radiotelepacific@gmail.com
Radio Pacific 101.5 fm
Éditorial

La MINUSTAH, pour qu’on s’en souvienne

La MINUSTAH, pour qu’on s’en souvienne

Mission accomplie pour les troupes brésiliennes de la Mission des Nations unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), selon Mme Sandra Honoré. Le chef de la mission a affirmé que les militaires brésiliens ont largement contribué au retour de la stabilité en Haïti. Ce qui devrait pratiquement ouvrir la voie au développement socio-économique du pays.Lors d’une cérémonie organisée début septembre à la base Jaborandy à Tabarre et devant marquer la fin des opérations des Casques bleus brésiliens déployés depuis 13 ans dans le pays au sein de la MINUSTAH, la diplomate a estimé que les responsables militaires du Brésil ont mené à bien leur mission.

Mission accomplie pour les troupes brésiliennes de la Mission des Nations unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), selon Mme Sandra Honoré. Le chef de la mission a affirmé que les militaires brésiliens ont largement contribué au retour de la stabilité en Haïti. Ce qui devrait pratiquement ouvrir la voie au développement socio-économique du pays.Lors d’une cérémonie organisée début septembre à la base Jaborandy à Tabarre et devant marquer la fin des opérations des Casques bleus brésiliens déployés depuis 13 ans dans le pays au sein de la MINUSTAH, la diplomate a estimé que les responsables militaires du Brésil ont mené à bien leur mission. Elle a rappelé le contexte de violence ayant entouré leur déploiement en Haïti en 2004. Le ministre brésilien de la défense, présent à cette cérémonie, a salué le travail réalisé par ses 36000 soldats qui se sont relayés sur le terrain. Il a précisé qu’il revient à la Police nationale d’Haïti (PNH) d’assurer la sécurité dans le pays.À la question de savoir si un éventuel appui du Brésil au processus de remobilisation des Forces armées d’Haïti (FADH) est garanti, le ministre Raul Jugmann a fait savoir que ce dossier sera bel et bien discuté avec son homologue haïtien Hervé Denis qui devrait bientôt visiter le Brésil.Créée par la résolution 1542 du 30 avril 2004 du Conseil de sécurité de l’ONU, en vue de soutenir le gouvernement de transition, la MINUSTAH avait pour mission d’assurer un environnement sûr et stable, aider à surveiller, restructurer et réformer la PNH, mettre en oeuvre des programmes durables de désarmement, de démobilisation et de réintégration, favoriser le rétablissement et le maintien de l’État de droit, de la sécurité et de l’ordre public en Haïti, protéger les civils se trouvant sous les menaces imminentes de violence physique. Menu copieux. Surréaliste?Dans le même esprit, la PNH passe régulièrement au crible la situation sécuritaire du pays à partir de données permettant d’établir le baromètre de la criminalité et de la délinquance au niveau des agglomérations. Des mesures visant à améliorer la sécurité sont souvent annoncées à grand renfort de publicité. Ce qui indique un travail harmonieux entre les agents de la PNH et les militaires onusiens. La hausse ou la baisse des cas d’homicides, de cambriolages et de vols à main armée sont souvent soulignées dans les rapports de police. Mais la population a toujours souhaité que ces deux forces puissent enfin trouver une nouvelle méthode de recensement des infractions.On estime que la mesure de l’insécurité dans la zone métropolitaine a été sous-estimée par la MINUSTAH depuis des années en raison de l’absence d’une politique nationale visant à renforcer la PNH qui, malgré ses maigres moyens, tente de se moderniser. Les défis sont de taille.Préoccupé par la problématique de l’insécurité, le Président Jovenel Moïse a évoqué à la 72assemblée générale de l’ONU la question de la reconstitution des FADH. Mais de quelle armée parlait le chef de l’État? De l’ Armée du Salut? D’un corps de génie? D’une armée sans armes qui sera utile au pays, en l’aidant à contrôler efficacement ses frontières, à se sécuriser et à pouvoir mieux se préparer à voler au secours des victimes lors des catastrophes naturelles ? Voilà les questions qui auront longtemps laissé perplexes des secteurs vitaux de la vie nationale.Dans son bilan non moins étriqué, Sandra Honoré a omis de faire état des efforts de la grande famille onusienne dans sa lutte en faveur de la paix civile en Haïti et ses corollaires inquiétants: la précarité des conditions de vie de la population, le désespoir, voire dans le processus de dédommagement des victimes innocentes du choléra. Certes, les Haïtiens victimes de cette épidémie ont été admis dans la clinique Médecins sans frontières, de même que la MINUSTAH, jusqu’au terme de sa mission, n’a cessé de mobiliser ses ressources logistiques pour contribuer aux efforts visant à contrer le fléau. Mais par-delà le remplacement des troupes multinationales par la MINUJUSTH qui aura de la peine à conserver sans filtre sa dignité de “mission onusienne de justice en Haïti”, le scandale bouleversant du choléra fera tache d’huile. Et les Haïtiens s’en souviendront toujours. Devoir de mémoire oblige.  Le problème pour arriver à cette démocratisation des services sera toujours le refus de ce système qui permet à de véritables maffias au sein de l’État d’enrichir des individus à tous les échelons de l’administration. Seule une volonté politique avec un fort appui populaire pourra initier de vraies réformes en ce sens. Pour les intérêts de la population, il faudra mettre en commun toutes les forces qui veulent espérer un autre État, un autre pays sans ségrégation d’aucune sorte. C’est ce qui doit se construire patiemment, sans se laisser distraire ou corrompre.Une certaine histoire nous rappelle que nous savons toujours nous soulever chaque fois  que les dés institutionnels sont pipés. Ce qui a toujours manqué, c’est une vraie offre politique capable d’aider ce peuple à habiter le territoire de ses ancêtres.Roody Edmé Un sénateur qui déchire un rapport en pleine séance oui c’est violent. Choquant pour les bien-pensants hypocrites.Mais notre drapeau, notre dignité qu’on déchire chaque jour avec des dirigeants incapables même de gérer l’espace physique à un kilomètre à la ronde de leurs propres bureaux n’est-ce pas de la violence ? Ce n’est pas de la violence dans les rues dont il faut avoir peur. C’est de ceux qui utilisent cette violence pour venir donner du sang frais au monstre. Car ils ont tous usé de cette violence pour arriver au pouvoir pour venir se repaitre des violences aveugles d’un système injuste, inégalitaire et terriblement anachroniqueC’est aux violences de ce système qu’il faut s’attaquer. Ce système, cet État voyou qui sont une offense à la dignité de l’Homme.

 Mérès M. Weche

   

 Roody Edmé

Roody Edmé

L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?

 Roody Edmé

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Éditorial

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, sans inscription.

Rubriques à suivre