer entre hommes de pouvoir.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes jetées sur la route du Chili et des incertitudes de l’exil sont dans une salle de rétention à l’aéroport de Santiago. Certaines saignent d’angoisse et de désespoir.Hommage, désenchantements et renouvellement du besoin de lutter, la Journée internationale de la femme peut aussi être le prétexte ou l’occasion de rappeler aux femmes et aux hommes du pays qu’il ne faut pas arrêter de marcher ensemble à la même hauteur. La vigilance est toujours de mise.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.

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