L’environnement, un défi parmi d’autres!
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Comme chaque année, Haïti célèbre le 5 juin, à l’instar de tous les pays membres de l’ONU, la journée mondiale de l’environnement. Ateliers, conférences-débats, colloques et autres espaces libres constitués accueillent les jeunes et les moins jeunes dans des manifestations organisées par des acteurs sociaux préoccupés par des questions essentielles liées à l’environnement. Et ses conséquences directes sur la vie de la population: préservation de la qualité des réserves d’eau, lutte contre l’insalubrité, la déforestation, la sécheresse, etc.Le ministère de l’Environnement, les amis de la nature et des militants écologistes sont assez sévères dans leur constat, compte tenu de la dégradation de notre environnement. Leur cri d’alarme, à cette occasion, parait désespéré. Ils observent que le décalage entre les pays développés et les pays en voie de développement est criant.
Comme chaque année, Haïti célèbre le 5 juin, à l’instar de tous les pays membres de l’ONU, la journée mondiale de l’environnement. Ateliers, conférences-débats, colloques et autres espaces libres constitués accueillent les jeunes et les moins jeunes dans des manifestations organisées par des acteurs sociaux préoccupés par des questions essentielles liées à l’environnement. Et ses conséquences directes sur la vie de la population: préservation de la qualité des réserves d’eau, lutte contre l’insalubrité, la déforestation, la sécheresse, etc.Le ministère de l’Environnement, les amis de la nature et des militants écologistes sont assez sévères dans leur constat, compte tenu de la dégradation de notre environnement. Leur cri d’alarme, à cette occasion, parait désespéré. Ils observent que le décalage entre les pays développés et les pays en voie de développement est criant. Si les économies des uns prennent de plus en plus en compte la problématique de leur développement, il n’en demeure pas moins que celle des autres est très en retrait sur des questions relatives à la protection de l’environnement. Que faire alors pour arrêter cette descente vertigineuse aux enfers? Sensibiliser davantage la société et l’accompagner dans le processus de son reconditionnement.La protection de l’environnement est une préoccupation majeure des divers acteurs nationaux, régionaux et locaux, tandis qu’une coordination des efforts fait toujours défaut. Le changement de mentalité de ces divers acteurs requiert davantage de sensibilisation à tous les niveaux. Une approche participative est requise sur le plan social, politique, économique, juridique et institutionnel.La journée mondiale du 5 juin? Une occasion de sensibiliser toutes les couches sociales de la population. Chacun doit prendre sa responsabilité pour protéger son environnement immédiat. Cette responsabilité appelle une décision collective susceptible d’améliorer non seulement l’environnement physique, mais encore de susciter le changement de comportement qu’impose manifestement cette responsabilité.Placée sous le signe de la lutte contre la pollution plastique, la journée mondiale 2018 de l’environnement lance une à la menace qui pèse sur la santé humaine et animale. Les premiers plastiques à chasser de notre mode de vie sont les plastiques jetables (sacs, paille, gobelets, couverts jetables ou en styrofoam, bouteilles, etc.). Ils représentent une pollution lourde de conséquences pour peu d’avantages au final.Il serait superflu de dessiner les contours de la politique environnementale du gouvernement dont le Parlement, s’il en était besoin, connait l’alphabet. Contentons-nous de nous en tenir à son objectif assez lointain, mais très ambitieux quand on suit de près l’état de fragilité de la capitale et des différentes régions du pays où la terre ne donne rien de végétal au point d’être menacées par les intempéries qui se répètent à des rythmes de plus en plus rapprochés.L’environnement, c’est aussi un enjeu politique pour la paix et la sécurité. Il invite les citoyens à ouvrir leurs yeux sur les défis que les gouvernants ont à relever: nourrir le peuple, produire et produire mieux, c’est à dire dans le respect de l’environnement. La déclaration de l’ONU sur le changement climatique reconnait cette double responsabilité puisqu’elle précise que la production alimentaire ne doit pas être menacée et qu’elle doit protéger davantage l’environnement. L’agriculture nationale doit pouvoir augmenter sa production. C’est une « révolution verte » qu’il convient d’engager étant donné les nouvelles habitudes alimentaires de la population dont la densité est de plus en plus urbaine. Pour ce faire, divers leviers s’imposent: une économie circulaire qui consiste à faire des déchets agricoles une source d’énergie pour fournir des engrais organiques; la gestion des sols afin de mieux développer l’agroforesterie...Les règles en matière de commerce international doivent tenir compte de la modernisation de l’agriculture de sorte que les agriculteurs puissent favoriser l’autonomie alimentaire. Et c’est autour de ces choix cohérents et rationnels que tourne le pari ambitieux de la protection de notre écosystème.Le chef de l’État devrait combiner des instruments publics et privés en définissant le rôle stratégique de l’agriculture dans ce programme. C’est évident: l’insécurité alimentaire et nutritionnelle qui est liée aux mauvais choix de politique agricole et économique, et au faible pouvoir d’achat de la population s’est accrue. Il faut l’attaquer de front.Aujourd’hui que l’espoir ne fait malheureusement plus vivre, il devient vital que se produise le réveil citoyen pour la renaissance de nos villes. Nos municipalités doivent trouver des solutions novatrices comme : travailler en étroite collaboration avec les comités de quartier pour des campagnes permanentes de propreté. On pourrait aussi demander à chaque grand ministère de contribuer à l’assainissement de sa rue.Au centre-ville ces jours-ci, les immeubles en construction de la nouvelle Cité administrative ont pour clôtures des piles d’immondices. Où sont passés les équipements lourds de la Caravane ?On peut bien parler de décentralisation. Mais il faut se souvenir que dans la folie et le chaos de ce pays, il faut redéfinir le sens des mots.circonstances d’exercice de cette pratique, admettons-le, poussent àla nostalgie. La voix de Colette Lespinasse ni coquette ni arrogantemanque. Les travaux de Mireille Neptune Anglade, de Suzy Castor, entre autres, ne sont ni exemples ni références pour les abonnées des mots d’ordre de la coopération internationale voire du protectorat de la MINUSTAH.Le mouvement féministe en Haïti a livré des batailles qui ont servi de béquilles à la lutte pour la démocratie et la restitution de leurhumanité à chaque Haïtien. Ceci étant posé, le principe de l’égalité homme femme ne saurait aujourd’hui se confiner aux quotas dans les secteurs hyper valorisés dans un mouvement désarticulé porté par des célébrités incapables de cerner les enjeux majeurs du féminisme et de l’humanité.Ce 8 mars 2018, le commerce du pardon et des bouquets de fleurs fonctionne à plein régime. Des femmes, entre petits fours et autres niaiseries, prennent la parole pour elles, valorisent d’autres dans un cercle d’adoration mutuelle. Sur Facebook, les murs sont pavés de formules bienveillantes. Aux dernières nouvelles, il est nécessaire de poursuivre la lutte.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes sont en chômage technique, sans garantie de retrouver leur précaire place dans la sous-traitance à cause d’un bras de fer entre hommes de pouvoir.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes jetées sur la route du Chili et des incertitudes de l’exil sont dans une salle de rétention à l’aéroport de Santiago. Certaines saignent d’angoisse et de désespoir.Hommage, désenchantements et renouvellement du besoin de lutter, la Journée internationale de la femme peut aussi être le prétexte ou l’occasion de rappeler aux femmes et aux hommes du pays qu’il ne faut pas arrêter de marcher ensemble à la même hauteur. La vigilance est toujours de mise.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.
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