En France depuis le mois de juillet 2026, j’observe, impuissant et le cœur serré, Haïti s’enfoncer dans des horizons mornes et lugubres, au bord de l’effondrement annoncé d’un État dont les dirigeants se révèlent, à parts égales, incompétents et malhonnêtes.
Et pourtant, dans le même temps, à des milliers de kilomètres de ce naufrage, Haïti fait la une de la rentrée littéraire française 2026. Non pas à cause de ses gangs ni de ses ministres, mais parce que l’un de ses enfants s’impose avec éclat dans un roman dense, savamment construit, écrit dans un français d’une rigueur et d’une élégance remarquables.
Cet écrivain s’appelle Thélyson Orélien.
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Daphcar Dorvil
Je suis haïtienne et je vis dans le pays.La réalité quotidienne est plus dense que ce qu' on peut voir à travers les infos.Et pour nous ,la seule solution c'est de parfois s'enfoncer dans l'écriture pour pouvoir renouer notre peine.C'est ce qu' a fait Thélyson Orélien.