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Éditorial

Sortir de l’impasse !

Sortir de l’impasse !

L’idée de dialogue national agitée depuis quelques jours dans nos colonnes et sur certaines ondes semble faire son chemin dans les avenues du pouvoir et dans certains cercles de l’Opposition. L’appel patriotique de Mme Odette Roy Fombrun au chef de l’État lui enjoignant à plus d’humilité a constitué un tournant dans le processus qui semble être mis en branle. C’est le voeu de tout citoyen responsable de voir les Haïtiens enfin se parler sur des questions essentielles concernant l’avenir du pays.

L’idée de dialogue national agitée depuis quelques jours dans nos colonnes et sur certaines ondes semble faire son chemin dans les avenues du pouvoir et dans certains cercles de l’Opposition. L’appel patriotique de Mme Odette Roy Fombrun au chef de l’État lui enjoignant à plus d’humilité a constitué un tournant dans le processus qui semble être mis en branle. C’est le voeu de tout citoyen responsable de voir les Haïtiens enfin se parler sur des questions essentielles concernant l’avenir du pays. Et le geste du président Jovenel Moïse de se rendre respectueusement chez cette dame qui s’est élevée au-dessus des partis est un signe encourageant.Une hirondelle ne fait certes pas le printemps, mais il est bon dans ce pays, où la déprime et le déclin sont les choses du monde les plus partagées, de guetter et de souligner le moindre signal indiquant une direction opposée à la politique traditionnelle des chefs aux petits pieds bouffis d’orgueil et droits dans leurs bottes.Le président a un rôle clé à jouer dans la mise en place des mécanismes de ce dialogue qui doit se faire sans exclusif. Il a commencé à rencontrer des secteurs pour déblayer le terrain et le débat formel avec les partis politiques sur la question du financement selon le voeu de la Constitution doit se faire en toute transparence. Voilà un bon début de discussions autour d’une question stratégique pour notre démocratie flageolante qui a besoin d’être renforcée par des partis politiques structurés et organisés sur l’ensemble du territoire.Des partis prêts à jouer le jeu institutionnel et qui ne seraient pas tentés par des interruptions intempestives du processus constitutionnel. Cependant, plein de dangers menacent toute tentative d’instaurer un tel dialogue : l’absence dans le landerneau politique de la culture du compromis, la mentalité de gladiateurs de certains pyromanes de la démocratie dont les déclarations ont une persistante odeur de soufre, la tendance du pouvoir traditionnel haïtien à pervertir les meilleures initiatives et surtout les sirènes de la corruption qui chantent sur les rives d’un État prédateur.Il se pose pour le pouvoir, de même que pour les autres composantes de la société, la nécessité “d’inventer le dialogue”, comme l’a affirmé un de nos éditorialistes. Le mot « inventer » implique de nouveaux paradigmes et la mise en place prudente de mécanismes garantissant la crédibilité du processus dans un pays dévoré par une grave crise de confiance.Nous avons déjà été témoins de parodies de dialogue qui se sont révélées des parties de poker menteur, et à chaque fois ces échecs répétés nous ont éloigné les uns des autres et rongé un peu plus le lien social.Nous ne pouvons que plaider dans ce journal pour l’émergence d’une ère nouvelle plus apaisée dans la confrontation démocratique des idées sans fausse concession ni compromis mou, mais dans le respect des normes démocratiques et du droit souverain à la différence...Pour inventer un cycle de confiance,il faudrait commencer par discuter de nos désaccords.Les racines de ce système sont profondes et les changements de gouvernement réalisés de manière superficielle ne font que tourner la roue dans l’autre sens, sans changer profondément la nature prédatrice de l’État. Au fond, il n’y a que la tête des clients qui change, mais les pratiques demeurent les mêmes.À moins que l’on veuille se voiler la face et accoucher de manière saisonnière des mêmes monstres de l’Histoire, après une ultime et éphémère jouissance.C’est irresponsable de citer le notable, mais quand on a peur, tout est permis.La voie du dialogue est dévalorisante pour un chef fier. Malheureusement , c’est la seule.Roody Edmé Un sénateur qui déchire un rapport en pleine séance oui c’est violent. Choquant pour les bien-pensants hypocrites.Mais notre drapeau, notre dignité qu’on déchire chaque jour avec des dirigeants incapables même de gérer l’espace physique à un kilomètre à la ronde de leurs propres bureaux n’est-ce pas de la violence ? Ce n’est pas de la violence dans les rues dont il faut avoir peur. C’est de ceux qui utilisent cette violence pour venir donner du sang frais au monstre. Car ils ont tous usé de cette violence pour arriver au pouvoir pour venir se repaitre des violences aveugles d’un système injuste, inégalitaire et terriblement anachroniqueC’est aux violences de ce système qu’il faut s’attaquer. Ce système, cet État voyou qui sont une offense à la dignité de l’Homme.

 Mérès M. Weche

   

 Roody Edmé

Roody Edmé

L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?

 Roody Edmé

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