Dans la galaxie des musiques haïtiennes, toutes les étoiles ne brillent pas de la même intensité, mais elles appartiennent au même firmament.
Il y a d’abord le compas, musique reine, pulsation collective qui bat comme le cœur du peuple haïtien. Son inscription récente au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO est venue consacrer ce que des millions de danseurs, de musiciens et d’amoureux savaient depuis longtemps : le compas n’est pas seulement un rythme, il est une identité.
Il y a ensuite la musique vodou, revenue avec force sur la scène nationale dans les années 1980, revendiquant avec une fierté souveraine sa place dans l’âme haïtienne. Elle rappelle que les tambours parlent une langue qu’aucun décret colonial n’a jamais réussi à faire taire.
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