Derrière la machine Grâce à Production, à Paris, qui tient fermement les manivelles d’une manifestation visant à honorer les femmes pour leurs apports positifs au sein de la communauté haïtienne de France, se trouvent deux compatriotes : Myrveline Altidor et Wilson Chery. Les deux se passent de présentation, tant leurs noms, au fil des éditions, se sont confondus avec celui de l’événement lui-même, comme ces artisans dont la signature, à force de constance, finit par se lire directement dans l’ouvrage accompli plutôt que dans la marge où on la cherche.
Il y a des trajectoires qui ne se racontent pas : elles se déploient, lentement, comme une étoffe qu’on déplie sur une table pour en révéler tout le motif. Celle de Myrveline Altidor Badio appartient à cette catégorie rare : une vie qui avance en silence mais qui, à chaque pas, laisse une empreinte visible.
La force tranquille derrière l’engagement
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