Day of protest !
Un vent de fronde balaie le milieu sportif aux États-Unis suite à une remarque virulente du Président Trump à propos d’une nouvelle forme de protestation qui se répand chez les athlètes américains.C’est ainsi que pour protester contre les tensions raciales en Amérique et surtout l’attitude de plus en plus décomplexée des tenants de la suprématie blanche et du « national-socialisme américain » : certains athlètes et pas des moindres ont pris l’habitude au moment de l’exécution de l’hymne national américain de mettre un genou à terre. Une attitude qui exaspère au plus haut point la Maison Blanche et son chef qui ne laisse échapper aucune occasion pour lancer une nouvelle polémique. La vérité est que la gouvernance Trump a de quoi surprendre dans son pays et dans le monde.
Un vent de fronde balaie le milieu sportif aux États-Unis suite à une remarque virulente du Président Trump à propos d’une nouvelle forme de protestation qui se répand chez les athlètes américains.C’est ainsi que pour protester contre les tensions raciales en Amérique et surtout l’attitude de plus en plus décomplexée des tenants de la suprématie blanche et du « national-socialisme américain » : certains athlètes et pas des moindres ont pris l’habitude au moment de l’exécution de l’hymne national américain de mettre un genou à terre. Une attitude qui exaspère au plus haut point la Maison Blanche et son chef qui ne laisse échapper aucune occasion pour lancer une nouvelle polémique. La vérité est que la gouvernance Trump a de quoi surprendre dans son pays et dans le monde. Le chef de la plus grande puissance du monde ne s’embarrasse nullement du politiquement correct voire des contraintes sociales et/ou morales qui accompagnent son mandat de leader mondial.Aux Nations unies récemment, il a surpris le monde entier en lançant une violente diatribe contre la Corée du Nord. On peut comprendre l’impatience du Président américain face aux provocations de Kim Jong Un mais, de là à parler aussi crûment de l’apocalypse nucléaire dans le haut lieu international de la paix donne froid dans le dos. Certains se demandent non sans un certain humour si désormais à la Maison Blanche il y n’y a un nouveau Amadjinedad ! L’incident de Charlottesville du mois d’août dernier au cours duquel le Président Trump a renvoyé dos à dos les nationalistes de la droite ultra et ceux qui manifestaient contre leur posture raciste a divisé un peu plus une Amérique malade dans son magnifique projet d’épanouissement et de cohabitation des races. Un projet qui s’est défini lentement et douloureusement au prix de maints sacrifices. Et l’élection de Barak Obama avait été perçue comme l’hirondelle annonçant le nouveau printemps américain.La vague de fond sur laquelle a surfé Donald Trump pour arriver au bureau ovale semble avoir constamment besoin de tempêtes médiatiques et des polémiques sur les réseaux sociaux pour se maintenir. Le Président aime ces batailles de catch politique qui font montrer l’adrénaline de ses partisans. Il gouverne pour sa base et ne se préoccupe pas trop de consensus ! Une des éminences grises de son régime Svengali Roger a selon ce que rapporte le magazine Time fait cette confidence à un journaliste du New Yorker en 2008 : « Politics is not about uniting people…it’s about dividing people. And get your 51% ». Bien que Trump ait affirmé après le drame de Charlottesville que le racisme était condamnable. Son attitude les jours suivants a ouvert la voie à de nombreuses controverses sur le nouveau visage de l’Amérique qu’il veut diriger. Il se trouve qu’au-delà des protestations et des analyses dans la presse et même dans le camp de certains républicains du Congrès, le président est soutenu par une partie de l’Amérique profonde intoxiquée par la théorie du « grand remplacement ».Une théorie ou plutôt un fantasme abondamment distillé dans les talkshows et qui brandit la menace d’une Amérique blanche submergée par les migrants. L’attitude combattive des athlètes américains de toutes les nuances de peau qui renouvellent leur attachement au drapeau et à leur patrie tout en refusant de céder au chantage nationaliste, est une marque de la vitalité de certains secteurs de la société civile américaine qui refusent le retour à un passé honni.La ségrégation administrative est visible dans toutes ces queues pour obtenir un papier, un document de l’État haïtien. On n’y verra très peu sinon pas du tout de citoyens d’autres classes sociales. Ces citoyens pour éviter les tracasseries savent comment s’y prendre. Ils jouent de leurs relations. Ou bien ils glissent entre les mains de certains une petite ou substantielle rémunération. Ils obtiennent ainsi plus ou moins rapidement le document. On arrive à penser que tout cela est normal. Ce faisant, on nourrit qu’on le veuille ou non le monstre de la corruption. Ce monstre a ainsi plus de force pour s’opposer à toute réforme qu’on voudrait entreprendre pour démocratiser l’accès aux services. Démocratiser les services ! Offrir de bons services sur un plan d’égalité à tous les citoyens dans un temps raisonnable et dans de bonnes conditions. C’est faisable. Il y a des moyens techniques pour cela. Les compétences sont disponibles. Certainement aussi les moyens financiers. Aucun citoyen ne refuse de payer ses taxes. Ce que les citoyens veulent, ce sont des services. Ils ne veulent surtout pas que leurs taxes servent à enrichir des gangsters déguisés en politiciens. Le problème pour arriver à cette démocratisation des services sera toujours le refus de ce système qui permet à de véritables maffias au sein de l’État d’enrichir des individus à tous les échelons de l’administration. Seule une volonté politique avec un fort appui populaire pourra initier de vraies réformes en ce sens. Pour les intérêts de la population, il faudra mettre en commun toutes les forces qui veulent espérer un autre État, un autre pays sans ségrégation d’aucune sorte. C’est ce qui doit se construire patiemment, sans se laisser distraire ou corrompre.Une certaine histoire nous rappelle que nous savons toujours nous soulever chaque fois que les dés institutionnels sont pipés. Ce qui a toujours manqué, c’est une vraie offre politique capable d’aider ce peuple à habiter le territoire de ses ancêtres.Roody Edmé Un sénateur qui déchire un rapport en pleine séance oui c’est violent. Choquant pour les bien-pensants hypocrites.Mais notre drapeau, notre dignité qu’on déchire chaque jour avec des dirigeants incapables même de gérer l’espace physique à un kilomètre à la ronde de leurs propres bureaux n’est-ce pas de la violence ? Ce n’est pas de la violence dans les rues dont il faut avoir peur. C’est de ceux qui utilisent cette violence pour venir donner du sang frais au monstre. Car ils ont tous usé de cette violence pour arriver au pouvoir pour venir se repaitre des violences aveugles d’un système injuste, inégalitaire et terriblement anachroniqueC’est aux violences de ce système qu’il faut s’attaquer. Ce système, cet État voyou qui sont une offense à la dignité de l’Homme.
Mérès M. Weche
Roody Edmé
Roody Edmé
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
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