Pour l’artiste, l’art se voit comme un combat. Un combat dans le choix de ses questionnements idéologiques, de ses matériaux et la création des formes. Ce concept « combat » on le retrouve chez Délacroix, Cézanne, etc. Le combat pictural. Un soulèvement chez Didi Hibermann. Il faut dire que le combat s’opère de deux manières dans l’acte artistique: au niveau de la création (du visible), le style de l’artiste, rupture avec le traditionnel ou les précurseurs pour ainsi dire toute œuvre d’art s’insurge contre ce qui les a précédées et ce qui sont contemporaines à elle. Et l’autre qui est intrinsèque à l’œuvre, la thématique (idéologie qui traverse l’œuvre) ou encore sa condition anesthésique dans le sens de Charles Lalo. Celle-ci qui déborde toujours le contexte ou la matière de l’œuvre puisque l’artiste évite toute forme de plasticité de reportage.
Le combat sur la surface du tableau des chevalets:
Au 19e siècle, les artistes s’adonnaient à attaquer le tableau vieux de plusieurs siècles. Ils animaient par le désir de rendre caduque la profondeur du tableau. Mais il a fallu passer d’abord par la déconstruction de l’image, de la couleur avant d’arriver à la surface plate rectangulaire. Une déconstruction organisée qui élucide une suite logique par la manière de peindre, d’approcher la surface de la toile.
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