Du patriotisme et du coeur
De nombreux pays ont misé sur leur diaspora pour arriver à un décollage de leur économie. Il a fallu avoir recours à l’intelligence, l’audace, le savoir-faire, le tout cimenté par l’amour de la patrie, patrie qu’on ne peut supporter voir péricliter, barboter dans une mare pendant que ses fils disposés pourtant à travailler, ne peuvent qu’assister bras croisés au spectacle de la descente aux enfers. Le Vietnam est un pays par exemple qui a eu à prendre tout un train de mesures exceptionnelles pour intéresser les fils et petits-fils d’immigrants vietnamiens en Europe et en Amérique à revenir investir dans leurs pays. L’État vietnamien a mis en place des mesures d’encouragement à l’investissement telles une loi d’incitation aux investissements nationaux, et une loi sur les investissements étrangers en vue d’explorer de nouvelles sources de financement. Au lieu donc de l’approche flibustière consistant d’aller à l’abordage du navire de la diaspora, le pays a pensé un cadre juridique pour attirer inciter le capital des Vietnamiens à l’étranger.
De nombreux pays ont misé sur leur diaspora pour arriver à un décollage de leur économie. Il a fallu avoir recours à l’intelligence, l’audace, le savoir-faire, le tout cimenté par l’amour de la patrie, patrie qu’on ne peut supporter voir péricliter, barboter dans une mare pendant que ses fils disposés pourtant à travailler, ne peuvent qu’assister bras croisés au spectacle de la descente aux enfers.
Le Vietnam est un pays par exemple qui a eu à prendre tout un train de mesures exceptionnelles pour intéresser les fils et petits-fils d’immigrants vietnamiens en Europe et en Amérique à revenir investir dans leurs pays. L’État vietnamien a mis en place des mesures d’encouragement à l’investissement telles une loi d’incitation aux investissements nationaux, et une loi sur les investissements étrangers en vue d’explorer de nouvelles sources de financement. Au lieu donc de l’approche flibustière consistant d’aller à l’abordage du navire de la diaspora, le pays a pensé un cadre juridique pour attirer inciter le capital des Vietnamiens à l’étranger.
L’État vietnamien a aussi mis en place un guichet unique de services pour faciliter l’accueil et l’accompagnement de ces entrepreneurs pour la plupart nés à l’étranger dans le processus administratif de création d’entreprises au Vietnam. Une campagne de sensibilisation et de promotion auprès de la population vietnamienne afin d’informer celle-ci sur les bienfaits de ces investissements sur l’économie et le développement du pays. Cette campagne est allée de pair avec une autre celle-ci faite dans la diaspora vietnamienne elle-même afin d’attirer ces jeunes entrepreneurs vers leur pays d’origine en mettant l’accent sur le dispositif d’accueil mis en place et la qualité de réception qui leur est réservé.
Dans le cadre de cet éditorial, il n’est pas possible de lister toutes les autres mesures prises par l’État vietnamien toujours dans le but de relever son économie. Mais on comprend aussi, bien vite, qu’à la base de toutes ces mesures, il y avait le désir sincère des dirigeants de renforcer la capacité compétitive de leur pays dans un environnement, celui du Sud-Est asiatique, où les diverses économies tendaient à afficher de plus en plus un fort taux de croissance.
Chez nous, notre société traine plus que des traumatismes. Parfois, on a des comportements qui frisent la stupidité pour ne pas dire la folie. En plus du désir de certains groupes de garder farouchement le monopole dans des pans entiers d’activité alors qu’ils s’accrochent à des manières de simples rentiers ce qui les empêche même de penser à un accroissement de la production des biens, en politique on fait souvent comme si la diaspora était un élément politique dangereux qu’il faut garder hors jeu ainsi que l’ont voulu des constituants dont bon nombre provenaient de cette même diaspora. Il ne date pas d’aujourd’hui que des personnes de la diaspora accèdent au cœur de ce système politique fossile et une fois à l’intérieur y acceptent les règles, les appliquent farouchement comme on fait quand on devient membre d’un cercle maffieux.
La Nation devrait être une. Que l’Haïtien soit sur la terre de ses ancêtres ou en terre étrangère. Nous devrions avoir un seul but : remettre notre pays sur les rails. Il faut que nous nous débarrassions de cette mentalité de rapace et de flibustier afin que concorde, intelligence, amour de la patrie nous permettent de relever ces défis qui se posent à nous. Nous avons, certes, un grand déficit éducatif tel un boulet de canon à nos pieds. Mais avec la volonté, avec le cœur, dit-on, tout est possible. Nous, nous n’avons pas le choix même s’il faudra se servir du scalpel pour enlever les tumeurs. Gary Victor
Où sont passés ce génie et cette volonté de libération, caractérisés par les fondateurs de notre nation? Allons-nous continuer d’être vus comme les parias de la Caraïbe, dépourvus de tout ce qui fait l’honneur d’un peuple : le sentiment d’appartenance nationale, le sens du déterminisme historique, le culte des réelles valeurs, le souci du bien-être collectif, etc.? De tels manquements nous empêchent de voir les rapports de cause à effet, sans cesse récurrents, qui sont malheureusement responsables de nos errances à travers le monde.
En matière d’émigration, les «plane- people» ne sont pas mieux vus que les «boat ou foot-people», sauf qu’ils sont perçus, dans l’optique de Franklin Delano Roosevelt, comme «des gens à chaussures», par opposition à ces «va-nu-pieds» modernes. Beaucoup d’entre-nous, en diaspora, sont trop enclins à se donner bonne conscience d’être des «rescapés» de la dérive continuelle haïtienne, en adoptant l’attitude de l’autruche dans leur confort statutaire. L’Haïti nomade, ce ne sont pas seulement les classes sociales défavorisées, c’est véritablement aussi cette «matière grise» vendue au rabais, depuis des lustres, dans les meilleures universités du monde.
Mérès M. Weche
Roody Edmé
Roody Edmé
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.