Attaquer de front l’insécurité alimentaire et nutritionnelle!
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Le peuple a faim. Et, l’administration Moïse/Lafontant semble avoir compris qu’il faut revenir avec les restaurants communautaires.En effet, quand la ministre des Affaires sociales et du Travail, Stéphanie Auguste, a procédé, le 16 mai 2018, à la distribution de produits alimentaires dans le cadre de la reprise des activités dans les cent (100) restaurants communautaires du département de l’Ouest, cela a vite polarisé l’attention de la population. Dans la zone métropolitaine et les villes de province, la nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre. Elle a provoqué une euphorie nuancée par des leaders communautaires victimes d’EDEPEP et unis comme un seul homme autour de MORECOV qui n’appartient pas d’ailleurs à la légende.Dix gourdes seront nécessaires pour l’acquisition d’un plat chaud dans ces restaurants, d’après le DG du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES).
Le peuple a faim. Et, l’administration Moïse/Lafontant semble avoir compris qu’il faut revenir avec les restaurants communautaires.En effet, quand la ministre des Affaires sociales et du Travail, Stéphanie Auguste, a procédé, le 16 mai 2018, à la distribution de produits alimentaires dans le cadre de la reprise des activités dans les cent (100) restaurants communautaires du département de l’Ouest, cela a vite polarisé l’attention de la population. Dans la zone métropolitaine et les villes de province, la nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre. Elle a provoqué une euphorie nuancée par des leaders communautaires victimes d’EDEPEP et unis comme un seul homme autour de MORECOV qui n’appartient pas d’ailleurs à la légende.Dix gourdes seront nécessaires pour l’acquisition d’un plat chaud dans ces restaurants, d’après le DG du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES). Un fort pourcentage d’ingrédients composant la nourriture qui sera servie devrait provenir de la production nationale. Des organisations d’agriculteurs et de producteurs agricoles seront associées à ce programme sous l’égide du MAST dans le cadre d’un partenariat avec le Conseil national des coopératives et des étudiants en gestion.Le programme d’implantation des restaurants communautaires, on s’en souvient, était sous le feu des projecteurs durant les deux tiers du mandat de l’ancien président Joseph Michel Martelly. Le ministre des Affaires sociales et du Travail d’alors, Charles Jean Jacques, avait du coup associé les boulangeries communautaires aux restaurants dans les principales régions du pays. Des séances de formation professionnelle étaient organisées à l’intention des jeunes issus pour la plupart des centres d’accueil de Carrefour et de Delmas 3 réaménagés.La masse des bénéficiaires se souviendra longtemps de la portée hautement pratique et humanitaire de ce programme d’assistance sociale qui pourrait aujourd’hui servir d’exemple. En 2018, il n’est pas inutile de se demander si la notion de restaurant communautaire peut encore signifier quelque chose de consistant après l’assèchement des fonds PetroCaribe ? Restaurant communautaire? Qu’en est-il de la version Stéphanie Auguste? La démarche consiste-t-elle à renouveler l’expérience des boulangeries communautaires qui recrutaient des jeunes qui, après formation, deviendraient à leur tour des boulangers professionnels ?Si la nouvelle version se propose de rester fidèle par rapport à l’ancienne formule des restaurants communautaires (2011-2013), elle devrait, pour être efficace, bénéficier pleinement de l’appui direct du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), comme c’était le cas au Brésil dans le cadre du Programme FOME ZERO (en français: Programme Faim Zéro).Fort du nombre de personnes sous-alimentées en Haïti, d’après les statistiques, l’administration Moïse/Lafontant tente d’attaquer ce fléau par ce biais. Même s’il faut questionner la méthodologie appliquée. Fort du succès improbable de cette stratégie de développement, le tandem Moïse/ Lafontant mise sur une augmentation substantielle de la production agricole afin de résoudre tant soit peu le problème de la précarité des conditions de vie au sein des couches les plus vulnérables de la population. Plusieurs millions de personnes sont actuellement en insécurité alimentaire selon la CNSA qui a toujours encouragé des initiatives de promotion des PME en faveur de l’agriculture familiale et de l’agriculture commerciale.Nous sommes convaincus que la faim peut et doit être éradiquée. Jovenel Moise gagnerait à regrouper divers efforts publics et privés autour d’un objectif commun: triompher de la situation d’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans laquelle se trouvent les familles en changeant leurs habitudes de consommation tournées vers les produits importés.Le chef de l’État devrait combiner des instruments publics et privés en définissant le rôle stratégique de l’agriculture dans ce programme. C’est évident: l’insécurité alimentaire et nutritionnelle qui est liée aux mauvais choix de politique agricole et économique, et au faible pouvoir d’achat de la population s’est accrue. Il faut l’attaquer de front.Aujourd’hui que l’espoir ne fait malheureusement plus vivre, il devient vital que se produise le réveil citoyen pour la renaissance de nos villes. Nos municipalités doivent trouver des solutions novatrices comme : travailler en étroite collaboration avec les comités de quartier pour des campagnes permanentes de propreté. On pourrait aussi demander à chaque grand ministère de contribuer à l’assainissement de sa rue.Au centre-ville ces jours-ci, les immeubles en construction de la nouvelle Cité administrative ont pour clôtures des piles d’immondices. Où sont passés les équipements lourds de la Caravane ?On peut bien parler de décentralisation. Mais il faut se souvenir que dans la folie et le chaos de ce pays, il faut redéfinir le sens des mots.circonstances d’exercice de cette pratique, admettons-le, poussent àla nostalgie. La voix de Colette Lespinasse ni coquette ni arrogantemanque. Les travaux de Mireille Neptune Anglade, de Suzy Castor, entre autres, ne sont ni exemples ni références pour les abonnées des mots d’ordre de la coopération internationale voire du protectorat de la MINUSTAH.Le mouvement féministe en Haïti a livré des batailles qui ont servi de béquilles à la lutte pour la démocratie et la restitution de leurhumanité à chaque Haïtien. Ceci étant posé, le principe de l’égalité homme femme ne saurait aujourd’hui se confiner aux quotas dans les secteurs hyper valorisés dans un mouvement désarticulé porté par des célébrités incapables de cerner les enjeux majeurs du féminisme et de l’humanité.Ce 8 mars 2018, le commerce du pardon et des bouquets de fleurs fonctionne à plein régime. Des femmes, entre petits fours et autres niaiseries, prennent la parole pour elles, valorisent d’autres dans un cercle d’adoration mutuelle. Sur Facebook, les murs sont pavés de formules bienveillantes. Aux dernières nouvelles, il est nécessaire de poursuivre la lutte.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes sont en chômage technique, sans garantie de retrouver leur précaire place dans la sous-traitance à cause d’un bras de fer entre hommes de pouvoir.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes jetées sur la route du Chili et des incertitudes de l’exil sont dans une salle de rétention à l’aéroport de Santiago. Certaines saignent d’angoisse et de désespoir.Hommage, désenchantements et renouvellement du besoin de lutter, la Journée internationale de la femme peut aussi être le prétexte ou l’occasion de rappeler aux femmes et aux hommes du pays qu’il ne faut pas arrêter de marcher ensemble à la même hauteur. La vigilance est toujours de mise.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.
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