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Éditorial

Le symbolisme d’une journée d’octobre

Le symbolisme d’une journée d’octobre

La nécessité de dialogue qui s’impose aux acteurs politiques haïtiens d’aujourd’hui fut la ligne de conduite adoptée par Jean-Jacques Dessalines et Alexandre Pétion, qui eurent pourtant de sérieux contentieux à vider sur la meilleure composition sociale pour ce pays et la manière de le gouverner. Le défaut de la cuirasse persista malheureusement après l’Indépendance, provoquant ainsi d’autres types de frictions conduisant à l’assassinat de l’Empereur, le 17 octobre 1806. Quelle que soit notre chapelle politique, nous avons tous le privilège et le droit de nous réclamer de ce titan qui avait compris la nécessité de mettre les intérêts supérieurs de la nation au-dessus des querelles partisanes. Dans le seul but d’unification, de sauvegarde et de prospérité de la nation.

La nécessité de dialogue qui s’impose aux acteurs politiques haïtiens d’aujourd’hui fut la ligne de conduite adoptée par Jean-Jacques Dessalines et Alexandre Pétion, qui eurent pourtant de sérieux contentieux à vider sur la meilleure composition sociale pour ce pays et la manière de le gouverner. Le défaut de la cuirasse persista malheureusement après l’Indépendance, provoquant ainsi d’autres types de frictions conduisant à l’assassinat de l’Empereur, le 17 octobre 1806. Quelle que soit notre chapelle politique, nous avons tous le privilège et le droit de nous réclamer de ce titan qui avait compris la nécessité de mettre les intérêts supérieurs de la nation au-dessus des querelles partisanes. Dans le seul but d’unification, de sauvegarde et de prospérité de la nation.Les temps ont changé certes, mais la fébrilité de notre Indépendance demeure encore notre point faible dans un hémisphère où l’on nous affuble de tous les maux. J’en appelle à nos politiciens et intellectuels d’aujourd’hui de s’armer de courage pour dire non à l’inacceptable. Nous ne pouvons nous permettre de laisser la nation s’effondrer, sans un appel à cette jeunesse découragée, décontenancée, qui perd confiance dans la notion de «Pays». Professeurs d’histoire et de lettres, il est venu le temps de cesser le bourrage de crâne pour apprendre à nos Jeunes le degré d’ignominie contenu dans l’acte crapuleux d’assassinat de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines, le 17 octobre 1806. En littérature haïtienne, dites leur que l’École patriotique et La Génération de la Ronde furent des champs de réflexion sur les maux du pays, à des moments où notre chère Indépendance se lisait en pointillé. En d’autres temps, apprenez-leur que Louis-Joseph Janvier, Jacques Roumain, Jacques Stephen Alexis et tant d’autres, ont été des modèles de fierté pour ce pays. Ce ne furent pourtant pas des gérontes, mais des jeunes. Dessalines, lui-même, n’avait que 48 ans à sa mort, et il avait tant réalisé avant cet âge.Après les impératifs de l’Indépendance qui ont affaibli, reconnaissons-le, nos infrastructures nationales, ce sont les armes de la dialectique et non les baïonnettes qui doivent aujourd’hui occuper le devant de la scène politique haïtienne. L’heure est au compromis, pour reconstruire mentalement et physiquement ce pays dévasté, démoralisé, qui a perdu mémoire et structure. «Je cherche un homme», disait Diogène, qui se promenait en plein midi dans les rues d’Athènes, avec une lanterne à la main. Politiciens et intellectuels de tous bords, posons-nous cette question : ce «Homme» dont parlait Diogène - qui peut être aussi une femme - à l’heure de l’égalité des chances, peut-on le trouver chez nous, au moment où nous en avons le plus besoin?Cette capacité qu’avait l’Haïtien de se libérer du joug de l’esclavage, en prenant son courage à deux mains, face au colonialisme, sous les boulets et la mitraille, s’est-elle à jamais évanouie? La réponse ne réside pas dans les invectives politiciennes, qui transforment nos Jeunes en chairs à canon, à des fins strictement personnelles. D’habitude, quand ces derniers finissent de revendiquer des poings et des pieds, ils se voient abandonnés à leur propre sort, n’ayant d’autre recours que les soi-disant eldorados étrangers.Que l’on soit au pouvoir ou dans l’opposition, cette problématique spécifique nous concerne tous, à ce moment critique de notre histoire de peuple! Que ce énième rappel de l’assassinat de l’Empereur Jean- Jacques Dessalines, l’illustre fondateur de la nation, nous ramène à la « raison »! Conjurons ensemble le testament des Libéraux du XIXsiècle, qui ternissent son image et sa mémoire, en le traitant de «sanguinaire». Au nom d’une répugnante idéologie de couleur. Pour le pays, pour les ancêtres, marchons unis.Nous avons déjà été témoins de parodies de dialogue qui se sont révélées des parties de poker menteur, et à chaque fois ces échecs répétés nous ont éloigné les uns des autres et rongé un peu plus le lien social.Nous ne pouvons que plaider dans ce journal pour l’émergence d’une ère nouvelle plus apaisée dans la confrontation démocratique des idées sans fausse concession ni compromis mou, mais dans le respect des normes démocratiques et du droit souverain à la différence...Pour inventer un cycle de confiance,il faudrait commencer par discuter de nos désaccords.Les racines de ce système sont profondes et les changements de gouvernement réalisés de manière superficielle ne font que tourner la roue dans l’autre sens, sans changer profondément la nature prédatrice de l’État. Au fond, il n’y a que la tête des clients qui change, mais les pratiques demeurent les mêmes.À moins que l’on veuille se voiler la face et accoucher de manière saisonnière des mêmes monstres de l’Histoire, après une ultime et éphémère jouissance.C’est irresponsable de citer le notable, mais quand on a peur, tout est permis.La voie du dialogue est dévalorisante pour un chef fier. Malheureusement , c’est la seule.Roody Edmé Un sénateur qui déchire un rapport en pleine séance oui c’est violent. Choquant pour les bien-pensants hypocrites.Mais notre drapeau, notre dignité qu’on déchire chaque jour avec des dirigeants incapables même de gérer l’espace physique à un kilomètre à la ronde de leurs propres bureaux n’est-ce pas de la violence ? Ce n’est pas de la violence dans les rues dont il faut avoir peur. C’est de ceux qui utilisent cette violence pour venir donner du sang frais au monstre. Car ils ont tous usé de cette violence pour arriver au pouvoir pour venir se repaitre des violences aveugles d’un système injuste, inégalitaire et terriblement anachroniqueC’est aux violences de ce système qu’il faut s’attaquer. Ce système, cet État voyou qui sont une offense à la dignité de l’Homme.

 Mérès M. Weche

   

 Roody Edmé

Roody Edmé

L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?

 Roody Edmé

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