L’ouvrage Jazz-imaj : une autre pensivité photographique, paru chez Bukante Editorial, 2020, présente un corpus de photographies réalisées entre 2010 à 2016. Inventant la notion Jazz-imaj, le sociologue-photographe Kesler Bien-Aimé s’écarte de la «photo-témoin» pour attirer les regards vers le hors lieu de chaque l’image fixe qu’il présente. Ici, le photographe ne fait que recourir aux techniques transmodales donnant lieu à des possibilités visuelles et sonores à l’infini. En effet, il ne s’agit pas seulement de mettre en valeur des musicien.e.s de jazz dans un espace-temps, sa démarche expérimentale s’efforce d’élaborer une esthétique plurielle qui se met à l’écoute des autres modes d’expressions artistiques.
Dans le souci de rendre sonore tout geste imagique d’un espace-temps indéterminé, l’ouvrage prend en compte non seulement les photos réalisées pendant des concerts, des sérénades afin d’englober d’autres circonstances de création et de performance.
À l’aide de trois interrogations, l’ouvrage invite à un exercice d’écoute où c’est le vécu de chaque lecteur, lectrice qui déterminera in situ les sons qui devront compléter les images proposées. « Comment l’image, les mots et la musique peuvent–ils se joindre dans la sonorité absolue pour générer des affects plurivoques qui soient à la fois partagés et controversés? Comment poursuivre des voyages visuels en sens contraires? Comment justifier des rencontres picturales inattendues, des techniques inachevées rien que par l’empathie voire par la migration de nos sens? »
Publicité — faites défiler pour poursuivre la lecture
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.