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Éditorial

S’entendre pour le bien de tous

S’entendre pour le bien de tous

Dans une note, la Direction des affaires juridiques du Conseil électoral provisoire a rappelé aux intéressés que « le délai de dépôt des documents pour la contestation des résultats préliminaires expire demain vendredi 2 décembre à 10 h, conformément aux articles 175 et 183 du décret électoral ». Passé ce délai, a rappelé cette direction, aucun recours ne sera pris en compte. S’il y a un mouvement de contestation dans les rues limitées à certaines zones — contrôlées dans le temps par un secteur politique —, mouvement qui va jusqu’au saccage et à la destruction de biens privés, on ne sait pas encore dans les détails quelle forme a prise la contestation légale des résultats préliminaires surtout par les deux autres candidats dont le nombre de votes dépasse de loin celui réalisé par le candidat dont l’une des voix les plus autorisées de son parti avait appelé au dechoukaj électoral si le pouvoir ne lui revenait pas comme de droit.

Dans une note, la Direction des affaires juridiques du Conseil électoral provisoire a rappelé aux intéressés que « le délai de dépôt des documents pour la contestation des résultats préliminaires expire demain vendredi 2 décembre à 10 h, conformément aux articles 175 et 183 du décret électoral ». Passé ce délai, a rappelé cette direction, aucun recours ne sera pris en compte.

S’il y a un mouvement de contestation dans les rues limitées à certaines zones — contrôlées dans le temps par un secteur politique —, mouvement qui va jusqu’au saccage et à la destruction de biens privés, on ne sait pas encore dans les détails quelle forme a prise la contestation légale des résultats préliminaires surtout par les deux autres candidats dont le nombre de votes dépasse de loin celui réalisé par le candidat dont l’une des voix les plus autorisées de son parti avait appelé au dechoukaj électoral si le pouvoir ne lui revenait pas comme de droit.

Encore une fois, on ne peut qu’être étonné de voir comment des politiciens peuvent faire fi des intérêts supérieurs d’une nation alors que tous les paramètres de sa vie économique sont au rouge. Le spectacle qui se déroule devant nos yeux nous donne presque à penser que les fauves sont lâchés. Mais les fauves n’ont pas d’horizon. Leur univers n’est que l’immédiateté de leur ressenti prédominé par leurs instincts primaires. La nation n’a que faire de gens qui sont incapables de penser le présent pour construire un futur où l’inclusion sera un fait et non plus un concept fumeux.

 La terreur a été utilisée dans le temps comme arme politique. Pour faire plier des majorités. Pour forcer les citoyens toujours peureux au silence afin qu’une minorité puisse imposer ses vues au nom d’un peuple que, souvent, elle méprise et qu’elle ne fait qu’utiliser. Mais dans ce temps où nous parlions, ces minorités faisaient leur possible pour gommer, pour cacher cette terreur, pour l’habiller de tous les vêtements possibles. Aujourd’hui avec une circulation aussi rapide de l’information aux quatre coins de la planète, la terreur se retourne contre eux. On devient hideux, infréquentable, et même ceux, qui derrière les murs pensaient à la longue à jouir des fruits de ce pouvoir gagné par la terreur et l’intimidation, jugent à un certain moment que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

La terreur, l’intimidation sont souvent aussi des outils de dernier recours quand on s’aperçoit que la bataille est perdue. On est encore plus empêtré dans sa haine si on comprend qu’on est seul responsable de sa défaite et que l’ennemi, finalement, vous vous êtes évertué presque avec sottise à le créer, à le façonner.

On continuera à le répéter. Le pays a besoin de paix et de justice. Le pays a besoin qu’on fasse des affaires en toute sécurité sans que le premier quidam venu puisse mettre en péril des investissements sans lesquels le développement est impossible. Le pays a besoin qu’on se penche sur les besoins fondamentaux de la population. La santé. Le logement. L’éducation. L’environnement. Les loisirs sains. Nous devons parvenir à nous mettre ensemble pour bâtir une nation. Pendant que nous nous entredéchirons, nous perdons tout respect de nousmêmes, oubliant que nos voisins d’en face nous dament le pion maintenant dans tous les domaines. Leur classe politique s’entend sur un minimum, de plus en plus sur un maximum contre l’intérêt de notre pays.

Dans le cadre du Festival Étonnants Voyageurs, nous recevons des invités de marque cette fin de semaine. L’autre fin de semaine, ce sera au tour de la Foire internationale du Livre d’Haïti d’en faire de même. Notre pays s’enorgueillit de sa production littéraire et artistique. Il est temps que nos politiciens comprennent leurs laideurs et y mettent fin.

S’entendre pour le bien de tous. On ne pourra y échapper.

Gary Victor

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