Un Noël pas comme les autres
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Ce mois de décembre 2024 est particulièrement éprouvant pour les habitants de la capitale. Les nuits sont de plus en plus voraces, et le crépitement incessant des fusils d'assaut rappelle à chacun que nous vivons un temps de guerre implacable. Les incendies répétés d’écoles, d’églises ou de simples habitations ne se comptent plus. Un état de guerre permanent s’est désormais installé dans nos rues.
Depuis ce dimanche 15 décembre, des hommes armés s’en prennent à ce que l’on appelle des "cibles molles", tels les camps de réfugiés. Le massacre, totalement indiscriminé, n’épargne aucun lieu. L’innocence de l’enfance est désormais brisée, et les personnes âgées, particulièrement vulnérables, ne sont pas protégées. Le viol, crime ignoble, semble devenu une sinistre banalité.
En somme, ils ont sombré dans la folie. Ivres du sang de nos compatriotes et fascinés par la mort érigée en totem, ils décrètent le "temps du grand massacre" et la fin de la vieille capitale, pourtant aguerrie par d’innombrables calamités.
Face à cet hallali de tous les dangers, un peuple résiste et refuse de disparaître. Ce peuple a besoin d’une solidarité agissante, et non de simples formules de condamnation venues de la communauté internationale.
La Police nationale aujourd'hui sur tous les fronts a besoin de l'appui de politiciens non obnubilés par leurs intérêts personnels, mais conscients de l'ampleur de la menace.
Le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a annoncé un ensemble de mesures dont on attend avec impatience les premiers effets, susceptibles de marquer le début d'une ère de relative paix des cœurs et des esprits. Il est toutefois navrant que, dans un contexte aussi délicat, certains responsables de haut rang se trouvent mêlés à un scandale désolant, fragilisant ainsi un État déjà déliquescent et impuissant face à ses responsabilités régaliennes. Sans une rupture nette avec ces dérives, le pays demeurera inexorablement prisonnier de ses propres démons.
Roody Edmé
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