« Tu es un effronté ! Je te lis avec plaisir, car tes arguments sont solides. Bravo ! »
Ces mots me viennent de Victor Benoit, Mèt Ben pour ceux qui l'ont eu comme professeur, mon ancien maître d'Histoire et de sciences sociales, et celui qui m'a fait découvrir Marx et Lénine dans une cellule clandestine, sous la Dictature des Duvalier. Il me les a adressés après avoir lu mon essai Marx sans Haïti.
Je voudrais lui répondre publiquement, parce que ce mot d'effronté, dans sa bouche, est un cadeau qu'il faut savoir recevoir. On ne devient pas effronté tout seul. On le devient parce que des hommes, à un certain moment de votre vie, vous ont donné les outils pour le devenir, sans savoir qu'ils armaient peut-être un jour votre désaccord avec eux. C'est cela, transmettre.
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Jean Lherisson
Merci à toute l'équipe de Le National. Mèt Ben mérite cet hommage