Une bougie de plus !
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Trois ans a l’avantage, dans la vie d’un quotidien, d’être peu et beaucoup à la fois. Le 15 mai 2015, autour d’Hervé Lerouge et de son groupe familial, des travailleurs de la presse, dont Gary Victor et Jean-Gardy Lorcy, ont livré le premier numéro du quotidien le National avec l’intention d’inscrire cette aventure dans la durée tout en acceptant de payer les frais d’une énorme prise de risque.Le fondateur du journal, au-delà de l’impressionnant montage financier et logistique, avait compris que le pays avait besoin d’un outil de plus pour répondre de manière efficace à la pulvérisation des rêves et des efforts de construire un pays capable de s’appuyer sur les savoirs, les techniques et les pratiques honnêtes. Une réponse, pour le moins proportionnée, à la déchéance d’une société qui a choisi, par la force et l’addition des rendez-vous manqués avec l’histoire, d’adopter des comportements hautement suicidaires.
Trois ans a l’avantage, dans la vie d’un quotidien, d’être peu et beaucoup à la fois. Le 15 mai 2015, autour d’Hervé Lerouge et de son groupe familial, des travailleurs de la presse, dont Gary Victor et Jean-Gardy Lorcy, ont livré le premier numéro du quotidien le National avec l’intention d’inscrire cette aventure dans la durée tout en acceptant de payer les frais d’une énorme prise de risque.Le fondateur du journal, au-delà de l’impressionnant montage financier et logistique, avait compris que le pays avait besoin d’un outil de plus pour répondre de manière efficace à la pulvérisation des rêves et des efforts de construire un pays capable de s’appuyer sur les savoirs, les techniques et les pratiques honnêtes. Une réponse, pour le moins proportionnée, à la déchéance d’une société qui a choisi, par la force et l’addition des rendez-vous manqués avec l’histoire, d’adopter des comportements hautement suicidaires. Il va de soi que le pays a préféré s’enfoncer dans l’outrance des bluffs politiques, dans la consommation de la facilité et des produits au rabais (pour meubler les cerveaux ainsi que pour remplir les ventres) jusqu’à ce que l’énormité des dégâts expose les générations actuelles et futures à une marche lente et évidente, proche de l’irréversible, vers l’agonie.Depuis trois ans, le quotidien le National s’investit dans l’information qu’elle travaille de manière à ce qu’elle assure l’éducation permanente des Haïtiens, issus de toutes les classes et de toutes les communautés de la diaspora et des agglomérations de province. À ce titre, le National produit de l’information comme un complément à l’éducation et comme appui à la lutte menée par d’autres structures publiques et privées y compris l’école et l’université haïtiennes.Le temps est aussi à la rapidité et à la portabilité de l’information. Les évènements sont, de nos jours, relayés en temps réel par les mass medias ; et c’aurait été de bonne guerre si le système n’avait pas autant d’instruments et de tentations de manipulations de populations livrées à la recherche de sensationnels et d’approbations instinctives.Le National ne peut se départir de sa mission de résister à la facilité et de s’affirmer comme une presse écrite de qualité. À ce titre, le National ne se limitera jamais à balancer de l’information par la simple présentation de faits et d’évènements. Il se donnera toujours l’intelligence et les moyens d’expliquer les tendances profondes et les impacts de ces faits et évènements sur la société et sur l’avenir du pays.Le quotidien le National, en sa qualité de presse écrite, ne revendique ni les néons de la télévision ni le temps rapide de mise en ligne des mass medias qui s’appuient sur des technologies qui permettent, à une vitesse supersonique, de répandre et de propager de l’information brute et tant de fois débilitante.La presse écrite a cette capacité extraordinaire de compenser le retard pris sur l’événement par l’analyse qui annonce et explique les conséquences des faits et des évènements sur la société, les changements politiques, sociétaux et culturels profonds ainsi que les possibilités d’envisager des lendemains meilleurs pour un pays et sa population. Le National veut offrir à chaque Haïtien, où il se trouve, la possibilité de s’imprégner de l’histoire du présent ; ce, au jour le jour, afin que la société haïtienne comprenne au mieux son temps pour appréhender les changements profonds au niveau local et au niveau mondial.Après trois ans, les annonces de développement de la structure sont légitimes. Le National ira vers ses lecteurs avec une interface offrant de nouveaux services et d’outils pratiques. Le Quotidien a trois ans et vient d’entamer sa mue vers le meilleur : l’accessibilité permanente et aisée grâce à une plateforme numérique dynamique et pratique.Bonne fête à nos lecteurs !Aujourd’hui que l’espoir ne fait malheureusement plus vivre, il devient vital que se produise le réveil citoyen pour la renaissance de nos villes. Nos municipalités doivent trouver des solutions novatrices comme : travailler en étroite collaboration avec les comités de quartier pour des campagnes permanentes de propreté. On pourrait aussi demander à chaque grand ministère de contribuer à l’assainissement de sa rue.Au centre-ville ces jours-ci, les immeubles en construction de la nouvelle Cité administrative ont pour clôtures des piles d’immondices. Où sont passés les équipements lourds de la Caravane ?On peut bien parler de décentralisation. Mais il faut se souvenir que dans la folie et le chaos de ce pays, il faut redéfinir le sens des mots.circonstances d’exercice de cette pratique, admettons-le, poussent àla nostalgie. La voix de Colette Lespinasse ni coquette ni arrogantemanque. Les travaux de Mireille Neptune Anglade, de Suzy Castor, entre autres, ne sont ni exemples ni références pour les abonnées des mots d’ordre de la coopération internationale voire du protectorat de la MINUSTAH.Le mouvement féministe en Haïti a livré des batailles qui ont servi de béquilles à la lutte pour la démocratie et la restitution de leurhumanité à chaque Haïtien. Ceci étant posé, le principe de l’égalité homme femme ne saurait aujourd’hui se confiner aux quotas dans les secteurs hyper valorisés dans un mouvement désarticulé porté par des célébrités incapables de cerner les enjeux majeurs du féminisme et de l’humanité.Ce 8 mars 2018, le commerce du pardon et des bouquets de fleurs fonctionne à plein régime. Des femmes, entre petits fours et autres niaiseries, prennent la parole pour elles, valorisent d’autres dans un cercle d’adoration mutuelle. Sur Facebook, les murs sont pavés de formules bienveillantes. Aux dernières nouvelles, il est nécessaire de poursuivre la lutte.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes sont en chômage technique, sans garantie de retrouver leur précaire place dans la sous-traitance à cause d’un bras de fer entre hommes de pouvoir.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes jetées sur la route du Chili et des incertitudes de l’exil sont dans une salle de rétention à l’aéroport de Santiago. Certaines saignent d’angoisse et de désespoir.Hommage, désenchantements et renouvellement du besoin de lutter, la Journée internationale de la femme peut aussi être le prétexte ou l’occasion de rappeler aux femmes et aux hommes du pays qu’il ne faut pas arrêter de marcher ensemble à la même hauteur. La vigilance est toujours de mise.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.
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