Un clin d’oeil aux Collectivités territoriales
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Perçues dans la Constitution haïtienne comme le symbole d’un ordre nouveau, sinon le nerf moteur de la décentralisation, les Collectivités territoriales entrent désormais dans le langage courant de la démocratie participative. Elles s’administrent manifestement dans les conditions prévues par la loi. Afin de leur permettre de renforcer leurs capacités, le président de la République, Jovenel Moïse, lors d’une cérémonie au Palais national vendredi dernier, a procédé à la distribution d’une dizaine de véhicules tout-terrain à la Fédération nationale des magistrats haïtiens (FENAMH).
Perçues dans la Constitution haïtienne comme le symbole d’un ordre nouveau, sinon le nerf moteur de la décentralisation, les Collectivités territoriales entrent désormais dans le langage courant de la démocratie participative. Elles s’administrent manifestement dans les conditions prévues par la loi. Afin de leur permettre de renforcer leurs capacités, le président de la République, Jovenel Moïse, lors d’une cérémonie au Palais national vendredi dernier, a procédé à la distribution d’une dizaine de véhicules tout-terrain à la Fédération nationale des magistrats haïtiens (FENAMH). C’est bien peu par rapport à la taille des besoins, mais c’est beaucoup compte tenu des enjeux et perspectives.Le responsable de la FENAMH, Jude Édouard Pierre, reprenant sans surprise tous les canons du catéchisme politique en pareille occasion, a vanté les mérites du chef de l’État dont la démarche, selon lui, permettra aux bénéficiaires de mieux remplir leur mission dans leurs communautés respectives.À un moment où les cris des élus locaux s’accentuaient en raison des conditions extrêmement difficiles dans lesquelles ils tentaient d’accomplir leur mission définie dans la Constitution haïtienne, l’opération de distribution de véhicules de service, ce clin d’oeil aux collectivités territoriales quoique relevant de l’ordre des affaires courantes, est venue à point nommé. Inscrit dans un vaste mouvement qui témoigne de l’intérêt du chef de l’État d’implémenter efficacement sa politique de décentralisation, ce geste symbolique invite l’opinion à se questionner sur le traitement du dossier relatif aux Fonds communaux soulignés à gros traits dans le budget de la République. Et dont le déblocage pourrait servir à financer des projets de développement à travers les diverses régions du pays.Au seuil du premier anniversaire de la Caravane du changement, Jovenel Moïse se réjouit de l’acquisition de ces véhicules provenant des fonds du Trésor public. Il promet d’octroyer d’autres véhicules qui seront consacrés à l’assainissement des différentes municipalités, exhortant ainsi les maires à assurer une gestion saine et efficace de ce programme qui vaut son pesant d’or dans le système de gestion des collectivités territoriales.En effet, les collectivités territoriales traitent de leur statut et de toutes les questions liées aux conditions d’exercice de leur mandat. Soit. Mais bénéficient-elles d’une autonomie juridique et patrimoniale? Apparaissant triomphales dans la loi mère, elles possèdent exclusivement des compétences administratives, ce qui leur interdit de disposer d’attributions étatiques comme édicter des lois ou se prévaloir de compétences juridictionnelles. Leur gestion financière se veut nettement autonome. Mais dans la jouissance de leur autonomie, c’est la loi qui détermine leurs compétences. Le législateur ne doit pas méconnaitre le principe de leur libre administration et les priver de leurs attributions effectives.Elles sont déterminantes dans la Constitution haïtienne de 1987, malgré le fait qu’elles portent dans leur articulation les germes d’un irréalisme assez perceptible. Dans sa version amendée encore en porte à faux - et pour cause- elle fait des autorités locales le pivot de la décentralisation. Outre le flou relatif à des lois de règlementation et de programmation sur les collectivités territoriales, il y a le problème des compétences administratives définissant le rôle de chaque acteur en distinguant les affaires locales relevant de leurs compétences ou de celles de l’État.La Constitution stipule: « chaque collectivité municipale constitue une circonscription électorale et élit un député ». Par rapport à cette disposition, ne devrait-on pas avoir également un cartel municipal au niveau de chacune des sections communales du pays y compris celles créées sous l’administration Martelly? D’autant que la version amendée de la loi mère consacre le partage des pouvoirs et fait des autorités locales les premiers responsables en matière de leurs territoires.Les deux hommes ont d’ailleurs, toutes proportions gardées, quelques points communs : une conception partagée du leadership fort, et une passion pour l’épreuve de force.Quoiqu’ il en soit, le dialogue reste la voie unique de règlement de cette situation on ne peut plus dangereuse. On ne peut souhaiter que les intérêts en jeu rendent une guerre nucléaire tellement ruineuse que le jeu n’en vaille plus la chandelle…atomique.Manifestation perpétuelle près de la Faculté d’Ethnologie. Des policiers impassibles n’interviennent pas, mais surveillent. Le pays sombre déjà dans ce rayon de cinq cents mètres. On n’a pas besoin d’aller plus loin pour comprendre, car l’espace physique reflète bien l’état mental des hommes.On remorque des voitures qui stationnent dans certains endroits de cette zone. La facture est salée. L’État bandit, kleptomane, au travail. Le moteur de la corruption est dans cet espace, dans ce centre.On peut bien parler de décentralisation. Mais il faut se souvenir que dans la folie et le chaos de ce pays, il faut redéfinir le sens des mots.circonstances d’exercice de cette pratique, admettons-le, poussent àla nostalgie. La voix de Colette Lespinasse ni coquette ni arrogantemanque. Les travaux de Mireille Neptune Anglade, de Suzy Castor, entre autres, ne sont ni exemples ni références pour les abonnées des mots d’ordre de la coopération internationale voire du protectorat de la MINUSTAH.Le mouvement féministe en Haïti a livré des batailles qui ont servi de béquilles à la lutte pour la démocratie et la restitution de leurhumanité à chaque Haïtien. Ceci étant posé, le principe de l’égalité homme femme ne saurait aujourd’hui se confiner aux quotas dans les secteurs hyper valorisés dans un mouvement désarticulé porté par des célébrités incapables de cerner les enjeux majeurs du féminisme et de l’humanité.Ce 8 mars 2018, le commerce du pardon et des bouquets de fleurs fonctionne à plein régime. Des femmes, entre petits fours et autres niaiseries, prennent la parole pour elles, valorisent d’autres dans un cercle d’adoration mutuelle. Sur Facebook, les murs sont pavés de formules bienveillantes. Aux dernières nouvelles, il est nécessaire de poursuivre la lutte.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes sont en chômage technique, sans garantie de retrouver leur précaire place dans la sous-traitance à cause d’un bras de fer entre hommes de pouvoir.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes jetées sur la route du Chili et des incertitudes de l’exil sont dans une salle de rétention à l’aéroport de Santiago. Certaines saignent d’angoisse et de désespoir.Hommage, désenchantements et renouvellement du besoin de lutter, la Journée internationale de la femme peut aussi être le prétexte ou l’occasion de rappeler aux femmes et aux hommes du pays qu’il ne faut pas arrêter de marcher ensemble à la même hauteur. La vigilance est toujours de mise.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.
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