Les bilans de l’imposture
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Il faut toujours s’attendre à ce qu’un gouvernement présente un bilan dit positif ou bien… globalement positif.
Il faut alors parfois des spécialistes pour étudier ce bilan et pour y trouver les failles ou les mensonges.
Mais, il est difficile dans la situation que l’on vit actuellement en Haïti de donner un bilan mensonger.
À moins d’être enfermé dans sa tour d’ivoire ou d’être dérangé mentalement. On peut aussi se foutre totalement de la vie d’une dizaine de millions d’Haïtiens. Pour ce dernier exercice, on semble particulièrement doué.
Il ne peut pas y avoir de bilan positif ni pour le gouvernement ni pour la Police nationale tout autant qu’il y a des zones entières sous le contrôle des bandits. Il ne peut avoir aucun bilan positif tant que la Police nationale ne reprend pas le contrôle des commissariats et des sous-commissariats occupés et détruits par les bandits. On ne peut se prévaloir d’aucun bilan tout autant que les routes nationales sont sous le contrôle des gangs ce qui bloque complètement la circulation des biens et des personnes.
Une route dite internationale a été coupée par les bandits. Malpasse !
Pour se rendre dans le Sud-est, la population doit accepter le calvaire du Mòn Tèt Jak en passant par Furcy pour atteindre Seguin. Ce serait bien que le Premier Ministre et les Conseillers Présidents qui ne peuvent même pas se présenter du côté de Martissant fassent un tour par le Mòn Tèt Jak. Pour voir comment la gouvernance haïtienne est une imposture et reste une imposture.
De quel bilan parle-t-on ? Il faut aller demander leur avis à ces centaines de milliers de gens dont les activités économiques sont réduites à la plus simple expression. Il faut prendre l’avis de ces dizaines de milliers de déplacés. Il faut prendre l’avis de tous ceux qui fuient ce pays. Il faut prendre l’avis de tous ces honnêtes entrepreneurs qui triment dur pour ne pas fermer boutique. Toute la vie économique, sociale, culturelle prise en otage. Les plus hautes autorités du pays qui fuient un hôpital qu’elles prétendaient sous contrôle !
Il n’y a de bilan positif que pour les bandits et ceux qui les financent, ceux qui tirent les ficelles et qui font leur beurre de ce chaos.
Une responsable du gouvernement précédent avait parlé de territoires perdus.
Une république avec des territoires perdus ! Il ne peut pas y avoir de bilans dans une république avec des territoires perdus. Des territoires perdus qui s’étendent dans l’indifférence - la complicité - de nombreux responsables ! À moins que le bilan ne soit le démembrement de la république et l’installation du chaos.
Si des dirigeants ne peuvent pas s’atteler à remembrer la république, ils ne sont pas à leur place.
Messieurs les marquis et les marquises, tout ne va pas très bien. Au contraire rien ne va. Appelons un chat un chat. C’est le désastre !
Gary Victor
2 commentaires
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Carly Dollin
Ils ont perdu le sens de la honte !
Henri D. Baptiste
Oui, ces garnements peuvent parler de bilans! Certains laissent la précarité. D'autres se préparent pour de bons vieux jours. Krèy pwezidansyèl la bon pou yo, li pa bon pou peyi à tous les points de vue. Les Paul Denis, Annick Francois Joseph, Jean Max Bellerive... et Yves Romain Bastien passent dans ma mémoire. Nou pap gen chans rankontre ak zonbi yo. Janm ta renmen wè zonbi Bellerive ak Bastien pou m wè si yo toujou awogan. Il était une fois un certain marasa Preval dans ses oeuvres d'apprenti sorcier dans une société tête en bas. Le temps passe très vite...