L’épreuve du trouble
Avec ce second long métrage présenté dans la section Cannes première au festival de mai 2026, Gessica Généus prolonge et radicalise le geste de Freda : faire éclater les oppositions, engager le corps, et affirmer un droit à la complexité haïtienne. Cette analyse prolonge notre entretien avec la réalisatrice.
Une rue. Une église et un bordel se font face à face. Le dispositif semble limpide. Il ne l’est pas. Marie Madeleine commence là pour mieux s’en défaire. Gessica Généus ne filme pas une opposition morale. Elle en montre la fragilité. Les frontières tiennent à peine. Les corps les traversent. Les croyances s’y mélangent. Rien ne reste à sa place.
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