“Autant en emporte le vent” !
Notre planète porte durement les stigmates des dernières catastrophes naturelles. L’Afrique vient de vivre de terribles coulées de boue qui ont fait de trop nombreuses victimes ; l’Asie a connu des pluies d’une intensité dramatique qui ont emporté vies et biens et l’Amérique du Nord au Sud s’est fait laminer par des ouragans d’une rare violence.Selon les experts le nombre de catastrophes naturelles a doublé entre 2010 et 2017 comparé à la décennie précédente. Toute chose qui prouve que quelque chose ne tourne pas rond sur notre bonne vieille planète. Les moult avertissements de divers comités de scientifiques quant au réchauffement climatique sont royalement ignorés par certains hommes d’État et non des moindres. Le Président Donald Trump dont le pays a été mortellement touché par une suite ininterrompue de cyclones considère le réchauffement de la planète comme une histoire inventée par des écolos fantasques. Et pourtant si ce n’est la cause principale de ce que nous vivons ces jours-ci, ce phénomène n’est nullement étranger à la violence des vents qui carburent à l’eau chaude au cours de leur périple par-dessus les océans. L’air chaud et saturé d’humidité est comme « un tigre » dans le moteur des cellules orageuses qui se forment audessus de l’Atlantique.Le dernier ouragan, Irma, dont la seule évocation provoque un frisson de terreur, qui a plongé dans la détresse les populations de la région caribéenne a atteint le plafond de verre de l’échelle de puissance établie en 1971 par l’ingénieur, Herbert Saffir, et le météorologue, Robert Simpson. Et cette puissance dévastatrice a eu en quelques heures l’effet d’une bombe nucléaire pulvérisant tout sur son passage. Le monde entier a pu voir les images impressionnantes des malheureuses îles de la Barbade, de Saint Barthelemy et de Saint-Martin transformées en amas de décombres sous l’impact fatal du monstre climatique. La grande île de Cuba a reçu de plein fouet les assauts de l’ouragan encore en pleine puissance. Selon les premières estimations, le passage d’Irma y aura provoqué des dégâts matériels considérables et une dizaine de morts.Alors que la planète subit les violences de phénomènes climatiques aussi soudains que violents : ouragans, incendies de forêts, grandes sécheresses ; la plus grande puissance du monde est dans le déni total du phénomène. L’administration Trump est en train de détricoter toutes les initiatives pro-climat prises par le gouvernement Obama, y compris l’interdiction de construire des infrastructures industrielles dans les zones inondables. Aux États-Unis la résistance s’est faite tenace face à la politique du « bélier » du président qui enfonce des portes ouvertes sur des questions aussi vitales pour l’environnement mondial.Et, comme si la terre n’avait pas assez de souffrir du comportement prédateur des humains, la Corée du Nord vient de provoquer un tremblement de terre artificiel lors de l’explosion souterraine d’une bombe à hydrogène sous le regard extatique du « guide » Kim Jong Un .Quelques jours plus tard la nature en faisait écho avec un puissant tremblement de terre de magnitude 8.1 sur la côte mexicaine. Il n’y a bien sûr, pour le moment, aucun rapport de cause à effet entre les deux phénomènes, sinon que ceux qui président bon gré mal gré à la destinée des peuples, doivent arrêter de jouer aux pyromanes de l’Apocalypse. Une nation ne saurait vivre dans une fatalité permanente. Le tout c’est d’être toujours prêt dans la mesure de nos moyens, en sachant que nous sommes un peuple au destin cousu de défis. Encore faut-il pouvoir arrêter de gaspiller le temps précieux entre deux catastrophes dans ces infinies parties de poker menteur.Les enfants iront donc à l’école avec des kits de 36 dollars ou avec rien. Les portes des établissements scolaires s’ouvrent, un ministre sort. Sa tête vient de tomber avec fracas !Tout un programme donc qui réclame des mesures rationnelles et urgentes et qui ne sauraient souffrir de démagogie, car il y a de quoi crier « au secours, un peuple à la mer » !
Notre planète porte durement les stigmates des dernières catastrophes naturelles. L’Afrique vient de vivre de terribles coulées de boue qui ont fait de trop nombreuses victimes ; l’Asie a connu des pluies d’une intensité dramatique qui ont emporté vies et biens et l’Amérique du Nord au Sud s’est fait laminer par des ouragans d’une rare violence.Selon les experts le nombre de catastrophes naturelles a doublé entre 2010 et 2017 comparé à la décennie précédente. Toute chose qui prouve que quelque chose ne tourne pas rond sur notre bonne vieille planète. Les moult avertissements de divers comités de scientifiques quant au réchauffement climatique sont royalement ignorés par certains hommes d’État et non des moindres. Le Président Donald Trump dont le pays a été mortellement touché par une suite ininterrompue de cyclones considère le réchauffement de la planète comme une histoire inventée par des écolos fantasques. Et pourtant si ce n’est la cause principale de ce que nous vivons ces jours-ci, ce phénomène n’est nullement étranger à la violence des vents qui carburent à l’eau chaude au cours de leur périple par-dessus les océans. L’air chaud et saturé d’humidité est comme « un tigre » dans le moteur des cellules orageuses qui se forment audessus de l’Atlantique.Le dernier ouragan, Irma, dont la seule évocation provoque un frisson de terreur, qui a plongé dans la détresse les populations de la région caribéenne a atteint le plafond de verre de l’échelle de puissance établie en 1971 par l’ingénieur, Herbert Saffir, et le météorologue, Robert Simpson. Et cette puissance dévastatrice a eu en quelques heures l’effet d’une bombe nucléaire pulvérisant tout sur son passage. Le monde entier a pu voir les images impressionnantes des malheureuses îles de la Barbade, de Saint Barthelemy et de Saint-Martin transformées en amas de décombres sous l’impact fatal du monstre climatique. La grande île de Cuba a reçu de plein fouet les assauts de l’ouragan encore en pleine puissance. Selon les premières estimations, le passage d’Irma y aura provoqué des dégâts matériels considérables et une dizaine de morts.Alors que la planète subit les violences de phénomènes climatiques aussi soudains que violents : ouragans, incendies de forêts, grandes sécheresses ; la plus grande puissance du monde est dans le déni total du phénomène. L’administration Trump est en train de détricoter toutes les initiatives pro-climat prises par le gouvernement Obama, y compris l’interdiction de construire des infrastructures industrielles dans les zones inondables. Aux États-Unis la résistance s’est faite tenace face à la politique du « bélier » du président qui enfonce des portes ouvertes sur des questions aussi vitales pour l’environnement mondial.Et, comme si la terre n’avait pas assez de souffrir du comportement prédateur des humains, la Corée du Nord vient de provoquer un tremblement de terre artificiel lors de l’explosion souterraine d’une bombe à hydrogène sous le regard extatique du « guide » Kim Jong Un .Quelques jours plus tard la nature en faisait écho avec un puissant tremblement de terre de magnitude 8.1 sur la côte mexicaine. Il n’y a bien sûr, pour le moment, aucun rapport de cause à effet entre les deux phénomènes, sinon que ceux qui président bon gré mal gré à la destinée des peuples, doivent arrêter de jouer aux pyromanes de l’Apocalypse. Une nation ne saurait vivre dans une fatalité permanente. Le tout c’est d’être toujours prêt dans la mesure de nos moyens, en sachant que nous sommes un peuple au destin cousu de défis. Encore faut-il pouvoir arrêter de gaspiller le temps précieux entre deux catastrophes dans ces infinies parties de poker menteur.Les enfants iront donc à l’école avec des kits de 36 dollars ou avec rien. Les portes des établissements scolaires s’ouvrent, un ministre sort. Sa tête vient de tomber avec fracas !Tout un programme donc qui réclame des mesures rationnelles et urgentes et qui ne sauraient souffrir de démagogie, car il y a de quoi crier « au secours, un peuple à la mer » !
Parlant de ce cyclone qui s’abat actuellement sur le golfe du Mexique et les côtes texanes, les rafales de vent avaient atteint vendredi les 215 km/h, selon les précisions du Centre national américain des ouragans (NHC). Ce qui devait être une tempête tropicale est devenu un ouragan, comme ce fut le cas pour Matthew, qui avait durement frappé le Sud et la Grand’Anse à pareille époque. Un vieux proverbe créole nous dit : « Remak se fwap ». Et il n’y a pas que ce court dicton de la sagesse haïtienne qui doit nous interpeller ; bien d’autres font autorité comme celui-ci : « Lè bab kanmarad pran dife, se mete pa w a la tranp ».
Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, sans jouer les pompiers, a agité personnellement la sonnette d’alarme : « Si vous attendez jusqu’à ce que vous vous rendiez compte du sérieux de la situation, il sera sans doute trop tard ».
Malheureusement en Haïti, tout repose sur l’État ; c’est ce qui le fait pressurer davantage la diaspora comme un citron. En cas de sinistre, le secteur privé des affaires oublie qu’il peut en subir aussi de graves conséquences. Ainsi, des fonds de soutien public devraient-ils être disponibles pour prévenir et non guérir. Un sinistre, genre séisme ou cyclone, affecte inévitablement les infrastructures industrielles et commerciales, mettant à mal l’économie du pays.
Actuellement aux États-Unis, plus de 45% de la capacité de raffinage du pétrole se retrouve en danger avec le passage de cet ouragan, qui a pourtant pris naissance, le 13 août dernier, au large de l’Atlantique, non loin de Cuba. Par conséquent dans le voisinage d’Haïti. Si son parcours avait changé de sens, nous aurions été l’hôte de ce terrible visiteur. Notre seul cri serait : « Manman pitit, mare vant ». Pourrions-nous éviter le pire ? C’est un pensez-y-bien.
Mérès M. Weche
Roody Edmé
Roody Edmé
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
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