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Éditorial

Rappel

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Samedi vers les 16h 14, la terre a tremblé brièvement avec une magnitude suffisante pour nous rappeler comment il est important d’aménager notre espace physique de manière à pouvoir faire face de manière la plus rationnelle que possible à un séisme de force majeure ou à toute autre manifestation des forces naturelles pouvant causer des dégâts à notre communauté. On ne peut pas encore prévoir un tremblement de terre. On peut savoir qu’on se trouve dans une zone à risque et qu’il faut alors prendre les précautions d’usage, se préparer à faire face à toute éventualité. Même là, de mauvaises surprises sont possibles. La zone du Plateau central était réputée pour être l’espace le plus sécuritaire en ce qui a trait au risque de séisme. La secousse de samedi avait son épicentre dans cette région. Encore une faille méconnue qui se met à travailler alors que les principales, celle qui traverse la péninsule du Sud et celle du Nord, restent encore au repos ? Est-ce pour nous rappeler la nécessité d’une vigilance de tous les instants quant au risque sismique ? Pendant ce temps, dans la région que les scientifiques reconnaissent comme la plus à risque, la partie nord du pays, une rapide enquête révèle facilement que si la population semble être au courant de la possibilité d’un séisme comme celui qui eut à frapper le Nord au XIXe siècle, ravageant la ville du Cap-Haïtien, très peu de mesures sérieuses ont été prises pour réduire les risques en cas de tremblement de terre. Les constructions de fortune – souvent fortunées aussi – poussent comme des champignons, apparemment sans respecter aucune norme. Il n’y a toujours pas d’État vigilant pour obliger les citoyens à adopter des comportements rationnels et ne plus se confier uniquement à une hypothétique bonté divine. Le souvenir douloureux du séisme du 12 janvier 2010 est toujours là, mais on semble vouloir jouer aux dés avec les vies humaines. Dans des zones touchées lors de la dernière catastrophe, des demeures à démolir ou à restaurer dans les normes ont été tout simplement rafistolées. Avec la crise du logement, beaucoup de citoyens ne se montrent pas trop précautionneux en ce qui a trait à leur sécurité et des propriétaires sans scrupules en profitent largement.Personne n’en parle aussi, mais le souci sécuritaire aggrave les risques. Les barreaux de fer, le fer dit « forgé » sont à toutes les fenêtres. Les demeures sont pourvues souvent de lourdes portes métalliques facilement dommageables lors d’une forte secousse. Beaucoup de maisons pourraient être louées par l’administration pénitentiaire, car s’il est difficile d’y entrer, y sortir peut être facilement… impossible.En attendant, les regards sont tournés vers Irma dans l’Atlantique. Le cyclone avance et on ne sait pas encore quelles seront sa force et sa trajectoire quand il entrera dans le bassin des caraïbes. Des avis d’alerte ont été lancés dans les petites Antilles. Ce qui est déjà certain, dès mercredi les petites embarcations ne devraient pas s’aventurer en haut mer au large des côtes Nord, car des creux de 6 à 7 pieds sont attendus et vendredi ils devraient dépasser les 10 pieds. Il est admis qu’à chaque fois que la défaillance de l’État est constatée, la population se refugie dans la méfiance. Et, pour cette fois, le Palais est du côté des méfiants. Et, la promesse de faire le ménage, désir conforté du président de la République, trouve un bon prétexte pour être tenue. Le renvoi du ministre éclaboussé ne suffit pas comme sanction. L’affaire est assez grave pour qu’il soit renvoyé devant ses juges naturels. Le ministre s’est défendu dans la presse puis s’est tu. La nation tient son détrousseur de pauvres. Comble du déshonneur. Il reste toujours à M. Bellevue le droit de porter plainte en diffamation.Le scandale des kits scolaires va au-delà d’une simple perception. Que le ministre se rassure, la vindicte populaire ne vise pas que lui. Il est admis, dans l’opinion publique que le pouvoir et les contre-pouvoirs, étant corrompus à l’excès, sont indignes de confiance et de sympathie. Le président en a fait son cheval de bataille.Les enfants iront donc à l’école avec des kits de 36 dollars ou avec rien. Les portes des établissements scolaires s’ouvrent, un ministre sort. Sa tête vient de tomber avec fracas !Tout un programme donc qui réclame des mesures rationnelles et urgentes et qui ne sauraient souffrir de démagogie, car il y a de quoi crier « au secours, un peuple à la mer » !

Samedi vers les 16h 14, la terre a tremblé brièvement avec une magnitude suffisante pour nous rappeler comment il est important d’aménager notre espace physique de manière à pouvoir faire face de manière la plus rationnelle que possible à un séisme de force majeure ou à toute autre manifestation des forces naturelles pouvant causer des dégâts à notre communauté. On ne peut pas encore prévoir un tremblement de terre. On peut savoir qu’on se trouve dans une zone à risque et qu’il faut alors prendre les précautions d’usage, se préparer à faire face à toute éventualité. Même là, de mauvaises surprises sont possibles. La zone du Plateau central était réputée pour être l’espace le plus sécuritaire en ce qui a trait au risque de séisme. La secousse de samedi avait son épicentre dans cette région. Encore une faille méconnue qui se met à travailler alors que les principales, celle qui traverse la péninsule du Sud et celle du Nord, restent encore au repos ? Est-ce pour nous rappeler la nécessité d’une vigilance de tous les instants quant au risque sismique ? Pendant ce temps, dans la région que les scientifiques reconnaissent comme la plus à risque, la partie nord du pays, une rapide enquête révèle facilement que si la population semble être au courant de la possibilité d’un séisme comme celui qui eut à frapper le Nord au XIXe siècle, ravageant la ville du Cap-Haïtien, très peu de mesures sérieuses ont été prises pour réduire les risques en cas de tremblement de terre. Les constructions de fortune – souvent fortunées aussi – poussent comme des champignons, apparemment sans respecter aucune norme. Il n’y a toujours pas d’État vigilant pour obliger les citoyens à adopter des comportements rationnels et ne plus se confier uniquement à une hypothétique bonté divine. Le souvenir douloureux du séisme du 12 janvier 2010 est toujours là, mais on semble vouloir jouer aux dés avec les vies humaines. Dans des zones touchées lors de la dernière catastrophe, des demeures à démolir ou à restaurer dans les normes ont été tout simplement rafistolées. Avec la crise du logement, beaucoup de citoyens ne se montrent pas trop précautionneux en ce qui a trait à leur sécurité et des propriétaires sans scrupules en profitent largement.Personne n’en parle aussi, mais le souci sécuritaire aggrave les risques. Les barreaux de fer, le fer dit « forgé » sont à toutes les fenêtres. Les demeures sont pourvues souvent de lourdes portes métalliques facilement dommageables lors d’une forte secousse. Beaucoup de maisons pourraient être louées par l’administration pénitentiaire, car s’il est difficile d’y entrer, y sortir peut être facilement… impossible.En attendant, les regards sont tournés vers Irma dans l’Atlantique. Le cyclone avance et on ne sait pas encore quelles seront sa force et sa trajectoire quand il entrera dans le bassin des caraïbes. Des avis d’alerte ont été lancés dans les petites Antilles. Ce qui est déjà certain, dès mercredi les petites embarcations ne devraient pas s’aventurer en haut mer au large des côtes Nord, car des creux de 6 à 7 pieds sont attendus et vendredi ils devraient dépasser les 10 pieds. Il est admis qu’à chaque fois que la défaillance de l’État est constatée, la population se refugie dans la méfiance. Et, pour cette fois, le Palais est du côté des méfiants. Et, la promesse de faire le ménage, désir conforté du président de la République, trouve un bon prétexte pour être tenue. Le renvoi du ministre éclaboussé ne suffit pas comme sanction. L’affaire est assez grave pour qu’il soit renvoyé devant ses juges naturels. Le ministre s’est défendu dans la presse puis s’est tu. La nation tient son détrousseur de pauvres. Comble du déshonneur. Il reste toujours à M. Bellevue le droit de porter plainte en diffamation.Le scandale des kits scolaires va au-delà d’une simple perception. Que le ministre se rassure, la vindicte populaire ne vise pas que lui. Il est admis, dans l’opinion publique que le pouvoir et les contre-pouvoirs, étant corrompus à l’excès, sont indignes de confiance et de sympathie. Le président en a fait son cheval de bataille.Les enfants iront donc à l’école avec des kits de 36 dollars ou avec rien. Les portes des établissements scolaires s’ouvrent, un ministre sort. Sa tête vient de tomber avec fracas !Tout un programme donc qui réclame des mesures rationnelles et urgentes et qui ne sauraient souffrir de démagogie, car il y a de quoi crier « au secours, un peuple à la mer » !

 Parlant de ce cyclone qui s’abat actuellement sur le golfe du Mexique et les côtes texanes, les rafales de vent avaient atteint vendredi les 215 km/h, selon les précisions du Centre national américain des ouragans (NHC). Ce qui devait être une tempête tropicale est devenu un ouragan, comme ce fut le cas pour Matthew, qui avait durement frappé le Sud et la Grand’Anse à pareille époque. Un vieux proverbe créole nous dit : « Remak se fwap ». Et il n’y a pas que ce court dicton de la sagesse haïtienne qui doit nous interpeller ; bien d’autres font autorité comme celui-ci : « Lè bab kanmarad pran dife, se mete pa w a la tranp ».

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, sans jouer les pompiers, a agité personnellement la sonnette d’alarme : « Si vous attendez jusqu’à ce que vous vous rendiez compte du sérieux de la situation, il sera sans doute trop tard ».

Malheureusement en Haïti, tout repose sur l’État ; c’est ce qui le fait pressurer davantage la diaspora comme un citron. En cas de sinistre, le secteur privé des affaires oublie qu’il peut en subir aussi de graves conséquences. Ainsi, des fonds de soutien public devraient-ils être disponibles pour prévenir et non guérir. Un sinistre, genre séisme ou cyclone, affecte inévitablement les infrastructures industrielles et commerciales, mettant à mal l’économie du pays.

 Actuellement aux États-Unis, plus de 45% de la capacité de raffinage du pétrole se retrouve en danger avec le passage de cet ouragan, qui a pourtant pris naissance, le 13 août dernier, au large de l’Atlantique, non loin de Cuba. Par conséquent dans le voisinage d’Haïti. Si son parcours avait changé de sens, nous aurions été l’hôte de ce terrible visiteur. Notre seul cri serait : « Manman pitit, mare vant ». Pourrions-nous éviter le pire ? C’est un pensez-y-bien.

 Mérès M. Weche

   

 Roody Edmé

Roody Edmé

L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?

 Roody Edmé

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