Cet homme éminent vient de s’éteindre à l’âge de quatre-vingts ans à Cologne (Allemagne), où il a vécu près de soixante ans. Ses amis haïtiens et allemands se souviennent de lui avec tristesse et émotion, affection et reconnaissance.
Qui mieux qu’Adolphe Drouineaud, alias Fanfan, camarade de classe à Saint-Louis-de-Gonzague, pourrait nous parler de sa jeunesse haïtienne ? Spécialiste de neurologie et psychiatrie à Baden-Baden, il évoque l’entrée en 6e de Lionel à Saint-Louis-de-Gonzague, comme d'autres élèves d’Haïti. Grand, svelte et musclé, ce très regretté membre de l'équipe d’athlétisme se distinguait notamment au 100 mètres.
« Sa grande intelligence et surtout son charisme, se souvient Drouineaud, ne l’empêchaient pas d’être simple, sympathique et de savoir se défendre. » Son talent s'est concentré sur les sciences naturelles, les mathématiques, la physique et la chimie. Lionel Magloire était l'un des meilleurs élèves de sa classe. De père écrivain, poète et professeur de droit, Lionel avait de vastes connaissances, notamment artistiques.
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Marie Evelyne Romain et Pierre Frédérique
Se souvenir de Lionel, C'est revoir son sourire doux et chaleureux, Son regard accueillant et affectueux Nous nous souviendrons de Lionel