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Les Cayes : Malgré la tempête, la troisième édition du Salon du Livre promet d’être un sanctuaire de résilience

Les Cayes : Malgré la tempête, la troisième édition du Salon du Livre promet d’être un sanctuaire de résilience

Il y a des projets qui naissent dans la facilité et d’autres qui se forgent dans la tempête. Le Salon du Livre des Cayes appartient sans conteste à cette seconde famille. Alors que la troisième édition se prépare à ouvrir ses portes, son porteur, John Peter Stinvil, ne cache pas l’ampleur des défis, mais son regard reste clair et sa voix ferme. "Malgré les difficultés économiques et sociopolitiques, cette édition sera belle et bien tenue, comme depuis 2024", nous confie-t-il avec une détermination qui force le respect. Ce n’est pas là une simple formule de communication, mais la promesse d’un homme qui a appris à marcher sur un fil sans jamais regarder en bas. Depuis deux ans déjà, le salon tient bon, et cette année, il compte bien prouver que la culture, dans le sud du pays, est un acte de résistance aussi essentiel que le pain quotidien.

John Peter Stinvil est le premier à reconnaître qu’il ne porte pas ce fardeau seul. Il tient d’ailleurs à nommer celles et ceux qui, dans l’ombre ou sous les projecteurs, ont tendu la main. "Sans des amis comme Louis Eidict, Roosevelt Louis le bâtonnier du barreau des Cayes, Seïde Location et tant d’autres, rien de tout cela ne serait possible", dit-il avec une gratitude sincère. Mais il insiste tout particulièrement sur un partenaire qu’il qualifie lui-même de "support fare" de cette édition : la société ACME S.A. Leur engagement, selon lui, n’est pas une simple contribution financière, c’est une véritable colonne vertébrale. "ACME S.A. est le roc sur lequel nous nous appuyons pour que ce salon ne soit pas un vœu pieux, mais une réalité palpable", ajoute-t-il. C’est dire si la force de ce projet repose sur une chaîne de solidarité où chacun, à sa manière, apporte une brique à l’édifice culturel de la Perle du Sud.

Mais qu’attend le public pour cette troisième édition ? John Peter Stinvil l’annonce avec enthousiasme : le salon ne se contentera pas d’aligner des étals de livres. Il ambitionne de faire respirer la littérature à pleins poumons. Ainsi, plusieurs ateliers de lecture et d’écriture sont prévus, conçus pour toucher aussi bien les tout jeunes lecteurs que les plumes plus âgées qui souhaitent se perfectionner. L’idée est simple mais puissante : faire du salon un lieu de transmission, où l’on n’achète pas seulement des livres, mais où l’on apprend aussi à les dévorer et à les fabriquer. Dans un pays où l’oralité a souvent pris le pas sur l’écrit, ces ateliers sont une façon délicate et volontaire de rappeler que la langue écrite, elle aussi, peut danser.

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1 commentaire

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Gino Ambroise

Bravo John Peter. C'est une initiative extremment louable.

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