De la gouvernance nationale
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Partout sur la planète où la démocratie constitue la règle principale du jeu politique, la passation de pouvoir se fait comme une lettre à la poste. Aux-États-Unis d’Amérique, ce qui compte le plus - en dépit d’inévitables controverses, dues aux différences de vision et d’approche électorales - ce sont les intérêts supérieurs de la nation. C’est en ce sens que Barak Obama avait laissé une lettre à la salle ovale de la Maison Blanche pour son successeur Donald Trump.C’est presque simultanément que Radio Canada, Associated Press et Agence France-Presse, ont rendu publique cette lettre, il y a quelques heures. Et c’est noir sur blanc que se lisent les conseils salutaires prodigués par le président sortant à son successeur à la Maison Blanche, sans avoir été de la même mouvance politique. De quoi porter un dirigeant ou un ex-dirigeant haïtien à faire son examen de conscience - s’il en est - sur le sort fait au pays, par manque d’éthique politique et par absence d’intérêt pour l’honneur et la survie de la nation. « Ne jamais perdre de vue l’importance des institutions démocratiques », écrit, d’entrée de jeu, Barak Obama. Plus loin, tenant compte du respect de la parole donnée, vis-à-vis de ses mandants, et sans démagogie aucune, il poursuit pour dire : « Des millions de personnes ont placé leurs espoirs en vous, et nous tous, au-delà des partis, devons espérer plus de prospérité et de sécurité sous votre présidence». Un rappel important fait dans cette lettre concerne la différence entre l’État et le gouvernement ; le premier étant vu comme personnification juridique de la nation, et le second comme appareil de service public, distinct d’une entreprise familiale. « Nous ne sommes que des occupants temporaires de ce poste », conseille Barak Obama à Donald Trump, et qui en profite pour mettre l’accent sur le respect des traditions, la séparation des pouvoirs et la protection des droits civiques.Conscient de l’impérieuse nécessité d’assurer le bien-être collectif, sans partisannerie basée sur la tribalité politique, l’ex-locataire de la Maison Blanche parle d’enterrer la hache de guerre, en dépit des différends électoraux, qui peuvent même avoir des répercussions sur la manière de gouverner. « Quelles que soient les tensions de la politique, au jour le jour, prévient Barak Obama, il nous appartient de laisser les instruments de notre démocratie, aussi forts que dans l’état dans lequel nous les avons trouvés ».À l’exemple de Donald Trump, l’état d’esprit d’un nouveau chef peut vouloir dire le chambardement de toutes les structures établies; il suffit de constater ses toutes premières mesures concernant, d’une part, l’Obamacare, réduit à néant, et d’autre part, la médecine de cheval appliquée aux bénéficiaires de la TPS. Ce n’est pas mieux non plus pour un nouveau gouvernement de suivre « à la lettre » la politique de son prédécesseur, sans tenir compte de ses erreurs et des impératifs de la conjoncture. Si ce va-t-en-guerre qu’est Donald Trump risque de conduire les États-Unis dans des conflits irréversibles, jusqu’à une possible troisième guerre mondiale, il est à prévoir aussi que le laxisme du gouvernement haïtien, par rapport à la lutte contre la corruption, puisse nous conduire à une débâcle sans précédant dans notre histoire de peuple.Une récente analyse de Trump, faite par un politologue américain, le décrit comme quelqu’un en mission de « blanchiment de peuple », compte tenu, non seulement de ses accointances avec les extrémistes blancs, mais aussi de sa politique d’immigration très « colorée ». Une nation ne saurait vivre dans une fatalité permanente. Le tout c’est d’être toujours prêt dans la mesure de nos moyens, en sachant que nous sommes un peuple au destin cousu de défis. Encore faut-il pouvoir arrêter de gaspiller le temps précieux entre deux catastrophes dans ces infinies parties de poker menteur.Les enfants iront donc à l’école avec des kits de 36 dollars ou avec rien. Les portes des établissements scolaires s’ouvrent, un ministre sort. Sa tête vient de tomber avec fracas !Tout un programme donc qui réclame des mesures rationnelles et urgentes et qui ne sauraient souffrir de démagogie, car il y a de quoi crier « au secours, un peuple à la mer » !
Partout sur la planète où la démocratie constitue la règle principale du jeu politique, la passation de pouvoir se fait comme une lettre à la poste. Aux-États-Unis d’Amérique, ce qui compte le plus - en dépit d’inévitables controverses, dues aux différences de vision et d’approche électorales - ce sont les intérêts supérieurs de la nation. C’est en ce sens que Barak Obama avait laissé une lettre à la salle ovale de la Maison Blanche pour son successeur Donald Trump.C’est presque simultanément que Radio Canada, Associated Press et Agence France-Presse, ont rendu publique cette lettre, il y a quelques heures. Et c’est noir sur blanc que se lisent les conseils salutaires prodigués par le président sortant à son successeur à la Maison Blanche, sans avoir été de la même mouvance politique. De quoi porter un dirigeant ou un ex-dirigeant haïtien à faire son examen de conscience - s’il en est - sur le sort fait au pays, par manque d’éthique politique et par absence d’intérêt pour l’honneur et la survie de la nation. « Ne jamais perdre de vue l’importance des institutions démocratiques », écrit, d’entrée de jeu, Barak Obama. Plus loin, tenant compte du respect de la parole donnée, vis-à-vis de ses mandants, et sans démagogie aucune, il poursuit pour dire : « Des millions de personnes ont placé leurs espoirs en vous, et nous tous, au-delà des partis, devons espérer plus de prospérité et de sécurité sous votre présidence». Un rappel important fait dans cette lettre concerne la différence entre l’État et le gouvernement ; le premier étant vu comme personnification juridique de la nation, et le second comme appareil de service public, distinct d’une entreprise familiale. « Nous ne sommes que des occupants temporaires de ce poste », conseille Barak Obama à Donald Trump, et qui en profite pour mettre l’accent sur le respect des traditions, la séparation des pouvoirs et la protection des droits civiques.Conscient de l’impérieuse nécessité d’assurer le bien-être collectif, sans partisannerie basée sur la tribalité politique, l’ex-locataire de la Maison Blanche parle d’enterrer la hache de guerre, en dépit des différends électoraux, qui peuvent même avoir des répercussions sur la manière de gouverner. « Quelles que soient les tensions de la politique, au jour le jour, prévient Barak Obama, il nous appartient de laisser les instruments de notre démocratie, aussi forts que dans l’état dans lequel nous les avons trouvés ».À l’exemple de Donald Trump, l’état d’esprit d’un nouveau chef peut vouloir dire le chambardement de toutes les structures établies; il suffit de constater ses toutes premières mesures concernant, d’une part, l’Obamacare, réduit à néant, et d’autre part, la médecine de cheval appliquée aux bénéficiaires de la TPS. Ce n’est pas mieux non plus pour un nouveau gouvernement de suivre « à la lettre » la politique de son prédécesseur, sans tenir compte de ses erreurs et des impératifs de la conjoncture. Si ce va-t-en-guerre qu’est Donald Trump risque de conduire les États-Unis dans des conflits irréversibles, jusqu’à une possible troisième guerre mondiale, il est à prévoir aussi que le laxisme du gouvernement haïtien, par rapport à la lutte contre la corruption, puisse nous conduire à une débâcle sans précédant dans notre histoire de peuple.Une récente analyse de Trump, faite par un politologue américain, le décrit comme quelqu’un en mission de « blanchiment de peuple », compte tenu, non seulement de ses accointances avec les extrémistes blancs, mais aussi de sa politique d’immigration très « colorée ». Une nation ne saurait vivre dans une fatalité permanente. Le tout c’est d’être toujours prêt dans la mesure de nos moyens, en sachant que nous sommes un peuple au destin cousu de défis. Encore faut-il pouvoir arrêter de gaspiller le temps précieux entre deux catastrophes dans ces infinies parties de poker menteur.Les enfants iront donc à l’école avec des kits de 36 dollars ou avec rien. Les portes des établissements scolaires s’ouvrent, un ministre sort. Sa tête vient de tomber avec fracas !Tout un programme donc qui réclame des mesures rationnelles et urgentes et qui ne sauraient souffrir de démagogie, car il y a de quoi crier « au secours, un peuple à la mer » !
Parlant de ce cyclone qui s’abat actuellement sur le golfe du Mexique et les côtes texanes, les rafales de vent avaient atteint vendredi les 215 km/h, selon les précisions du Centre national américain des ouragans (NHC). Ce qui devait être une tempête tropicale est devenu un ouragan, comme ce fut le cas pour Matthew, qui avait durement frappé le Sud et la Grand’Anse à pareille époque. Un vieux proverbe créole nous dit : « Remak se fwap ». Et il n’y a pas que ce court dicton de la sagesse haïtienne qui doit nous interpeller ; bien d’autres font autorité comme celui-ci : « Lè bab kanmarad pran dife, se mete pa w a la tranp ».
Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, sans jouer les pompiers, a agité personnellement la sonnette d’alarme : « Si vous attendez jusqu’à ce que vous vous rendiez compte du sérieux de la situation, il sera sans doute trop tard ».
Malheureusement en Haïti, tout repose sur l’État ; c’est ce qui le fait pressurer davantage la diaspora comme un citron. En cas de sinistre, le secteur privé des affaires oublie qu’il peut en subir aussi de graves conséquences. Ainsi, des fonds de soutien public devraient-ils être disponibles pour prévenir et non guérir. Un sinistre, genre séisme ou cyclone, affecte inévitablement les infrastructures industrielles et commerciales, mettant à mal l’économie du pays.
Actuellement aux États-Unis, plus de 45% de la capacité de raffinage du pétrole se retrouve en danger avec le passage de cet ouragan, qui a pourtant pris naissance, le 13 août dernier, au large de l’Atlantique, non loin de Cuba. Par conséquent dans le voisinage d’Haïti. Si son parcours avait changé de sens, nous aurions été l’hôte de ce terrible visiteur. Notre seul cri serait : « Manman pitit, mare vant ». Pourrions-nous éviter le pire ? C’est un pensez-y-bien.
Mérès M. Weche
Roody Edmé
Roody Edmé
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
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