Le premier roman de Christopher Laquieze est de ceux que l’on ne se contente pas de lire : il faut les explorer, parfois même un stylo à la main. C’est ainsi que Dany Laferrière m’avait conseillé de l’aborder lorsqu’il me l’avait glissé, presque en confidence, entre deux portes de train à la gare du Nord, au milieu de voyageurs trop pressés pour imaginer qu’un livre puisse encore bouleverser une vie.
Le conseil était judicieux. La Rosa Perdida est un roman dense, à l’image de la forêt tropicale qui engloutit ses secrets et de la mémoire d’un continent qui refuse de s’effacer. Chaque personnage nous entraîne dans une nouvelle profondeur du récit, au cœur des drames familiaux, des luttes politiques et des dictatures latino-américaines.
Une tragédie fondatrice
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