Irma !
À chaque fois que s’annonce une catastrophe, l’on s’interroge sur nos faibles capacités à y faire face et toujours resurgit surtout sur l’incrédulité d’une partie de la population qui doute de la parole de ceux qui nous dirigent. Une situation qui s’avère souvent catastrophique et qui apporte sur une base saisonnière son lot de peines et de misères. Bien que nous sachions à quoi nous sommes exposés chaque année, les conflits de basse intensité et les faits de corruption ralentissent la marche du pays et gangrènent l’appareil administratif incapable ainsi d’assurer la gestion rationnelle et responsable de nos maigres ressources, voire de nous préparer au pire. L’Association nationale des médias haïtiens s’est mise en mode d’alerte maximale et veut donner l’exemple d’un effort national pour faire face à la menace. Il serait de bon ton que d’autres organismes et institutions suivent le mouvement et qu’en accord avec les autorités étatiques une mobilisation générale soit décrétée à l’approche d’un tel monstre climatique.Seule une solidarité à la mesure de l’événement peut aider à l’atténuation de ses conséquences. À un moment où le Grand Sud se relève douloureusement du passage de Matthew, voilà que se pointe à l’horizon un cyclone majeur encore plus dévastateur que son « cousin » Harvey qui a durement éprouvé le Texas. Les informations qui parviennent jusqu’ici parlent d’un cyclone de catégorie 5 qui était attendu ce mercredi sur Porto-Rico, puis à Haïti et Cuba, avant de foncer sur la Floride. Irma a une fâcheuse tendance à prendre des forces avant son « offensive » sur l’Arc antillais. Dans certaines petites Antilles, comme Saint Martin et Saint-Barthélémy le niveau d’alerte pourrait passer du rouge au violet, c’est-à-dire le plus haut niveau de vigilance. La préfecture de Saint Martin s’attend à des vents soufflant à 200km/h, avec des rafales pouvant atteindre 280 km/h et des précipitations de 200 à 300 m, et une forte houle cyclonique avec des creux de plus de 10m.Irma est un cyclone de catégorie 5 qui est encore en phase d’intensification et qui présente des risques encore plus grands que son aïeul Hugo qui fut un cyclone de catégorie 4, Harvey qui a fait récemment l’actualité aux États-Unis était moins fort en intensité brute, qui avait atteint difficilement la catégorie 4, mais imposa d’importants cumuls de pluie sur une semaine. Il est prévu qu’Irma bouge plus vite, mais son caractère de haute dangerosité réside dans sa course échevelée.La nature dans ses manifestations les plus violentes peut balayer en un rien de temps nos plus forts ouvrages, il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé au Texas et en Louisiane avec plus de cinquante morts et des dizaines de milliards de dollars de dégâts. Que dire d’Haïti, un pays vulnérable et sans ressources d’urgence ? Il ne nous reste qu’à donner l’alerte et à marcher unis dans une solidarité à toute épreuve face au pire qui nous attend si le monstre ne change pas de cap ! Une nation ne saurait vivre dans une fatalité permanente. Le tout c’est d’être toujours prêt dans la mesure de nos moyens, en sachant que nous sommes un peuple au destin cousu de défis. Encore faut-il pouvoir arrêter de gaspiller le temps précieux entre deux catastrophes dans ces infinies parties de poker menteur.Les enfants iront donc à l’école avec des kits de 36 dollars ou avec rien. Les portes des établissements scolaires s’ouvrent, un ministre sort. Sa tête vient de tomber avec fracas !Tout un programme donc qui réclame des mesures rationnelles et urgentes et qui ne sauraient souffrir de démagogie, car il y a de quoi crier « au secours, un peuple à la mer » !
À chaque fois que s’annonce une catastrophe, l’on s’interroge sur nos faibles capacités à y faire face et toujours resurgit surtout sur l’incrédulité d’une partie de la population qui doute de la parole de ceux qui nous dirigent. Une situation qui s’avère souvent catastrophique et qui apporte sur une base saisonnière son lot de peines et de misères. Bien que nous sachions à quoi nous sommes exposés chaque année, les conflits de basse intensité et les faits de corruption ralentissent la marche du pays et gangrènent l’appareil administratif incapable ainsi d’assurer la gestion rationnelle et responsable de nos maigres ressources, voire de nous préparer au pire. L’Association nationale des médias haïtiens s’est mise en mode d’alerte maximale et veut donner l’exemple d’un effort national pour faire face à la menace. Il serait de bon ton que d’autres organismes et institutions suivent le mouvement et qu’en accord avec les autorités étatiques une mobilisation générale soit décrétée à l’approche d’un tel monstre climatique.Seule une solidarité à la mesure de l’événement peut aider à l’atténuation de ses conséquences. À un moment où le Grand Sud se relève douloureusement du passage de Matthew, voilà que se pointe à l’horizon un cyclone majeur encore plus dévastateur que son « cousin » Harvey qui a durement éprouvé le Texas. Les informations qui parviennent jusqu’ici parlent d’un cyclone de catégorie 5 qui était attendu ce mercredi sur Porto-Rico, puis à Haïti et Cuba, avant de foncer sur la Floride. Irma a une fâcheuse tendance à prendre des forces avant son « offensive » sur l’Arc antillais. Dans certaines petites Antilles, comme Saint Martin et Saint-Barthélémy le niveau d’alerte pourrait passer du rouge au violet, c’est-à-dire le plus haut niveau de vigilance. La préfecture de Saint Martin s’attend à des vents soufflant à 200km/h, avec des rafales pouvant atteindre 280 km/h et des précipitations de 200 à 300 m, et une forte houle cyclonique avec des creux de plus de 10m.Irma est un cyclone de catégorie 5 qui est encore en phase d’intensification et qui présente des risques encore plus grands que son aïeul Hugo qui fut un cyclone de catégorie 4, Harvey qui a fait récemment l’actualité aux États-Unis était moins fort en intensité brute, qui avait atteint difficilement la catégorie 4, mais imposa d’importants cumuls de pluie sur une semaine. Il est prévu qu’Irma bouge plus vite, mais son caractère de haute dangerosité réside dans sa course échevelée.La nature dans ses manifestations les plus violentes peut balayer en un rien de temps nos plus forts ouvrages, il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé au Texas et en Louisiane avec plus de cinquante morts et des dizaines de milliards de dollars de dégâts. Que dire d’Haïti, un pays vulnérable et sans ressources d’urgence ? Il ne nous reste qu’à donner l’alerte et à marcher unis dans une solidarité à toute épreuve face au pire qui nous attend si le monstre ne change pas de cap ! Une nation ne saurait vivre dans une fatalité permanente. Le tout c’est d’être toujours prêt dans la mesure de nos moyens, en sachant que nous sommes un peuple au destin cousu de défis. Encore faut-il pouvoir arrêter de gaspiller le temps précieux entre deux catastrophes dans ces infinies parties de poker menteur.Les enfants iront donc à l’école avec des kits de 36 dollars ou avec rien. Les portes des établissements scolaires s’ouvrent, un ministre sort. Sa tête vient de tomber avec fracas !Tout un programme donc qui réclame des mesures rationnelles et urgentes et qui ne sauraient souffrir de démagogie, car il y a de quoi crier « au secours, un peuple à la mer » !
Parlant de ce cyclone qui s’abat actuellement sur le golfe du Mexique et les côtes texanes, les rafales de vent avaient atteint vendredi les 215 km/h, selon les précisions du Centre national américain des ouragans (NHC). Ce qui devait être une tempête tropicale est devenu un ouragan, comme ce fut le cas pour Matthew, qui avait durement frappé le Sud et la Grand’Anse à pareille époque. Un vieux proverbe créole nous dit : « Remak se fwap ». Et il n’y a pas que ce court dicton de la sagesse haïtienne qui doit nous interpeller ; bien d’autres font autorité comme celui-ci : « Lè bab kanmarad pran dife, se mete pa w a la tranp ».
Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, sans jouer les pompiers, a agité personnellement la sonnette d’alarme : « Si vous attendez jusqu’à ce que vous vous rendiez compte du sérieux de la situation, il sera sans doute trop tard ».
Malheureusement en Haïti, tout repose sur l’État ; c’est ce qui le fait pressurer davantage la diaspora comme un citron. En cas de sinistre, le secteur privé des affaires oublie qu’il peut en subir aussi de graves conséquences. Ainsi, des fonds de soutien public devraient-ils être disponibles pour prévenir et non guérir. Un sinistre, genre séisme ou cyclone, affecte inévitablement les infrastructures industrielles et commerciales, mettant à mal l’économie du pays.
Actuellement aux États-Unis, plus de 45% de la capacité de raffinage du pétrole se retrouve en danger avec le passage de cet ouragan, qui a pourtant pris naissance, le 13 août dernier, au large de l’Atlantique, non loin de Cuba. Par conséquent dans le voisinage d’Haïti. Si son parcours avait changé de sens, nous aurions été l’hôte de ce terrible visiteur. Notre seul cri serait : « Manman pitit, mare vant ». Pourrions-nous éviter le pire ? C’est un pensez-y-bien.
Mérès M. Weche
Roody Edmé
Roody Edmé
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
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