Le prix n'a pas disparu. Ce qui a disparu, c'est la promesse qu'il contenait : celle d'un livre écrit par quelqu'un, et d'un jury capable de l'attester.
Rien de cela n'est un scandale au sens strict, et plusieurs rédactions l'ont d'ailleurs écrit : l'usage est borné, assumé, presque ludique. Mais la scène compte plus que son contenu. Quarante jours plus tôt, un autre romancier, favori de la rentrée, avait été retiré de la course pour des raisons voisines. Entre ces deux moments se joue la vraie question : qu'est-ce qu'un grand prix littéraire certifie encore ?
L'affaire Orélien
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