Il existe des moments où une ville entière semble se laisser porter par un courant invisible, celui d'une culture qui s'impose avec élégance, sans fracas, mais avec une profondeur qui marque les esprits. Lyon, capitale des Gaules et ville des lumières, a vécu l'un de ces moments ces dernières semaines. Pour qui a eu la chance de traverser cette période lyonnaise les yeux grands ouverts, le constat est sans appel : Haïti était là, présente, rayonnante, en train de conquérir des cœurs et de bousculer des idées reçues.
C'est dans un contexte singulier d'un séjour académique à Lyon 3, entre les travaux dirigés dispensés aux étudiants à l’Université Lyon3 et les recherches doctorales et la poursuite de mon doctorat, que j'ai pu observer, avec une fierté non dissimulée en tant que militant du changement du narratif haïtien, la façon dont le pays a su s'imposer sur la scène culturelle lyonnaise. Cette fois, ce n’est pas à travers la tragédie ou la solidarité qui sont les registres auxquels Haïti est trop souvent cantonnée dans l'imaginaire occidental, mais par le prisme de l'art, du goût, de la pensée et de la créativité.
Le Musée des Confluences, vitrine d'une Haïti méconnue
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