L'Accord du 3 avril 2024 a du plomb dans l’aile. Le différend entre Gary Conille et le Conseil présidentiel de transition (CPT) vient de connaître un dénouement spectaculaire. Tel un simple directeur exécutif, le Premier ministre Conille s'est vu évincer par son « conseil d'administration ».
Chez nous, les conflits ne se résolvent jamais par une thérapie de groupe. Le président du CPT, Lesly Voltaire, avait prévenu que des têtes allaient tomber. Et bien, nous y sommes. On les ramasse à la pelle : un chef de gouvernement et son cabinet destitués en un seul week-end. Un nouveau Premier ministre, frais émoulu, est désormais à la tête de la primature.
Tout ce que nous, citoyens, pouvons souhaiter pour notre pays, c'est que la prochaine gestion dépasse les six mois. Nous espérons que le nouvel attelage tiendra jusqu'aux prochaines élections. Ce qui n'est pas peu dire, surtout quand on sait que le CPT lui-même est traversé par des vents contraires. Nous sommes encore dans l'œil d'un épouvantable cyclone politique.
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