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Le rap, entre revanche ou diktat : une nouvelle orthodoxie du milieu artistique

Le rap, entre revanche ou diktat : une nouvelle orthodoxie du milieu artistique

Dans les années 1970, à New York, au fin fond du comté de Bronx, une jeunesse d’Afro-américains et de Caribéens venus en grande majorité de la Jamaïque, confrontée au fléau de la drogue et aux incendies répétitifs qui ravageaient la ville, s’inventa une culture : le hip-hop. Peu à peu, il se répand dans l’ensemble des États puis gagne le reste du monde. Au point de devenir une culture urbaine très importante. Structuré autour de cinq disciplines tels : le Break dancing, le djing, le rap, le graffiti et le beatboxing, c’est néanmoins par cette expression musicale, le Rap, qu’il sera le plus connu, au cours des années plus tard.

Longtemps snobé par le milieu de la mode, qui le trouvait trop street, trop marginal et probablement trop nègre, aujourd’hui, c’est un secret de polichinelle : les principaux défilés de mode occidentaux s'inspirent des modèles du rap. C’est bien connu, le rap détient une influence énorme sur la mode. Mais comment cela est-il arrivé ? Négligé par une industrie qui ne lui a pas donné le mérite qui lui revenait, les membres de la communauté du rap ont dû créer une industrie parallèle de la mode jusque-là élitiste. Une révolution.

La première vague de la mode hip-hop est arrivée au début des années 1990 avec des marques comme FUBU et Cross Colors. L’acronyme FUBU veut littéralement dire « for us, by us » (pour nous, par nous). Entre 1998 et 2000, trois marques changent le paysage du hip-hop à tout jamais. Sean Duffy Combs lance Sean John, Jay Z se mouille avec Rocawear et Russel Simmons, fondateur de la célèbre maison de disque Def Jam record’s, accouche Phat Farm. Ces marques vont bénéficier de leur association avec des cadors du rap afin de prendre d’assaut le marché et totaliser des centaines de millions de dollars en revenus annuels entre 1990 et la fin des années 2000. Cette montée s'est réalisée en parallèle de l’industrie de la mode qui regardait encore de haut le phénomène. L’industrie prend alors note, mais sans trop réagir.

Si les marques ci-dessus n'ont pas fait long feu à la fin des années 2000, leurs fondateurs s’en sont bien sortis. Ce qui va finalement éveiller un vif intérêt chez les mastodontes de l’industrie de la mode à vouloir couper une part du gâteau de la mode hip-hop.

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Reetshy

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