Quelques mois après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 ayant occasionné des milliers de morts et des dégâts matériels considérables, un groupe d’intellectuels et d’écrivains haïtiens sous la direction de Rodney Saint Éloi, Lyonel Trouillot et l’historien Pierre Buteau, ont produit des réflexions pertinentes sur la refondation d’ Haïti. Le livre paru aux Éditions Mémoire d’Encrier en 2010. Il s’agit à travers cet essai de dessiner le visage du nouveau pays à venir durement touché par la catastrophe de 2010.
Refonder Haïti ? Voilà la problématique qui interpelle la réflexion de plusieurs grands écrivains et intellectuels haïtiens. La démarche était louable. Il s’agit ici de réfléchir, de discuter et proposer tout un ensemble d’idées capables de sortir Haïti dans les séquelles du sous–développement dans lesquelles elle s’ enlise depuis deux cents ans et dont le cas s’est empiré après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010. « Faire émerger l’espace de citoyenneté dans le discours social et dans l’espace public. Les espoirs sont grands et les promesses mirobolantes. Les interrogations qui accompagnent les mots refondation et reconstruction sont légion. Refonder comment ? Reconstruire quoi ? Pour qui ? Pour quoi ? Le débat s’ouvre ici avec la voix des citoyens haïtiens, interpellant l’histoire, en évoquant les structures et pratiques sociales qui font obstacle au développement du pays », lit-on dans la quatrième de couverture. Plus d’une décennie après les principaux problèmes qu'il fallait résoudre après le cataclysme, Ils ne sont toujours pas résolus, au contraire, la liste s’allonge. On a eu d’autres catastrophes naturelles qui ont frappé le Grand Sud et d’autres régions de la capitale haïtienne qui rendent la situation précaire et complexe.
Développer Haïti est un problème qui intègre la grande problématique refonder Haïti. Divers points de vue s'affrontent pacifiquement, les autorités politiques ne conçoivent pas le problème tel que l'élite intellectuelle le conçoit.
Parmi les auteurs qui ont émis des idées, il y a un riche éventail de penseurs et non des moindres. Après l’introduction, un texte signé à trois mains par Pierre Buteau , Rodney Saint Éloi et Lyonel Trouillot et Michel Acacia est intervenu avec des pistes pour une autre diplomatie. Jean Marie Bourjolly a discouru sur la question : « Haïti Quelle reconstruction ? Construire et reconstruire Haïti un texte signé de Émile Brutus et Camille Chalmers. Ce n’est pas tout. Sabine Manigat a abordé la question « Éducation pour des citoyens égaux », Claude Moïse a montré l’urgence de refonder Haïti avec sa diaspora. Toujours dans le même registre Louis Philippe Dalembert a écrit « Ma terre natale, ce champ de ruines ». « Les germes de la violence » est de Gary Victor, « La nation à refonder » de Samuel Pierre, « Repenser la politique » de Frantz Voltaire, « Reconstruction ou révolution » de Kettly Mars. « La refondation d’Haïti par sa culture » de Magali Comeau Dénis, « La Grande manif » de Liliane Pierre Paul, « Chercher la faille » de Emmelie Prophète et « Haïti d’un État failli à un État émergent » de Kesner Pharel.
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