Et voilà un artiste majeur qui ne vit pourtant pas de son art, mais le fait vivre, nous chante, nous enchante avec, dans son maintien débonnaire et son propos, la discrétion de son engagement. Dès lors, le mot fait suite à un cortège de florilèges qui ne sont à l’abri d’hommage fredonné ni de cette édification « De tendresse et d’amitié ».
Il était une fois dans les années 60-70 Haïti et les mini-jazz! De cette foisonnante émergence de jeunes groupes musicaux, l’orchestre Les Ambassadeurs très vite se démarqua par son acutesse, laissant comme de raison le devant de la scène à ses deux chanteurs vedettes : Pascal Albert et Marc-Yves Volcy. Fringants à tous coups sur les planches, ils furent adulés par une jeunesse en mal de vertige et d’émerveillement, car tout ne fut pas rose sous la dictature de l’époque.
Quoique cerné par quelques exigences du pouvoir en place, le groupe tint bon, s’ennoblit par de remarquables et inoubliables chansons sous la direction d'Ernst Ménélas : Ti fi a, Aveu sincère, Toi, Tèt kole, Fini, S’il fallait oublier, Septième flotte. Son succès incontesté fut couronné par un premier séjour à New York en 1971-1972. De là, Volcy fit face au navrement d’une décision audacieuse en choisissant la liberté de l’émigration.
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