De la comédie au zoo !
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Chaque jour qui passe révèle la gravité de la situation.
Chaque jour qui passe, de hauts responsables sont impliqués dans des affaires plus que louches qui soulèvent le voile sur l’étendue de la corruption de notre gouvernance.
La classe politique actuelle nage dans son échec. Elle parait même s’y complaire dans un jeu absurde de chaises musicales qui n’a même plus de mérite de jeter de la poudre aux yeux des citoyens.
On parle de plus en plus de faire table rase. D’éjecter tous ceux qui, depuis plus de dix décennies, gravitent autour de la table.
Sauf que même faire table rase n’est pas chose facile. Des décennies de gouvernance mafieuses ont pourri le tissu social. La corruption est partout. Au sein des familles, des couples, au sein des secteurs religieux, au sein des associations, des syndicats, de la presse, etc. La précarité voulue et nourrie par cette mauvaise gouvernance a tout détruit, tout pourri jusqu’à nous donner les gangs.
A chaque changement au sein de l’appareil d’État, les mêmes noms reviennent, comme si ceux qui pensent le système sont indifférents même à l’apparence. On ne se cache plus.
On fait de cette vérité mathématique un fait social, politique. Le moins multiplié par le moins donne un plus. Un plus pour le système. Un faux semblant qui voudrait donner du jus au chaos. Plus on amalgame le négatif, plus on le multiplie par lui-même, plus il se transforme en une entité informe, une sorte de positif lépreux qui va gangrener encore plus une communauté à bout de souffle.
Alors que l’Afrique donne naissance à de nouvelles voix qui font rager les anciens esclavagistes, ces pilleurs en costume-cravate qui avaient toujours parié sur l’infériorité du Noir, voici que, sur le lieu même où nos ancêtres ont eu raison de ces Blancs infâmes, nos hommes et femmes au pouvoir veulent prouver au monde leur incapacité congénitale à nous diriger, leur ridicule servilité et leur régression même à un stade animal qui ferait honte à certaines espèces animales.
Pour combien de temps encore allons-nous accepter cette situation ? De la comédie au zoo, sommes-nous en passe de devenir la risée du monde, mais heureusement aussi une menace certaine pour l’environnement caribéen ?
Gary Victor
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