La gangrène !
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Ils brûlent encore un autre hôpital.
Pas n’importe lequel. Le plus grand centre hospitalier du pays malgré ses cruelles déficiences à moins de 300 mètres du Palais présidentiel !
Leurs frustrations, leurs haines, leurs colères n’épargneront ni écoles, ni facultés, ni bibliothèques.
Leurs commanditaires ne sont pas intellectuellement meilleurs, eux qui n’ont à leur actif la construction d’aucun hôpital – ils vont se soigner à l’étranger- d’aucune école, d’aucune bibliothèque.
Le bas et le haut, c’est la même pourriture !
Pendant ce temps, le gouvernement à l’image des précédents crétinise. On dépense des millions pour le carnaval. Une nuée de citoyens se battent, s’engueulent, enrichissent des sorciers, sont prêts à tous les coups bas pour un poste de directeur général ou de ministre alors qu’ils savent pertinemment que dans la situation actuelle, ils ne pourront rien faire sinon – c’est leur objectif- se remplir les poches.
Pendant ce temps, les gangs progressent. La Police nationale les repousse, mais comme elle ne garde pas les positions reprises – cela a été le cas à Carrefour-Feuilles par exemple- les bandits reviennent dès que la PNH se retire. C’est le rôle de l’armée et non pas de la police. Mais, on a détruit l’armée justement pour cela. Pour laisser le champ libre à la délinquance politique. Les salauds qui ont travaillé au renvoi de l’armée doivent se frotter les mains de joie. Ils ont bien travaillé pour nous mettre à genoux.
Maintenant, nous sommes dos au mur. Les gangs, si cette classe politique reste au pouvoir, finiront par contrôler toute la capitale et ensuite le pays. Si on brûle les hôpitaux, les écoles, les bibliothèques, on n’est pas loin d’un schéma qui rappellerait celui de Pòl Pòt au Cambodge. Si on massacre dans les quartiers populaires, quand sera-t-il quand on campera au cœur de Turgeau, de Pétion-Ville, de Thomassaint ?
Dans cette situation extrême plus que dangereuse, le pouvoir ne peut rester aux mains de ces hommes et de ces femmes qui ne font que démontrer leur crasse incompétence, leur vénalité et leur mépris de ce pays. Il faut un pouvoir qui mette fin à la lutte pour les postes au sein de l’administration publique.
L’Histoire l’a maintes fois démontré. Quand une communauté est menacée dans ces fondements par un ennemi, on remet le pouvoir pour un temps à ceux qui ont des compétences militaires. Il y a certes un risque que ces militaires gardent après le pouvoir. Mais on n’a pas trop vu des militaires d’un pays incendier les hôpitaux, les écoles, les bibliothèques, les musées, empêcher la circulation sur des routes stratégiques.
C’est triste à dire. Mais le pouvoir civil en Haïti est devenu encore plus délinquant, plus nauséabond que ce qu’on reprochait aux militaires de 1990.
C’est pour le triomphe de la délinquance qu’on a renvoyé l’armée.
C’est pour que la délinquance triomphe que ces pouvoirs délinquants, ces hommes d’affaires mafieux, empêchent au peu de militaires que nous avons, mais qui rêvent d’en découdre avec les bandits, de s’impliquer pleinement dans la lutte.
C’est pour cela aussi que ces pouvoirs délinquants empêchent souvent à la DCPJ d’effectuer son travail. Avec la DCPJ libre d’œuvrer, avec une justice efficiente, il faudrait alors construire un vaste pénitencier dans l’une de nos îles adjacentes.
Certains peuvent ruer dans les brancards pour défendre l’indéfendable. Mais la réalité est là. Les massacreurs sont à nos portes. Il faut nous débarrasser de cette engeance politicienne dans toutes les allées du pouvoir d’État.
Il faut revenir à nos institutions traditionnelles, enfin les moderniser et leur redonner la force dont elles ont besoin pour que nous puissions reprendre le contrôle de notre territoire et construire enfin ce pays.
Gary Victor
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