L'angoisse
Écouter l'article
Les citoyens commencent par se poser des questions sur la présence des Forces Kenyanes dans notre pays.
Il y avait déjà des réticences.
On espérait qu’avec la présence de cette force on verrait une amélioration graduelle de la situation sécuritaire.
Mais, n’en déplaise à ceux qui nous sortent des bilans optimistes, les citoyens ont tout pour avoir l’impression que la situation s’empire.
Il est toujours impossible d’emprunter la route nationale #2 pour se rendre dans les départements du Sud.
La plupart de nos institutions de santé dans le centre ville, et dans de nombreuses zones du sud de la capitale ne peuvent pas fonctionner
L’Artibonite qui a une importance cruciale dans l’activité économique du pays semble contrôlé par les bandits. Pour aller au Cap-Haitien ou aux Gonaïves on ne peut plus emprunter la nationale #1.
Sommes-nous enfermés dans un boucle temporelle ou nous serons condamnés à répéter les mêmes erreurs ? Ou bien encore sommes nous dans l’impossibilité de trouver des hommes et des femmes capables de penser la situation que nous vivons afin de prendre les vraies mesures qui s’imposent.
Nous n’osons pas croire qu’il existerait au pays des secteurs qui considéreraient cette situation comme leur étant favorable pour la simple raison qu’ils peuvent en tirer tous les avantages économiques que l’illégalité et le chaos peuvent procurer.
Quant aux Forces Kenyanes, Haïti peut ruiner complètement leur réputation. Elle sont peut-être le jouet d’intérêts inavouables et si elles se prêtent au jeu, elles donneront raison aux secteur dans leur pays qui était contre leur venu en Haïti. Et puis finalement il y avait cette simple question à se poser sur la présence des Kenyans en Haïti. Qui allait leur donner les ordres. Ces mêmes autorités soupçonnées de collusion avec les gangs.
Ira-t-on aux élections dans cette fumisterie ? Combien de temps durera cette comédie macabre qui plait pourtant tant à ceux qui continuent à croire que tout va bien au pays ?
Gary Victor
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.