La nocivité d’un comportement
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Il y a des comportements qui sont tout à fait inacceptables même si d’énormes déficits de gouvernance pourraient, pour un avocat du diable, expliquer ce mépris dans les faits pour les autres. L’averse de mardi soir aux environs de 21 heures a montré à la fois l’extrême fragilité de notre environnement et aussi la mésestime qu’une population s’accorde. Car comment comprendre ces tas d’ordures déversées, des hauteurs de la capitale, dans les eaux de pluie par des gens qui semblent presque jouir du fait d’enterrer les autres sous les détritus ? Les rues de plusieurs quartiers de la capitale étaient à la fois impraticables à cause des immondices de toutes sortes qui jonchaient la chaussée et aussi à cause de l’odeur insoutenable qui se dégageait de ces eaux venues des hauteurs. Les citoyens ainsi agressés du bas, balais, pelles en mains, se démêlaient comme ils le pouvaient pour empêcher aux saletés des autres d’entrer chez eux ou de camper devant la porte de leur demeure.
Il y a des comportements qui sont tout à fait inacceptables même si d’énormes déficits de gouvernance pourraient, pour un avocat du diable, expliquer ce mépris dans les faits pour les autres. L’averse de mardi soir aux environs de 21 heures a montré à la fois l’extrême fragilité de notre environnement et aussi la mésestime qu’une population s’accorde. Car comment comprendre ces tas d’ordures déversées, des hauteurs de la capitale, dans les eaux de pluie par des gens qui semblent presque jouir du fait d’enterrer les autres sous les détritus ? Les rues de plusieurs quartiers de la capitale étaient à la fois impraticables à cause des immondices de toutes sortes qui jonchaient la chaussée et aussi à cause de l’odeur insoutenable qui se dégageait de ces eaux venues des hauteurs. Les citoyens ainsi agressés du bas, balais, pelles en mains, se démêlaient comme ils le pouvaient pour empêcher aux saletés des autres d’entrer chez eux ou de camper devant la porte de leur demeure. Si ceux qui utilisent ainsi les eaux de pluie pour se débarrasser de leurs ordures pensent montrer leur mépris pour les autres ou tout simplement leur manque de sens civique, ils ne se rendent pas compte aussi comment ils s’avilissent et dévoilent leur propre nature avec de telles pratiques.Toutes villes, tout quartier produisent des détritus. La gestion des ordures a toujours constitué un casse-tête pour ceux en charge des agglomérations urbaines. La qualité des solutions qu’on trouve à ce problème dépend certainement de la qualité de la gouvernance et du niveau d’éducation des citoyens, ces deux paramètres étant de toute manière intimement liés. Mais une piètre gouvernance, comme c’est le cas chez nous, peut-il excuser ces comportements qui nous ravalent au niveau de la bestialité ? Ce qu’on a vu cette nuit dans les quartiers au bas du Morne l’Hôpital était tout simplement une honte, quelque chose qu’on ne devrait pas tolérer. C’est un problème sur lequel devrait se pencher en urgence la Mairie de Port-au-Prince et tous les pouvoirs publics. Comme nous l’avons écrit dans un précédent éditorial, il est vain de dépenser des millions en propagande touristique quand le niveau d’insalubrité de nos cités est en train de battre tous les records.La réponse à ce problème devrait être à trois niveaux. La collecte régulière des détritus dans tous les quartiers en particulier ceux sur les montagnes, souvent oubliés par les services publics. Une campagne d’éducation citoyenne pour faire comprendre aux gens comment ce comportement est avilissant et dégradant et ensuite le choix de moyens pour sévir contre ceux qui malgré tout profitent d’une averse pour se débarrasser de leur détritus.Peut-être beaucoup de ceux qui liront cet éditorial et qui n’ont pas vécu cette expérience de traverser une rue envahie par les ordures déversées de la montagne ne comprendront pas l’urgente nécessité de mettre fin à ces pratiques. Il est vrai aussi qu’il faudrait aller encore plus loin dans la mise hors la loi de façons de faire qui hypothèquent le futur. Le pays appartient aussi à nos enfants, à nos petits-enfants. Nous devons tout faire pour leur garder une terre vivable. Mais au vu de ce qui se passe, nous risquons de nous retrouver au banc des accusés pour notre inconscience. La consommation du charbon de bois augmente parce que ce n’est pas une priorité pour nos dirigeants qui préfèrent travailler à trouver des sous à des partis politiques qui n’existent pas. La politique politicienne ne pense pas à la nation. Et la nation est livrée à la furie de l’ignorance et des choses.Gary VictorLe 27 janvier 2018, la diaspora haïtienne, traditionnellement cantonnée dans les opérations, non moins importantes, de transfert de fonds en Haïti, est sortie du bois par l’intermédiaire de Brothers Investment Group (BIG), un pool d’investisseurs de 200 millionnaires haïtiens de la diaspora. Au gala de présentation du BIG, des gros montants et d’immenses chantiers sont annoncés.Dans un show à la Steeve Jobs, dans le pur registre libéral, le BIG a dévoilé son projet de lever et de mobiliser des ressources financières de la diaspora pour « changer le destin d’Haïti en enclenchant la révolution économique », d’après Anson Jean-Pierre, le président du BIG.Le défilé des porteurs de projets et des chefs d’entreprises prêts à intervenir, à court terme, dans les secteurs de l’énergie, du logement et de l’agriculture, a été l’occasion de présenter les instruments financiers et savoirs innovants à la disposition du BIG. Si les détails n’ont pas été dévoilés, le groupe s’estime capable d’implanter sous peu en Haïti plusieurs entreprises viables et de créer un nombre important d’emplois.Entre patriotisme par le désir exprimé de restaurer la dignité haïtienne et la logique de faire des affaires en créant de nouvelles opportunités, le BIG veut indiquer à l’État son rôle de régulateur et fermer la porte du pays aux opérateurs de l’assistance humanitaire.En anglais, le mot révolution sonne doux. Le BIG a insisté sur le mot, mais aussi sur sa responsabilité d’offrir de nouvelles opportunités et de vraies perspectives économiques aux générations présentes et futures.Nous ne demandons qu’à croire, qu’à donner raison à notre diaspora. Mais, d’où qu'elles viennent toutes les déceptions se valent.
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