Le danger qui guette la poésie consiste dans le cloisonnement / enfermement unique de celle-ci dans le territoire fragile de l'âme. Cette volonté de lier le poème au prisme du psychologique et au solitaire, à l'unique!
En effet, l'inquiétude de cette tentative résulte notamment de cette volonté de certains de relier le destin du poème à un quelconque territoire du ressenti, c'est-à-dire, dans quelle mesure où l'artiste y a mis son cœur à nu. Libère les déchirements intérieurs de son âme.
Là, nous accusons cette folie, cette prétention de vouloir réduire, cloisonner le dire poétique. Ça sent mille fois à la ronde un romantisme crasseux, dont la moisissure révèle moins que la mort, une certaine léthargie de conception.
Cette conception est l'une des différentes acceptions admises autour du mot « poésie » dont l'étymon renvoie avant tout à une création, une excursion à travers les mots. La matière du poète demeure au vrai les mots. C'est une redondance de s'y arrêter. Toute tentative de situer le poète et son chant à travers le psychologique est une approche limitative, étriquée, grossière.
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