Éclipse !
Une éclipse solaire, totale ou partielle a, de tout temps, suscité la curiosité des Hommes et aussi leur frayeur quand la science et l’éducation n’ont pas encore chassé les ténèbres de la religion et de la superstition. Gabriel Garcia Marquez présente dans son superbe roman : De l’amour et d’autres démon, un extraordinaire personnage, le père Cayetano Delaura, féru de sciences, qui souffre d’un trouble de la vue pour avoir trop regardé une éclipse en se servant d’un appareil non approprié à l’époque dans son désir de comprendre le phénomène.
Une éclipse solaire, totale ou partielle a, de tout temps, suscité la curiosité des Hommes et aussi leur frayeur quand la science et l’éducation n’ont pas encore chassé les ténèbres de la religion et de la superstition. Gabriel Garcia Marquez présente dans son superbe roman : De l’amour et d’autres démon, un extraordinaire personnage, le père Cayetano Delaura, féru de sciences, qui souffre d’un trouble de la vue pour avoir trop regardé une éclipse en se servant d’un appareil non approprié à l’époque dans son désir de comprendre le phénomène.
On a vu aussi des scénaristes occidentaux se moquant de l’ignorance d’indigènes quand un personnage se prête le pouvoir d’obscurcir ou de faire disparaître le soleil alors qu’il est simplement au courant de la date et de l’heure du phénomène. Ce lundi 21 août 2017, une éclipse solaire partielle a été visible. En 1998, une gestion tout à fait curieuse de l’information concernant l’éclipse avait créé une panique qui avait fait de nous la risée de la Caraïbe. Les observateurs par la suite s’étaient posé la question à savoir quelle différence finalement y avait-il chez nous entre un analphabète et une personne dite éduquée c’est-à-dire s’étant assise sur les bancs de l’école. On avait vu des gens, tels des illuminés ou des fous, prendre d’assaut les médias pour avertir la population du danger de fixer l’éclipse, mais leur propos avaient été finalement interprétés par une grande partie de la population comme l’annonce d’un cataclysme ayant presque à voir avec l’une de sept plaies d’Egypte. Résultat, la capitale avait été désertée, les gens s’étaient barricadés chez eux, certains ne laissant pas l’espace pour qu’une raie de lumière, un souffle d’air, ne pénètrent à l’intérieur si bien qu’on avait enregistré des décès à cause de ces comportements. Des plus beaux quartiers sur la montagne jusqu’au bidonville au bord de la mer, c’était comme lors des grandes peurs du Moyen-âge. On avait même vu, cerise sur le gâteau, des policiers, casque sur la tête le plus sérieusement du monde pour se protéger des rayons diaboliques, sauvant la vie des citoyens en les pressant de se réfugier chez eux.
Certains avaient même demandé congé à cause de l’éclipse de ce lundi. On saute toujours sur la première occasion chez nous pour ne pas travailler comme si cela n’avait pas un cout. On craignait quelque peu que la même gestion de l’information sur ce phénomène puisse porter à des comportements anachroniques ce lundi. Toute la mobilisation gouvernementale autour de ce phénomène motivée par le désir de réduire au maximum les troubles que peut causer une exposition des yeux aux rayons provoqués par l’éclipse, ne renvoie finalement qu’au niveau pitoyable de notre système éducatif qui non seulement n’instruit pas, mais surtout ne s’engage pas à retracer la frontière entre l’imaginaire et le réel. Car chez nous, l’imaginaire colonise le réel. Ce n’est pas pour rien qu’on verra quelqu’un avec tous le diplômes possibles traversés par des terreurs moyenâgeuses à l’annonce d’un phénomène tout à fait naturel qu’on aurait dû être fier d’avoir observé au moins une fois dans sa vie. Les contrées où on prévoie une éclipse solaire savent parfois même s’en servir comme d’un argument touristique.
Cependant les sociétés, même laissées à elles-mêmes, surtout avec le développement de l’internet, arrivent à faire la part des choses. Ce qu’on a vu en 1998 ne s’est pas renouvelé en 2017. Si on a constaté un ralentissement sensible des activités à la capitale, beaucoup de bureaux de l’administration publique s’étant vidée, la population ne s’est pas laissée à la panique. Sur les réseaux sociaux, on a vu diffuser de bonnes informations pour éclairer la lanterne des citoyens.
Bref… Comme l’a écrit un internaute avant l’éclipse, ce qu’il faut c’est l’éducation : Éducation ! Éducation ! Éducation !
Gary VICTOR
Gageons toutefois que, de la parole aux actes, Jovenel Moïse, à l’instar de tous ceux qui ont marqué leur passage à la tête de ce pays, est hanté par le désir d’accomplir quelque chose de hardi pour l’arrière-pays trop longtemps livré à son sort. Car, les Nordouésiens en particulier et les Haïtiens en général se rendent à l’évidence qu’il n’y a plus rien à dire aujourd’hui de ce projet qui vaille la peine, si ce n’est de le concrétiser afin de rompre définitivement l’isolement de la région.
Robenson Bernard
Le gouverneur de Guam pense que la stratégie de Donald Trump peut réussir car c’est avec un coup de poing au nez qu’on arrête les petites brutes. Sauf que dans le cas qui nous concerne, nous sommes très loin de la cour de récréation.
Roody Edmé
Robenson Bernard
Roody Edmé
Roody Edmé
L’exemple de ces quartiers qui se mettent ensemble pour sortir de l’indignité interpelle l’ensemble des forces vives pour la transposition de ces initiatives locales en un grand konbit national tel que ne cesse de nous marteler cette grande dame centenaire, Odette Roy-Fombrun. ?
Roody Edmé
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