radiotelepacific@gmail.com
Radio Pacific 101.5 fm
Éditorial

Plaidoyer pour un nouveau bicentenaire

Plaidoyer pour un nouveau bicentenaire

Au nombre des travaux d’aménagement urbain annoncés et entamés par le président de la République, au point d’avoir obtenu une bonne note de la BID, en termes de promesses d’aide financière, il serait nécessaire de penser au Bicentenaire. Une ville comme Montréal, déjà bien pourvue en espaces verts, en demande toujours davantage à chaque changement de gouvernement municipal. Avec un budget annuel de quinze milliards de dollars, elle peut aller bien plus loin que Port-au-Prince.Même avec des surfacturations censurées par la Commission Charbonneau, les contrats d’aménagement urbain sont quand même exécutés à temps et à la perfection. Chez nous, par contre, nos routes sont très larges sur papier et indécemment étroites dans la réalité.

Au nombre des travaux d’aménagement urbain annoncés et entamés par le président de la République, au point d’avoir obtenu une bonne note de la BID, en termes de promesses d’aide financière, il serait nécessaire de penser au Bicentenaire. Une ville comme Montréal, déjà bien pourvue en espaces verts, en demande toujours davantage à chaque changement de gouvernement municipal. Avec un budget annuel de quinze milliards de dollars, elle peut aller bien plus loin que Port-au-Prince.Même avec des surfacturations censurées par la Commission Charbonneau, les contrats d’aménagement urbain sont quand même exécutés à temps et à la perfection. Chez nous, par contre, nos routes sont très larges sur papier et indécemment étroites dans la réalité. À quand une commission genre Charbonneau en Haïti, qui pourrait demander des comptes à la OAS par exemple, via l’ambassade du Brésil, pour la dilapidation des fonds de la route de Jérémie?À Montréal, à peine Valérie Plante est-elle devenue la première citoyenne de la ville, en remplacement de Denis Coderre, la question d’une nouvelle Montréal se pose à sa prochaine administration. Le maire de Port-au-Prince, qui a déjà vécu dans cette ville du Québec, sait de quoi je parle. En 1967, Jean Drapeau se faisait un point d’honneur de mettre Montréal sur la carte du monde, et cette visibilité positive ne cesse de s’accroitre. Port-au-Prince n’est pas moins visible que Montréal et d’autres grandes villes du monde, mais plutôt dans le sens de l’insalubrité. Aucun aménagement paysager, même au Champ-de-Mars, qui pourrait témoigner du respect pour nos héros de l’Indépendance.Il existe à Montréal une bourgeoisie « propre », genre « société civile », qui investit dans les hôpitaux, les universités, ainsi que dans plusieurs travaux d’infrastructure à caractère national. De grandes arènes sont construites pour l’exploitation des capacités sportives de la jeunesse, qui n’a aucune raison d’opter pour des ligues majeures étrangères, car elle est prise en charge localement par une bourgeoisie progressiste et non rétrograde comme celle d’Haïti. À Montréal, les Saputo sont renommés pour leur implication dans tout ce qui relève des infrastructures sportives. D’autres grands noms de famille québécois comme les Paquette, les Leclerc, les Deschênes, les Desjardins, pour ne citer que ceux-là, mettent sur pied de grandes entreprises de développement, qui les enrichissent, certes, mais dont les ristournes vont au petit peuple, car sa santé est garantie par un système de soins médicaux généralisés.Le Québec est issu comme nous d’une société terrienne d’il y a moins de soixante-ans, mais qui a su vaincre sa tribalité, dépasser son individualité, pour prendre la courbe du développement solidaire, par sa compréhension de la division du travail et son sens du partage. Cent cinquante-ans avant la « Révolution tranquille » au Québec, Haïti avait opté pour un plan agraire basé sur la distribution équitable des terres coloniales. Un socialisme avant la lettre qui n’a d’égal en Amérique que le système cubain à visage humain et l’expérience québécoise de solidarité sociale.Comme approche nouvelle et inédite des infrastructures décentralisées, les travaux entrepris dans le Sud et dans le Nord par l’Administration Moïse/Lafontant laissent augurer des lendemains meilleurs pour Haïti ; il s’agira d’avoir l’esprit critique et non « de critique » pour en mesurer les tenants et aboutissants, dans un délai de grâce raisonnable.Pour revenir à l’urbanisation de Port-au-Prince, il revient au maire Chevry lui-même, qui a vécu au Québec, plus particulièrement à Montréal, de faire des propositions au gouvernement, tout en incitant les riches à prendre leurs responsabilités envers la ville et ses alentours. Le relèvement de la Cité de l’exposition est une nécessité absolue.Six ans après une « révolution », le territoire libyen est transformé en un immense désert de non-droit abritant tous les honteux trafics sous l’oeil indifférent de puissances « tutrices ».L’indignation doit vite céder la place à des actions fermes et résolues. La partie saine du monde se doit de réagir avec vigueur face aux tentations maléfiques de revenir aux époques sombres de l’homme-bétail et à la fascination pour le vide abyssal de l’inhumanité.Mais quand des groupes, aveuglés par des intérêts mesquins, oublient cette simple vérité, et travaillent au maintien d’un état de fait qui détruit des pans entiers de l’édifice social, ils oeuvrent pour l’illégalité et fomentent ainsi de véritables menaces pour la sécurité nationale.À cause d’eux, les êtres humains peuvent devenir des fauves affamés.Et quand on se retrouve confronté à des fauves affamés, il est trop tard pour disserter sur la légalité.Faisons donc en sorte de promouvoir et de rester dans la légalité. La vraie légalité. Pas celle qui arrange celui-ci ou celui-là. Un sénateur qui déchire un rapport en pleine séance oui c’est violent. Choquant pour les bien-pensants hypocrites.Mais notre drapeau, notre dignité qu’on déchire chaque jour avec des dirigeants incapables même de gérer l’espace physique à un kilomètre à la ronde de leurs propres bureaux n’est-ce pas de la violence ? Ce n’est pas de la violence dans les rues dont il faut avoir peur. C’est de ceux qui utilisent cette violence pour venir donner du sang frais au monstre. Car ils ont tous usé de cette violence pour arriver au pouvoir pour venir se repaitre des violences aveugles d’un système injuste, inégalitaire et terriblement anachroniqueC’est aux violences de ce système qu’il faut s’attaquer. Ce système, cet État voyou qui sont une offense à la dignité de l’Homme.

 Mérès M. Weche

   

 Roody Edmé

Roody Edmé

L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?

 Roody Edmé

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Éditorial

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, sans inscription.

Rubriques à suivre