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Éditorial

Haute tension

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La rencontre du mardi 12 juin entre le président américain Donald Trump et le leader Nord-coréen Kim Jung Un monopolise l’attention des médias du monde entier. Il s’agit bien évidemment d’une question de haute importance stratégique, compte tenu de la dangerosité du monde actuel qui s’est trouvé au mois de septembre dernier au bord d’une conflagration nucléaire dans la péninsule coréenne et qui menaçait d’embraser la planète entière.C’est Kim Jung Un lui-même qui a initié le coup de poker diplomatique en décidant de participer aux récents Jeux olympiques de Séoul et de retourner en sa faveur une partie de poker menteur.

La rencontre du mardi 12 juin entre le président américain Donald Trump et le leader Nord-coréen Kim Jung Un monopolise l’attention des médias du monde entier. Il s’agit bien évidemment d’une question de haute importance stratégique, compte tenu de la dangerosité du monde actuel qui s’est trouvé au mois de septembre dernier au bord d’une conflagration nucléaire dans la péninsule coréenne et qui menaçait d’embraser la planète entière.C’est Kim Jung Un lui-même qui a initié le coup de poker diplomatique en décidant de participer aux récents Jeux olympiques de Séoul et de retourner en sa faveur une partie de poker menteur. Le leader de la Corée du Nord a voulu démontrer au monde que tout va-en-guerre qu’il était, la paix était aussi à sa portée.Quant au président des États-Unis il entend faire comprendre à son opinion publique que la « stratégie du fou » faite de menaces et de sanctions avait porté ses fruits et emmené presque sur ses genoux, un Kim Jung Un à la table des négociations. La rencontre de ces deux leaders jusqu’ ici improbable témoigne d’un retournement inespéré d’une situation qui paraissait désespérée.Mais les observateurs doutent que cette rencontre puisse apporter des changements structurels importants dans le dispositif nucléaire de la Corée du Nord. S’il est évident que le régime de Piong Yong soumis à de fortes sanctions économiques a grand besoin d’oxygène, la camarilla au pouvoir en Corée du Nord a cependant conscience que l’effort nucléaire est un puissant élément dissuasif dans son dialogue de sourds avec l’Occident. La Chine et le Japon, pour des raisons différentes, « écouteront aux portes » de ces discussions entre les deux leaders les plus menaçants du monde. En raison du fait que toute situation de conflit dans la région peut avoir des impacts considérables dans une zone de l’Asie-Pacifique connue pour ces affrontements meurtriers du siècle dernier.Aucun des deux leaders ne voudra revenir les mains vides, et aucun ne fera de concessions suicidaires. Ce sont deux tempéraments de feu, et deux personnalités qui ne craignent pas les conflits. Mais ce sont aussi des protagonistes pressés d’obtenir des résultats : l’Américain parce qu’ il veut être meilleur que ses prédécesseurs dans la défense des intérêts de son pays, le Coréen parce qu’il tient comme la prunelle de ses yeux à la survie de la dynastie des Kim.La destruction par les Nord-Coréens de leur polygone de tirs de missiles nucléaires est un geste de bonne volonté certes, mais c’est aussi le signe d’une maîtrise incontestée de cette technologie de destruction massive et d’un arsenal jugé satisfaisant. Le monde ne perd cependant rien pour attendre.La diplomatie des tweets initié par le président des États-Unis et suivi depuis peu par quelques chefs de gouvernement comme le Premier ministre Justin Trudeau, nous plonge désormais dans un environnement où dominent l’instantané, les décisions politiques immédiates qui passent avant les rencontres de cabinet. Aussi les humeurs et décisions des grands de la planète, particulièrement celles de la plus grande puissance du monde sont relayées sur les réseaux sociaux sans état d’âme aucun.Cette nouvelle manière de voir a considérablement bouleversé les relations internationales. Les rapports de force entre les États s’exposent sous nos yeux avec brutalité. La diplomatie de la canonnière en vogue, il y a deux siècles, a été remplacée par celle plus soft de l’après-guerre au XXsiècle. Toutefois, depuis quelques mois, une diplomatie du chaos faite de menaces et de revirements spectaculaires écrase de tout son poids géopolitique l’entente cordiale entre les nations.Un malheur est vite arrivé en Haïti et nous avons tellement d’amis qui aiment jouer les sauveurs puisque c’est bien payé en notoriété, en visibilité d’autant qu’en cas d’urgence les principes et la morale comptables tombent.Les bons samaritains, les personnes en campagne, les gestionnaires du risque et les Forces armées d’Haïti auraient pu être opérationnels dès maintenant : en apprenant à la population à mieux se protéger, en libérant les rues, les lits des ravines et en aidant les personnes en situation de vulnérabilité à prendre conscience de leur fragilité et agir sur sa réduction.La prévention vaut mieux que la réponse.On peut bien parler de décentralisation. Mais il faut se souvenir que dans la folie et le chaos de ce pays, il faut redéfinir le sens des mots.circonstances d’exercice de cette pratique, admettons-le, poussent àla nostalgie. La voix de Colette Lespinasse ni coquette ni arrogantemanque. Les travaux de Mireille Neptune Anglade, de Suzy Castor, entre autres, ne sont ni exemples ni références pour les abonnées des mots d’ordre de la coopération internationale voire du protectorat de la MINUSTAH.Le mouvement féministe en Haïti a livré des batailles qui ont servi de béquilles à la lutte pour la démocratie et la restitution de leurhumanité à chaque Haïtien. Ceci étant posé, le principe de l’égalité homme femme ne saurait aujourd’hui se confiner aux quotas dans les secteurs hyper valorisés dans un mouvement désarticulé porté par des célébrités incapables de cerner les enjeux majeurs du féminisme et de l’humanité.Ce 8 mars 2018, le commerce du pardon et des bouquets de fleurs fonctionne à plein régime. Des femmes, entre petits fours et autres niaiseries, prennent la parole pour elles, valorisent d’autres dans un cercle d’adoration mutuelle. Sur Facebook, les murs sont pavés de formules bienveillantes. Aux dernières nouvelles, il est nécessaire de poursuivre la lutte.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes sont en chômage technique, sans garantie de retrouver leur précaire place dans la sous-traitance à cause d’un bras de fer entre hommes de pouvoir.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes jetées sur la route du Chili et des incertitudes de l’exil sont dans une salle de rétention à l’aéroport de Santiago. Certaines saignent d’angoisse et de désespoir.Hommage, désenchantements et renouvellement du besoin de lutter, la Journée internationale de la femme peut aussi être le prétexte ou l’occasion de rappeler aux femmes et aux hommes du pays qu’il ne faut pas arrêter de marcher ensemble à la même hauteur. La vigilance est toujours de mise.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.

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