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Demesvar Delorme, les antinomies d’un damné

Demesvar Delorme, les antinomies d’un damné

2ème. Partie et fin

Sans doute, en dépit de se voir dans l’engagement politique d’être arrivé avec des résultats comme il en avait en vue, étant resté peu de temps au gouvernement, dans un pays déchiré par la guerre civile, ce fût son intellect qui le plaça dans l’histoire d’Haïti. Déjà dans Réflexions Diverses Sur Haïti, et très tôt comme en 1842, il disait : « Je ne pouvais voir un livre quelque part sans m’en approcher, le contempler, l’ouvrir. (…) J’en étais fier, je voyais en moi un petit savant », et on peut affirmer que Delorme l’était, fier de soi-même et savant, tellement savant, tellement dual.

Comme tant d’Haïtiens de sa génération, intellectuels ou non, il considérait qu’il avait deux vies, mais une seule patrie : jusqu’à l’âge de quatorze ans, considérée par lui comme une période de stabilité marquée par le long règne de Boyer et après ce gouvernement, quand la guerre civile allait resurgir dans le pays. Ces atroces coupures (une prise d’armes, sous Salnave, dit-il, dans Réflexions Diverses Sur Haïti, eut lieu tous les six mois), furent une plaie béante dans sa conscience et dans sa mémoire. L’approche de la quarantaine le voyait déjà développer une bonne partie de son œuvre antinomique (remarquable, et déconcertante pour certains)  et aussi un important  travail critique - qu’il avait commencé  à la Chambre des représentants alors qu’il fut député - cimentée dans sa culture littéraire en contact avec le travail d’hommes illustres de l’histoire gréco-romaine comme Démosthènes, Périclès, Cicéron ; et de France tels Mirabeau, Lamartine, Hugo et conclut, en bon adepte du parti libéral, que « plus un homme est grand par l’intelligence et par le cœur, plus il est apte à conduire à bien ce régime rationnel et humanitaire de la démocratie sagement réglée ». C’est dans ce cadre qu’il livrera aussi des articles de presse réunis sous forme de livre ; sans mentionner son travail d’écrivain romancier, dans le décor duquel il a laissé deux romans « Francesca » et « Le Damné », peu lus de nos jours, aux dires de certains, mais qui ne sont pas disponibles non plus sur les étagères des bibliothèques consultées à Port-au-Prince.

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2 commentaires

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123456789❤️

Pourquoi Demesvar n'est pas un polémiste comme louis joseph janvier Ses œuvres sont intaille ils sont juste et dans chaque parti de ses romans sa donne le goût de continuer à lire et à relire il a fait un travail honorable et j'espère qu'il a eu de bon compatriote 😊 respect

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Pourquoi Demesvar n'est pas un polémiste comme louis joseph janvier Ses œuvres sont intaille ils sont juste et dans chaque parti de ses romans sa donne le goût de continuer à lire et à relire il a fait un travail honorable et j'espère qu'il a eu de bon compatriote 😊 respect

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